Hommage à Johnny : cette culture populaire méprisée par les médias et les politiques

Hommage à Johnny : cette culture populaire méprisée par les médias et les politiques



On s'aperçoit aujourd'hui un chanteur comme Johnny, digne de funérailles nationales n'a Tout simplement jamais programmé sur la chaîne de radio financée par les citoyens. Révélateur du décalage entre les politiques et le pays?

Par Eric Verhaeghe.

Longtemps, l'intelligentsia a méprisé Johnny Hallyday . Il était le symbole de la culture populaire, celle des petites gens qui ne se sent pas aliénés par leur condition, qui n'a pas honte d'être des prolétaires.

Dans les schémas de la gauche dominante au sein de l'établissement, seule la conscience marxiste a droit de cité. Encore aujourd'hui. À ce titre, tout prolétariat qui n'entre pas dans le processus de rédemption par une adhésion plus ou moins directe à la lutte contre les classes est forcément suspect. En tout cas, il est digne de mépris. Il suffit de suivre la réaction mélenchonienne à la mort de Johnny pour comprendre.

Avec sa syntaxe approximative et ses chansons sans engagement politique, Johnny est longtemps apparu comme le chanteur honteux de ce petit peuple occulte par les médias subventionnés.

Les médias face à la culture populaire

Il faut écouter les explications coupées à quatre données sur la France Interagir pour expliquer le boycott dont le chanteur populaire fait l'objet pendentif sa carrière de la partie du service public. On s'aperçoit aujourd'hui qu ' un chanteur digne de funérailles nationales n'a jamais été programmé sur une chaîne de radio financée par les citoyens.

Sur réentend ici forcément les propos de Patrick Cohen, alors présentateur de la matinale, justifiant le renvoi en dissidence de tous ceux qui la gauche bien-pensante juge indépendant de la vie démocratique. C'est bien à une fabrique de l'opinion que nous assistons. Au huilage d'une doxa sans aspérité et prêt à consommer pour le Big Brother moderne.

Dans ce corpus de la docilité civile, un Johnny avait sa place.

Les Français aiment Johnny et n'aiment pas la bien-pensance

Et soudain, à l'occasion de la mort de Johnny, on comprend que ce petit peuple de droite, attaché à sa liberté, son identité, son mode de vie, est majoritaire dans le pays. Contrairement à «story-telling» de l'intelligentsia parisienne, les Français sont plus nombreux à ne pas aimer la bien-pensance à l'aimer.

Le problème tient aux élites de droit qui sont convaincues du contraire. Aucun parti de droite, en France, n'est conscient qu'il représente une majorité démographique et que l'hégémonie culturelle reste à sa portée. D'où des querelles absurdes sur une multitude de sujets qui n'effraient pas que les élites parisiennes.

Des partis politiques hors de la réalité

Tout le sujet contemporain est là. La majorité du pays veut préserver un mode de vie libre, tolérant, mais qui supposent son goût pour la liberté et la tolérance. Le tout État et le tout Vivre Ensemble sont minoritaires.

Pourtant, cette idéologie reste le point de référence des partis politiques. Cette incongruité, ce décalage profond entre les aspirations du pays et la lecture qu'en donne la classe politique est la raison majeure du malaise qui persiste dans l'opinion. Et l'explication première du naufrage libéral aujourd'hui.

Sur le web



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *