Brexit : Fin de première manche, par Guillaume Berlat

Brexit : Fin de première manche, par Guillaume Berlat


Source: Proche et Moyen-Orient, Guillaume Berlat

Entre le décès de Jean d'Ormesson et celui de Johny Halliday dans la même semaine, les cérémonies commémoratives 1 diffusées annonce nauseam sur les chaînes d 'abrutissement en continu, les médias ne réservent que la partie congrue à la fin de la première partie des négociations entre le Royaume-Uni et les Vingt-Sept (19459011) ] Brexit »(référendum du 23 juin 2016) conclue le 8 décembre 2017. Négociation inédite du départ d'un membre de l'Union européenne, hypothèse qui paraissant invraisemblable il y a quelques années encore pour la bien-être intellectuelle ! Une fois l'effet de sidération passé, il a bien fallu rendre à l'évidence. La communauté réduite aux acquêts est traduite en procédure de divorce entre l'île et le continent 2 . Le président du conseil, Jean-Claude Juncker (président du conseil), Donald Tusk européen) et de Theresa May (le premier ministre britannique). La fin de la première partie de la négociation à long terme (plus d'un pour débroussailler le terrain) sur le « Brexit ». n'échappe pas à la règle 3 . Nous distinguons un niveau médiatique et un niveau diplomatique.

LE NIVEAU MÉDIATIQUE: L'EUROPE EN NOIR ET BLANC

Portés par les éléments de langage (EDL) et la pensée rapide (le prêt à penser), les médias ont tôt fait de tirer des conclusions hâtives et manichéennes de cette première phase de la négociation comme si la vie internationale était manichéenne: les bons et les méchants, les gagnants et les perdants, le moral et l'immoralité … Comme dans le combat de boxe, l'Union européenne est déclarée vainqueur de la première manche par KO de la Perfide Albion 4 . Michel Barnier («19459011) qui a été réalisé avec un savoir-faire et une maîtrise de la diplomatie précieuses … »)? Malgré ses esquives permanentes, David Davis n'a rien vu venir. Il est encore groggy dans les cordes sonné par les coups de Vingt-Sept. Il a dû faire toutes les exigences du continent. Et tous les médias de faire chorus pour reprendre les trois points principaux de l'accord: milliards d'euros), statut des citoyens européens au Royaume-Uni, protection de la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande Nord). Canossa and advance in the place to the two year success in the 21st Century successs [2] 5 .

LE NIVEAU DIPLOMATIQUE: L'EUROPE EN DEMI-TEINTE

Comme souvent dans les relations internationales, pour ceux qui disposent d'un minimum de pratique de la diplomatie multilatérale, les choses se passent rarement de manière aussi tranchée que sur le bien prétendu. Même s'il s'agit d'une vérité de la preuve, rien n'est jamais vrai si ce n'est pas tout agréé (le fameux rien n'est décidé avant que tout soit décidé que la connaissance bien les diplomates). La négociation sur le « Brexit » constitue un tout et il est hasardeux de pouvoir la saucissonner artificiellement. Le découpage en phases est un artifice théorique destiné à faciliter l'approche mais ne correspond qu'approximativement à la réalité. À ce jour, la conclusion de la première phase doit être appréhendée comme le signe d'une volonté politique des négociateurs de démontrer que la négociation avance et ne fait pas du surplace. Ni plus, ni moins. Car, we us entrons and before in the detail of the accord of 8 December 2017, the victory of the Vingt-Sept is not least écrasante where yeah it like the her archetype of the application of the theory of L'ambiguïté constructive » 6 . Bien connue des négociateurs chevronnés, elle consiste à masquer des désaccords substantiels derrière des formules vagues, évasives permettant d'atteindre et de botter en touche. La ficelle est grosse mais elle est aussi vieille que le monde. De quoi s'agit-il dans le cas d'espèce? Pour ce qui est de 50 milliards d'euros que Londres doit à Bruxelles, à regarder de plus près, le montant n'a pas encore été arrêté de manière aussi précise. Ce pourrait être 40 ou 45 milliards d'euros. Diantre. Pour ce qui est de la protection des citoyens européens au Royaume-Uni par la CJUE, elle ne vaudra que pour huit ans, sera facultative et n'empêchera pas une intervention des tribuanux britanniques. Quant à l'Irlande, il n'est pas réglé – il est vrai que le problème est d'une rare complexité -, nous apprenons que l'accord conclu le 8 décembre 2018 formule deux promesses contradictoires: changer et rien changer au statu quo actuel. Bravo les artistes! Comme le déclare Donald Tusk: « il reste moins d'un pour négocier un arrangement transitoire et le cadre de nos futures relations ». En termes peu diplomatiques, cela signifie que nous ne sommes pas sortis de l'auberge tant que les questions pendantes sont multiples et complexes. Le plus dur reste à faire dans une petite année, au mois de mars 2019 pour conclure la négociation. Un titre de comparaison, l'accord sur le nucléaire entre l'Iran et les cinq – plus limité et plus simple – a été négocié sur une période de treize ans. On comprend mieux encore pourquoi les rodomontades de nos journalistes incultes que des farces. Dans la diplomatie, chevaucher des chimères ne conduit nulle part, au mieux, mais plus souvent dans le mur, au pire. L'histoire des négociations diplomatiques des derniers Nous avons approbé une chose choisie: il ne faut pas sous-estimer les Britanniques.

