Le date pourri de Martin : “J’ai fumé un joint. Je n’arrive pas à aligner deux mots”

Le date pourri de Martin : “J’ai fumé un joint. Je n’arrive pas à aligner deux mots”


Il ya des histoires qu'on oublie parfois longtemps et qui ressortent d'un coup, un jour. C'est ce qui est arrivé à Martin qui nous a écrit:

"Je viens de me rappeler de mon premier rendez-vous, souvenir que j'avais probablement enfoui dans mon subconscient pour échapper à la honte.
En l'occurrence c'était moi l'élément pourri de l'histoire, donc je vous écris pour laver mes pêchés. "

Et si vous voulez vous aussi laver vos pêchés, vous avez vous même vécu un jour bien moisi ou réussi, mais écrivez-nous (rgreusard@rue89.com). Nous nous ferons une joie d'exorciser ou d'immortaliser tout cela dans nos colonnes.

Qui?

Martin 18 ans et étudiant à l'époque (c'est lui qui raconte)

Louise 18 ans, lycéenne à l'époque

Avant

C'était il y a cinq ans. J'avais 18 ans, j'allais rentrer à l'université. A l'époque, je passais énormément de temps sur un forum Pokémon. C'était un gros truc, un forum très populaire. D'après les données du forum, en tout, j'y ai passé 235 jours. C'était devenu mon passe-temps ce forum. Je faisais de la modération, j'écrivais et je gérais sa page Facebook.

Louise était une des membres de ce forum. Je pense que je suis ultra mal à l'aise avec les gens. Je n'avais jamais dragué personne de près ou de loin. Et pour être encore plus précis, je n'avais jamais embrassé de fille ou eu de relation sexuelle.

Le match

Avec Louise sur un commencé à se parler virtuellement. Pour être honnête je ne me souviens plus très bien de quoi. Elle vivait dans la même ville que moi, et sur un enchaîné sur des SMS. On se tourne à un moment sur un fini par décider de se voir.

J'étais emballé par le concept d'une personne qui m'a vu voir. Il y a eu ce premier rendez-vous dans un parc. Ça a duré dix minutes et ça s'est assez bien passé.

Sur un décidé décidé de se revoir.

Le jour

La deuxième fois, même si ce n'est pas officiellement une date, je pense qu'il est clair dans nos têtes qu'il se passe un truc. Je suis très anxieux et je demande à un pote de m'accompagner. Tony. Première erreur.

C'est un ami d'amis. Sur se connait un peu mais pas si bien. En réalité, j'ai essayé de figurer plusieurs personnes mais il n'avait que ce qui était disponible. Le plan, c'était de ne pas me retrouver en face à face avec Louise.

Il se trouve que Tony est à l'époque un gros fumeur, donc je fume un joint avec lui avant qu'elle arrive. Deuxième erreur.

A l'époque je ne fume pas énormément. Je viens de commencer un peu seulement. Et en plus, je n'ai pas mangé …

Résultat: dix minutes plus tard, quand elle arrive, je suis beaucoup trop éclaté pour aligner deux mots. Je laisse mon pote monopoliser la discussion, ce qui m'arrange bien sur le moment. Je n'essaye même pas faire la conversation. Je suis un peu en mode parano à moi demander ce que je vais bien pouvoir dire après. Pendentif ce temps, Tony pose à Louise toutes les questions que je suis censé lui poser:

"D'où tu viens?"
"Qu'est-ce que tu fais dans la vie?"

Les trucs de base.

Sur un prévu d'aller dans une petite boîte tranquille, une sorte de bar-club très connu de la ville. Arrivés sur place, sur entre, mais Tony, qui est mineur, se fait recaler par des videurs très à cran sur les cartes d'identité.

Louise propose qu'on aille quand même à deux. Mais moi, non. Héroïque, par solidarité, et pour ne pas abîmer le code d'honneur des potes, je refuse. Nous voilà donc en train d'errer sans mais pend une heure dans la ville. Moi, toujours trop défoncé pour placer une, Tony et Louise s'entendant à merveille. Sur le moment j'ai même le sentiment qu'il y a une ambiguïté entre eux. Mais peut être que c'est ma parano qui joue …

Là, sur la tombe sur les amis de ce pote, qui nous invitent à aller boire un verre avec eux. J'essaye de dire non. Ce sont des gens que je connais de visu mais avec qui je n'ai jamais trop parlé. En plus j'ai vécu une sorte d'adolescence tardive. Et je ne veux pas de leur regard sur moi, celui de gens qui m'ont connu avant. Mais mon pote dit oui. Sur y va.

