Paradise Papers : comme si votre argent appartenait d’abord à l’État !

Paradise Papers : comme si votre argent appartenait d’abord à l’État !


Par Nathalie MP.

Le journal Le Monde nous régale d'un formidable feuilleton, les «Papiers du Paradis», savamment distillé dans ses pages au fil des jours à propos de l'évasion fiscale pratiquée massivement par des grands groupes internationaux et des personnalités richissimes sans foi ni loi qui ont l'audace de l'impôt sur le revenu des milliards d'euros qui sont mieux utilisés par la puissance publique pour apporter bonheur et bien-être aux citoyens méritants comme vous et moi.

Pillage immoral (Mélenchon), attaque contre le Trésor et atteinte à la démocratie (Bruno Le Maire): de tous les échelons de la politique française, les réactions outragées n'ont pas manqué.

Papiers du paradis: un suspense savamment maîtrisé

Il faut dire que la révélation a été parfaitement calibrée pour susciter l'indignation la plus vigoureuse. Nos vertueux journalistes ont promptement mis en avant les yachts, les actrices, les chanteurs, les politiciens en vue, les Bermudes, la reine d'Angleterre et Bernard Arnault (19459012) Ruffin et Lordon ) pour exciter à coup sûr la jalousie et la haine des richesses qui cimentent la «solidarité» à la française. Excellente affaire pour prolonger un peu plus les remous provoqué par la suppression partielle de l'ISF dans le PLF 2018 .

Ils n'ont pas négligé non plus de bien nous faire comprendre qu'on se retrouve face à l'enquête du siècle! On parle de 13,5 millions de documents, on parle du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) et de ses 96 membres appartenant à 67 pays différents, sur parle de de journalistes. On parle d'une opération «top secret» qui s'est déroulée dans la plus grande clandestinité, nom de code: Athéna! Que du frisson!

Après tant d'efforts dans le sensationnel, il n'y a plus qu'à espérer que les médias engagés verront leur audience complète. On sait que la presse traditionnelle n'est pas au mieux de sa forme, contestée par la révolution numérique en cours et par l'émergence de nouvelles formes d'information

Elle ne survit que tenue à bout de bras par les aides de l'État qui prévoient notamment des subventions directes, une aide postale, un abattement fiscal spécial pour les journalistes et un taux de TVA à 2,1%. Pour l'indépendance et l'incitation à s'adapter aux évolutions de son secteur, on repassera.

Par contre, pour dénoncer les turpitudes avérées ou supposées des méchants richesses qui n'ont aucun scrupule à enlever la douleur de la bouche des gentils faibles, sur peut compter sur nos médias subventionnés et nos journalistes fiscalement optimisés.

Documents du paradis: si c'est légal, où est le problème?

Mais justement, de quelles turpitudes parle-t-on? Le Monde indique que contrairement à la précédente opération «Panama Papers» de 2015:

L'argent, ici, a plus ou moins été soustrait à l'impôt de la manière dont les frontières de la légalité.

La réaction des écologistes de EELV est particulièrement amusante et révélatrice. Ils dénoncent et déplorent «la légalité des montages fiscaux» employés.

Donc c'est légal. Donc il n'y a pas d'affaire «Paradise Papers». Donc la phrase du Monde est absurde, car si les pratiques sont légales, on voit mal sous sommes soustraites à l'impôt.

Finalement, on se retrouve face à un problème, très classique sous nos latitudes et chroniques déficitaires: comment faire payer les richesses plus.

[Import] [Lire la suite] (19459004) [Lire la suite]

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Il importe de montrer qu'il existe dans la fiscalité mondiale des «fûts noirs» et des «failles» qu'il faut absolument combler, il importe de bien jeter l'opprobre sur certains pays qui en font une fiscalité attrayant [traduction] for the enterprises or particuliers, fiscality de nous réformer, oeuvrons à aligner les autres sur nos normes sigréées, moralité comprises!

Amalgame entre fraude et optimisation

EELV, complètement oublieux, quinquennal in the any political class, that the France réussit to have of the rates of prélèvements obligatoires parmi les plus élevés au monde (45%) en même temps qu'un taux de chômage au double de ses principaux voisins comparables, va jusqu'à prétendre que ceux-ci se laisse filer

should done to the transition environmental and the creation of employment, has to the predation by some hundred of people, of the argent of the planet.

Gérald Darmanin, il a immédiatement avec une belle démagogie le même refrain punitif que son collègue de l'économie Bruno Le Maire.