L'accord du 8 décembre 2017 est un excellent texte au sens où l'entendait François Mitterrand à partir de 1989: « C'est un excellent texte, car il exprime les arrière-pensées de tout le monde ». Surtout passant des Britanniques. Tout reste encore à faire. Comme cela était prévisible, Theresa May a fait mieux, dans le contexte actuel, pour défendre les intérêts de la Couronne. Comme le soulignait justement Winston Churchill: « Les Anglais ne fixent jamais une limite sans l'estomper». Négocier un métier, pas une posture. Cela s'appelle précisément la diplomatie, et il semble que les dirigeants et les dirigeants se méfient. Gabriel Robin: « Hors de cette deuxième phase de la négociation, ils ont bénéficié de la trêve des confiseurs pour méditer cette réflexion d'un ambassadeur de France. réalité, il n'y a pas de mots et de mots à eux seuls qui peuvent masquer une contradiction, il est vain de leur demander de la surmonter ».

1 Patrick Garcia, L'inflation des hommages aux grandes figures de la nation Le Monde, 10-11 décembre 2017, p. 23.
2 Cécile Ducourtieux, Brexit: accord sur les préalables au divorce. Fin du premier acte Le Monde, 9 décembre 2017, pp. 1-2.
3 Jean-Jacques Mével, Brexit: Londres et Bruxelles ont fixé les termes du divorce Le Figaro, 9-10 décembre 2017, p. 7.
4 Éditorial, Brexit: avantage Bruxelles Le Monde, 10-11 décembre 2017, p. 26.
5 Marion L'Heure, Boris Johnson, le ministre cauchemar de Theresa May www.mediapart.fr , 9 décembre 2017.
6 Philippe Bernard, Brexit: un accord mais des ambiguïtés Le Monde, 10-11 décembre 2017, p. 5.

MONTBRIAL: TEMPS TROUBLES ET PENSÉE CONFUSE – Jean Daspry.

Au moment où le monde est de plus en plus imprévisible et de plus en plus incompréhensible (sans parler de sa dangerosité), le commun des mortels espère avec une impatiente non feinte le messie venu sur terre qui viendra lui confier quelques clés de lecture simple pour voir un peu plus clair. L'annonce de la publication d'un ouvrage de Thierry de Montbrial est toujours un événement attendu tant que l'homme joue l'oracle des relations internationales. Nous sommes donc donc précipités sur sa dernière production: « Vivre le temps des troubles » 7 escomptant trouver la source de tous les maux que les remèdes idoines pour les soigneurs. Le moins que l'on puisse dire que le résultat est décevant.

Mais qui est juste à Thierry de Montbrial? Il passe pour l'un des meilleurs experts français des relations internationales. Il n'est qu'à la connaissance de la liste impressionnante (une vingtaine d'environ) des ouvrages de doctrine dont il est l'auteur pour se convaincre des qualités intellectuelles de ce penseur de haut vol. Polytechnicien, Thierry de Montbrial privilégie la méthode scientifique chère à Claude Bernard, ce qui ne gâte rien en temps d'approximations et de délires médiatiques. À la demande de Michel Jobert, le centre d'analyse et de prévision (CAP) du Quai d'Orsay en 1974, première structure chargeur d'imaginer l'avenir en dehors des contingences des services traditionnels de la Maison. Certaines datent de l'annonce avant l'heure du premier choc pétrolier. Précurseur dans le domaine de la pensée internationale, il crée l'Institut français de relations internationales, premier ministre think tank »à la Française qui fait toujours référence dans le monde de la recherche intellectuelle. Citons la publication annuelle du Ramsès », sorte de bilan de l'année écoulée et de perspective pour l'année à venir, sorte de Gault et Millau du diplomate. Membre de l'Institut, il fonde la « Conférence mondiale sur la politique », sorte de mini Davos des relations internationales qui s'intègrent au gratin des penseurs du monde de demain qui pensent et parlent en anglais. Au diable, la pratique de la langue vernaculaire française!