Je me retrouve dans un bar, à une table avec plein de gens que je connais de vue mais à qui je n'ai jamais parlé, toujours en plein mauvais voyage, avec l'impression que tout le monde me dévisage. Je suis dans mon truc. Et toujours muet. A ce stade ce serait trop gênant de dire un truc après tout ce silence … Louise boit deux bières mais comme elle ne boit jamais, ça rend la pompe assez vite.

Je sais plus trop bien comment, mais sur la fin par s'éclipser du bar et par rentrer chez mes parents (ils ne sont pas là en taxi.)

A trois. Voiture sur part avec mon pote, oui. C'est le genre de mecs, il a toujours été comme ça. Il voit les gens dans un bar, il passe la soirée avec eux, et il finit avec eux.

Une fois arrivé, il s'en va dormir dans le lit vide de ma petite sœur.

Moi, je reste avec Louise sur mon canapé.

La lumière est tamisée. Sur discute. Enfin, elle discute, parce que moi je suis toujours aussi embrouillé dans ma tête.

Et là … Elle me parle de ses animaux préférés. Et j'ai l'impression que ça dure énormément de temps, deux heures, une éternité.

"J'aime aussi les chats, et les chiens, et les dauphins …"

Je commence à m'endormir. Je sens que je perds la mémoire.

Je suis littéralement incapable de me concentrer sur ce qu'elle dit. Quand elle arrive au bout de sa phrase, j'ai déjà oublié le début.

Au bout d'une heure je pense, je finis par décider d'arrêter le massacre. Je la coupe au milieu d'une phrase. Je dis:

«Oui, oui, bon, écoute, je vais aller dormir. Bon. Au revoir ! »

Et je pars super vite.

Je lui laisse ma chambre et je dors dans le lit de mes parents.

Trois heures du matin, je me réveille. Elle est dans mon lit, collée contre moi. Elle m'a dit:

"Tu avais l'air triste, je suis venu voir si je vais t'aider."

Je ne sais pas comment expliquer ça mais … Il ne me vient même pas à l'esprit qu'elle veut me pécho. Je dis à moitié endormi:

"C'est gentil !!"

Puis, je me retourne, et je me rendors.

Après

Le lendemain, elle était encore dans le lit de mes parents. Tony m'a dit:

«Hé, t'as vu je suis parti! Pour vous laisser à deux. »

Merci mec!

Annonce d'une accumulation de malaises, j'ai plus jamais pu lui reparler. Le simple souvenir de cette soirée me donnait des frissons de honte. Tellement que je ne répondais qu'une fois sur cinq à ses messages.

J'ai vraiment compris l'ambiguïté de notre rendez-vous deux semaines plus tard. Avant ça, j'étais loin de l'idée qu'elle avait envie de moi.

Elle m'a relancé quelques semaines plus tard. Elle m'a dit:

"Je te dois deux euros!"

J'ai répondu:

"Bah c'est pas grave …"

Puis elle m'a encore relancé en me disant:

"Tu as une pince à cheveux à moi.

Toujours à l'ouest, je lui ai répondu, sérieux:

"T'as qu'à mes deux euros et t'acheter une pince à cheveux avec!"

Trois mois après, elle m'a envoyé un message pour moi dire qu'elle m'avait croisé dans le tram sans oser me parler. J'en ai profité pour lui dire:

"Pardon pour la soirée qu'on a passé ensemble et tout ce qu'il s'est passé autour."

Après un rompu tout contact.

Dans le fond, je crois qu'elle ne plaisait pas tant que ça. C'est pour ça que je n'ai rien fait ou pas pour ses perches. Elle était vraiment jolie et gentille, mais je ne sensais pas une attirance pour elle.

Ce qui me plaisait, c'était le concept de moi faire draguer.

Mon avis sur les applis

J'ai été un peu sur Tinder. Globalement, tout s'est toujours bien passé même si je n'ai jamais vraiment conclu avec une fille. Je voulais juste moi que ça fonctionnait.

De toute manière, j'ai tenu cette vieille habitude de ne rien oser faire. La dernière fille avec qui j'ai eu une histoire à finir par moi balancer:

"Non mais qu'est ce que t'attends pour m'embrasser? Sinon je me casse hein …"

J'ai rien contre les applis. Je pense que ça peut être très utile quand on sait ce qu'on veut faire. Moi je suis un célibataire heureux aujourd'hui. Mai j'ai supprimé l'appli. L'obligation qu'il se passait m'a choisi saoulé. J'aime me réserver le droit qu'il a passé quelque chose choisi si je veux ou qu'il ne passe rien aussi. Et puis, la quantité de choix fait que c'est toujours difficile de se fixer. Toujours à la tentation de refaire un coup de balai, pour voir s'il n'y a pas encore mieux.

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