« Philosophie de l’impôt » de Philippe Nemo : la face cachée de l’égalitarisme

« Philosophie de l’impôt » de Philippe Nemo : la face cachée de l’égalitarisme


Pourquoi le concept de l'égalitarisme continue-t-il à subjuguer les masses malgré les horreurs qui ont été émaillées 'histoire du socialisme?

Par Thierry Godefridi.

En conclusion de la recension de « La passion de l'égalité » (Texquis, Bruxelles, 2017), essai sur la civilisation socialiste dans lequel Drieu Godefridi procédait à l'inventaire de l'univers conceptuel de la pensée socialiste et de la déconstruction de la tentation égalitaire de notre temps, l'appui d'un écritoire d'une anthropologie, d'une sociologie et d'une psychologie de l 'égalitarisme.

Pourquoi ce concept continue-t-il à subjuguer les masses malgré les horreurs qui ont émaillé l'histoire du socialisme et malgré les prévarications, qui ne sont pas le nombre de ceux qui s'en réclament, encore de nos jours, se sont coupables? Ces aspects, Philippe Nemo les traités dans sa Philosophie de l'impôt (PUF, Paris), un ouvrage publié presque au même moment que la cité plus haut.

Quand on prend à Pierre pour donner à Paul, on peut toujours compter sur le soutien de Paul. Dans La Tyrannie fiscale Pascal Salin cité par Philippe Nemo, déclare:

On doit toujours une majorité de personnes pouvant être confondues avec une partie des biens d'autrui; [et] Il se trouve toujours des hommes politiques pour appuyer cette revendication.

Philippe Nemo en démonte le mécanisme. Il identifiera quoi pour toujours que prendre aux «richesses» est nécessaire, juste et utile au bien commun: certains par conviction, d'autres par intérêt (voiture font partie de ceux qui ont bénéficié), d 'Autres, enfin, parce que cela leur intimement, sans qu'ils ne se soucient de savoir pourquoi cela leur est aussi.

Ce remarquable historien des idées politiques Philippe Nemo remonte aux sources de l'impôt, en inventorie minutieusement les formes et les historiques historiques et contredit savamment les arguments idéologiques en faveur de l'impôt progressivement confiscatoire dont malade les citoyens européens, en particulier en France et en Belgique, où les niveaux d'imposition sont parmi les plus élevés au monde . Et, pourquoi donc l'idée de prendre aux «richesses», qu'elle-même tant?

Cette passion dissimulée sous les habillages sophistiqués relève de l'envie, dénonce Philippe Nemo qui a repris l'étude en allemand avec le sociologue Helmut Schoeck Der Neid traduit en français sous le titre L'Envie. Une histoire du mal (1980, publié aux Belles Lettres en 2006).

Schoeck, qui étudia la médecine, la philosophie et la psychologie aux universités de Munich et de Tübingen et enseigna dans plusieurs universités américaines pendent une quinzaine d'années avant de rentrer en Allemagne et d'occuper une chaire de sociologie à l'' l'université de Mayence, démontra, longe d'être un simple aspect de la psychologie individuelle, l'envie d'être dans une «catégorie constitutive de l'anthropologie» qui sert à expliquer les phénomènes sociaux à plus grande échelle. Philippe Nemo reprend à Schoeck l'exemple frappant des sociétés archaïques dans le rôle de l'individu s'effaça entièrement devant l'importance du groupe.

L'idée que «L'impôt progressif pour une mère l'envie et pour l'oppression» (Paul Leroy-Beaulieu, 1896, parmi d'autres cités par Philippe Nemo) n ' est pas neuve. Le danger, dans une démocratie où le suffrage universel, réside dans ce que les gens votent des impôts qu'ils ne paient pas et se sont occupés des impôts qu'ils font payeur à d'autres, y compris, via la plaie de l'endettement, à des contribuables qui ne sont pas encore nés.

Le danger subsidiaire réside dans ce que la confiscation aboutit à une intrusion telle que dans la vie privée de tout un chacun que le tissu économique de la société ne se nécrose, au détriment de tous à l'exception de la classe politique dirigeante. L'ancien empire soviétique, la Chine de Mao, Cuba, la Corée du Nord: les exemples abondent

L'objectif commun de toutes les doctrines et pratiques sociales de l'impôt confiscatoire vise à réduire les inégalités et, partant, la liberté, voiture c'est bien qu'elle est responsable des inégalités, et cette déraison persiste encore de nos les échecs flagrants des communismes et autres socialismes dans l'Histoire. Ou, par la mondialisation et la complexification des échanges au niveau de la planète, l'intelligence humaine peut d'autant moins connaître ces derniers et les maîtriser. Il y a là «une frontière épistémologique indépassable», écrit Philippe Nemo.

Dans le mot de George Lucas, le producteur des sagas cinématographiques Star Wars et Indiana Jones cité par T.J. Hoisington dans « Si tu penses, tu peux! »:

Nous vivons tous dans des cages dont la porte est ouverte.

Entre le principal qui vole et le principal invisible, entre la servitude et la liberté, à vous choisir, mais dépêchez-vous avant que la porte des cages se se réfèrent et que ne s'installent la réduction ontologique de la personne et la régression sociale.

Comme l'écrit Philippe Nemo dans ce livre remarquable qu'est la Philosophie de l'impôt à lire absolument toutes les affaires cessantes:

L'inquisition fiscale n'est pas impliquée par le concept même d'État; elle n'est pas indispensable à certain type d'État, celui qui entend gérer de manière collectiviste la vie sociale et économique.

Et, faut-il ajouter: «celui qui se nourrit de la santé sociale» .

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