Mais que peut-on retenir de sa dernière production sur le monde d'hier, d'aujourd'hui et de demain? Tout et rien à la fois! Thierry de Montbrail n'est pas Stefan Zweig. Articulée de manière très cartésienne autour de trois grands chapitres (19459011) La Présence du futur »,« L'empreinte du passé »et« Le choc du présent » ), sa présentation en tant que voyage en particulier documenté et riche en citations dans un monde qui est plus de plus en plus étranger. Pour être franc, abondance de démonstrations scientifico-littéraro-économico-diplomatiques-stratégiques nuit à la compréhension globale de la générale développée (quelle est-elle au juste?). Un tiers de l'ouvrage aurait pu être épargné tant qu'il existorte strictement à notre désir de comprendre. Dans une trop grande deuxième partie consacrée au passé, le lecteur est bombardé de théorie de la relativité, de physique, de chimie, de mécanique quantique, de cosmologie, de philosophie, d'économie collaborative, de religion, de révolution numérique, d'histoire, de Paul Valéry, de Tolstoï, de Clausewitz, de Kant … A tel point que même le lecteur le plus attentif en perd son latin, ne parvenant pas à faire le lien entre le monde d'aujourd'hui et celui d'hier. Tout ce qui fait pompeux comme certaines expressions du style: «» ou bien « sa réalisation (la gouvernance) Sera inévitablement de très longue haleine. Par nature, elle ne sera jamais achevée »qui concluent l'ouvrage. Mazette! Tout cela pour arriver à ce genre de portes ouvertes enfoncées. Le lecteur reste sur sa faim, c'est le moins que l'on puisse dire.

Mais, pour être tout à fait honnête, nous avons été particulièrement mis au point par certaines parties de Thierry de Montbrial. Ce dernier défend une vision réaliste, équilibrée du monde à l'opposé de ce que défend la diplomatie française actuelle: dictature de l'émotion qui prend le pas sur la raison; erreur occidentale consistante à prétendre se substituer aux autres peuples pour définir leurs intérêts; confusion entre réalisme et cynisme; avenir qui ne construira pas en dehors du réel; refuser de croire une communauté internationale digne de confiance sur la seule base du droit en particulier en ce qui concerne l'absence de procédures d'exécution … Les dernières séries de temps consacrées aux questions horizontales (États-Unis, Chine, Union européenne) et transversales (géopolitique et politique internationale, gouvernance économique mondiale, sorite ratée de la guerre froide) ne manquent pas d'intérêt et de mérites de plus longs développements. Le plus important est traité à l'extrême fin de l'ouvrage et de manière trop rapide. Hélas!

En définitive, nous nous situons au cœur du système d'élitisme à la française. Les grandes maisons d'édition parisiennes préfèrent vendre des noms dont les ouvrages sont souvent décevants plutôt que de bons esprits – et il n'en manque pas dans notre pays – qui n'a pas encore de noms. On ne change pas de société magique que le président de la République, Emmanuel Macron. C'est une véritable révolution des esprits que la France a besoin, faute de quoi le système de castes qui nous gouverne un encore de beaux jours devant lui et la française dans les relations internationales un avenir sombre devant elle, pour ne pas dire
[1945909] Thierry de Monbrial, Vivre le temps des troubles ]Albin Michel, 2017.

L'ENA PREND L'EAU – Jean Daspry.

Alors que nous pensions que tout se passe mieux dans l'ancienne prison pour les femmes qui abritent la plus prestigieuse école de la République, les choses ne vont pas si bien. Qu'appréciez-vous à la lecture de la très sérieuse Lettre A ? Citons l'exemple de l'information: « L'ENA verra sa subvention publique de 2,7% en 2018, soit 1,4 million d'euros sur un budget de 40 millions. Le gouvernement a donc réduit la taille des promotions de l'école à la rentrée pour accueillir un total de 170 étudiants. En parallèle, l'établissement envisage de mettre en place une fondation ainsi que des chaires d'études. Les instituts régionaux d'administration (IRA), le corps de l'encadrement intermédiaire de la fonction publique d'État, verront en revanche les mots de leurs cours: les promotions annuelles sont de 632 à 730 élèves » 8 . Si l'on comprend bien, il y aura le rififi à l'ENA au moment où cette dernière accueille un nouveau directeur, le conseiller d'État, Patrick Gérard nommé en conseil des ministres le 9 août 2017 (60 ans, non énarque, passé par les cabinets de Rachida Dati et de François Bayrou)