Face à des révélations aussi scandaleuses, on peut compter sur la fermeté du gouvernement, a franchi les lignes de la fraude (qui appelle le protocole des sanctions) et l'optimisation fiscale (qui est le sujet de Paradise Papers):

Le gouvernement est favorable au renforcement des sanctions à l'encontre des fraudeurs fiscaux, notamment de la détermination des droits civiques automatiques de tous ceux qui, caractérisés, font l'évasion fiscale

Dans leur enquête, les journalistes de l'ICIJ se sont assurés des services d'un professeur d'économie de Berkeley qui a fait une évaluation des impôts que l'évasion fiscale «fait» aux services fiscaux de la planète. Il s'agit d'un total de 350 milliards d'euros, dont 120 milliards pour les pays de l'Union européenne dont 20 milliards pour la France. S'agissant de pratiques juridiques, il est tout à fait abusif de parler de «coût» ou de «manque à gagner», mais le montant n'est pas très intéressant.

Au niveau mondial, cela représente 0,5% du PIB. Ce n'est pas absolument colossal. Pour la France, c'est plutôt 1% du PIB, mais surtout c'est le double des 10 milliards d'euros que l'État français a pris aux entreprises sous forme de taxe à 3% sur les dividendes. Retraite en partie par l'Union européenne, le Conseil constitutionnel, cette taxe doit être remboursée aux entreprises victimes. Idée géniale du gouvernement, le remboursement se fera … grâce à une surtaxe sur les grandes entreprises ! Ou comment se faire une idée lumineuse de la prédation et de l'incurie permanente de l'État!

Le budget de l'État est un panier percé

Dès lors, commenter un reprocher à des particuliers ou à des entreprises de chercher à calculer leurs contributions plus appréciable le niveau très élevé de notre fiscalité et sachant dans quel panier percé tout impôt est voué à perdre pour les résultats sociaux plus que douteux?

La bourde à 10 milliards de la taxe sur les dividendes a certes chaque année, mais chaque année a beaucoup de catastrophes financières dans les dossiers traités par l'État, ainsi que l'attestation avec une régularité désolante les rapports de la Cour des comptes. On connaît AREVA et la SNCF on peut citer aussi à titre d'exemples l'affaire des portiques pour l'écotaxe, le désastre du système Louvois de paiement des militaires ou le dérapage budgétaire du projet d'enfouissement des déchets radioactifs à Bure. Sapin-Hollande était «insincère»

Bien ne comprend pas que dans certaines circonstances, et avec une incohérence parfaite, l'État français ne se fait pas prier pour dérouler Le cas de l'UEFA pour l'Euro 2016!

De plus, il ne faut pas s'imaginer que les 20 milliards en question, en n'alimentant pas les caisses de l'État, sont restés inemployés. Ils sont forcément portés sur les investissements ou de la consommation, ce qui leur confère un rôle social direct important dans la création d'emplois et la croissance.

Les GAFA sont en mesure d'investir davantage dans la R & D. Ce ne sont pas les consommateurs qui leur reprocheront. Ainsi que le déjà dit Vauban à Louis XIV en 1707 dans son livre Projet d'une royale royale:

L'argent du royaume le mieux employé est celui qui demeure entre les mains des particuliers où il n'est jamais inutile ni oisif.

Le devoir du contribuable: mettre son argent à la disposition de l'État d'abord!

Cette affaire se trouve dans la lumière de la façon dont la plupart des politiciens de notre pays augmentent l'impôt. Tout se passe comme si l'homme venait au monde non pas avec des droits naturels comme la liberté, la propriété et la sécurité, mais avec un devoir qui prime sur tout le reste, celui de garder tout le revenu et tout son héritage à la disposition discrétionnaire d'un État omnipotent, omniscient et omniprésent.

Tout se passe comme si au commencement était l'impôt. Tout se passe comme s'il existait un niveau naturel d'impôt, toujours élevé, au-dessous, il est «immoral» de descendre.

Mélanchon et consorts fustiger les «cadeaux aux richesses» quand EELV stigmatise la «prédation» de quelques centaines de personnes, quand on [traduction] [traduction] [traduction] [traduction] [traduction française] [traduction] [traduction] [traduction] [traduction] [traduction]

L'État n'a jamais rien produit. S'il est encaissé des impôts, c'est uniquement parce que les personnes ont créé une richesse qui leur appartient entièrement au départ. Pour tout cas pour l'État de pionnier une partie plus faible de cette richesse ne peut s'assimiler à un cadeau à ceux qui se produisent.

Non seulement l'opération «Paradise Papers» est une vaste fumisterie journalistique qui cherche à créer le scandale à partir de rien à des fins aussi bien démagogiques que le bêtement promotionnel, mais le débat qui s'est enclenché alors au quart de tour chez les dirigeants et dans l'opinion publique semble très mal parti.

Entre confusion dans les termes, l'obsession à payer les richesses et la détermination à punir, pas un instant ne sont évoqués la complexité de notre système fiscal, le périmètre indécent de l'action de l'État – celui de la France étant l'un des plus grand au monde, et l'incurie récurrente de sa gestion des deniers publics.

On peut en revenir à Vauban. L'impôt sur le revenu est un impôt sur le revenu et l'impôt sur le revenu de 10% (la dîme royale). la protection des personnes et des biens. Malgré des changements historiques, sur ce point, tout reste à faire.

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