Un léger retour en arrière s'impose. Pour succéder à Bernard Boucault (énarque) – nommé à la prestigieuse poste de préfet de police de Paris – à la direction de l'école nationale d'administration (ENA) à l'été 2012, François Hollande définit une femme de qualité, Nathalie Loiseau (née Ducoulombier), ministre plénipotentiaire, publication du corps d'Orient qui a été nommée dans ses dernières fonctions au ministère des Affaires étrangères, à titre de directrice des ressources humaines et de la directrice générale de l'administration. Pour compléter le tableau, elle est jeune (elle n'a pas 50 ans), féministe (elle préside avec poigne l'association «femmes et diplomatie») 9 gestionnaire reconnu ( elle est énergique, voire brutale 10 ), possède une expérience des armoires ministériels (celle d'Alain Juppé) et surtout est disponible en cet été 2012. Laurent Fabius, le nouveau chef de la diplomatie l'un remerciement reconnu, l'auteur trop encombrante. À partir du moment où elle a eu lieu à Strasbourg (la plupart du temps, elle occupe son autre bureau à Paris dans les locaux de l'ancienne école de la France d'Outre-mer, rue de l'Observatoire), elle multiplie les déclarations publiques dans Elle a précisé sa vision de la gestion 11 ses souhaits pour l'école 12 . Elle devient vite le chouchou des médias. Nous allons voir ce que nous allons voir. Une femme ne peut que penser, bien agir. En 2012, elle livre une pensée profonde sur la condition de la femme au XXIe siècle dans un ouvrage qui connaitra un énorme succès 13 . En 2017, la démocratie La démocratie » 14 .

Nathalie Loiseau, qui est détenue en route par le train de la République en Marche, est récompensée par le nouveau président de la République. Affaires européennes (non traitée jamais durant sa carrière diplomatique) auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian. Il est vrai, comme le constate Le Canard enchaîné dans son édition du 6 décembre 2017 (page 2), que Nathalie Loiseau est « le très injustement méconnu ministre des Affaires européennes veut que le parlement reste à Strasbourg ». Quelques mois avant son départ de l'ENA, nous apprenions, à l'occasion d'un conseil d'administration, la gestion financière de l'école a laissé à désirer: sur dépenserait plus qu'on recevait. Certains vont jusqu'à mettre en place la directrice: le coût exorbitant des deux sites (Paris et Strasbourg), la scolarisation des élèves dans les ambassades, la multiplication des programmes peu utiles … Ne vient à sa rescousse que le président du Conseil d'administration de l'ENA, Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'État qui demande à la tutelle d'éponger le déficit. Nous n'en serons pas aujourd'hui plus aujourd'hui (Cf. la brève de la Lettre A ) sur demande à l'ENA de se serrer la ceinture, de fortes contraintes budgétaires obligent. Quelques mauvais esprits en venir à penser que le mandat de l'ex-directrice (2012-2017) a dit aussi bien que le dire, que l'on peut être une féministe et une voix gestionnaire La parité existe également dans l'insuffisance. Elle n'est le privilège d'aucun sexe …

En définitive, il est assez cocasse que la gestion de l'ENA, censée ancienne élite de la nation, soit aussi peu efficace. On comprend mieux que la gestion de la France par cette même caste soit aussi peu performante. On peut être très intelligent mais manquer du bon sens populaire qui évite les embardées. Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d'État, déclare qu'il faut redéployer les moyens de l'ENA, que le choix de Strasbourg est sans retour et critique implicite Sciences Po (« Science Po ne peut pas plus remettre à l'ENA que l'ENA ne remet en cause Sciences Po ») 15 . L'ENA a besoin d'une véritable réforme qui en fait une école de formation des fonctionnaires. Chaque ministère recruterait ses propres fonctionnaires en fonction de ses spécificités et de ses besoins comme cela se fait déjà. Comme avec l'École de guerre, l'ENA accueillerait les fonctionnaires ayant atteint un certain niveau et se préparant aux hautes fonctions. Ainsi, nous éviterions cette société de classes et de castes qui est la nôtre. Si cette problématique de l'ENA avait ce mérite, ce serait une excellente chose. Mais, ne rêvons-pas! Il est difficile de demander aux privilégiés de renoncer à leurs privilèges …

8 Promotion réduite à l'ENA en 2018 www.LaLettreA.fr, n ° 1800, 30 novembre 2017, p. 3/8.
9 Marianne Gomez / Denis Peiron, Nathalie Loiseau, une féministe catholique au Quai d'Orsay, www.LaCroix.fr, 25 juin 2017.
10 La rédaction de Mondafrique, «Nathalie Loiseau m'a tuer », Www.mondafrique.com, 13 juillet 2017.
11 Nathalie Loiseau,« L'idée que le management se pratique du haut vers le bas est bouleversée », www.acteurspublics.fr, 1 er avril 2015.
12 Nathalie Loiseau, « L'ENA n'est pas une école de la pensée unique », www.atlantico.fr, 9 octobre 2015.
13 Nathalie Loiseau, Choisissez tout JC La ttès, 2014.
14 Nathalie Loiseau, La démocratie Casterman, collection Jeunesse BD (8-11 ans), 2017.
15 Jean-Marc Sauvé, « L'encadrement supérieur de l'État doit représenter la société française dans sa diversité »www.acteurspublics.fr 8 novembre 2017.

Source: Proche et Moyen-Orient, Guillaume Berlat

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