“Montagne tueuse” : rapatriée en France, Elisabeth Revol risque plusieurs amputations

“Montagne tueuse” : rapatriée en France, Elisabeth Revol risque plusieurs amputations


Elle est vivante, mais le pronostic de son médecin n'est pas très bon. Elisabeth Revol, l'alpiniste française ce week-end lors d'une périlleuse opération sur le Nanga Parbat l'un des plus hauts sommets du monde, a quitté le Pakistan ce mardi 30 janvier.

La jeune femme a été sauvée alors qu'elle était très haute altitude sur les sommets de l'Himalaya pakistanais (8.125 mètres), surnommé la "montagne tueuse", grâce à l'intervention d'un groupe de 4 alpinistes polonais conduits par l'air depuis le camp de base d'un autre géant situé non loin, le K2.

L'incroyable sauvetage de l'alpiniste française Elisabeth Revol sur la montagne tueuse

Dans un message diffusé par le Club Alpin Pakistanais à l'occasion de son départ, Elisabeth Revol à promis de revenir:

"Au revoir le Pakistan, je reviendrai grimper des montagnes au Pakistan mais pas au Nanga Parbat."

"Remerciements à tous les responsables, y compris l'armée pakistanaise, le Club Alpin Pakistanais et les autorités locales", a-t-elle ajouté dans son message.

"Madame Revol a quitté le Pakistan à 3 heures du matin (mardi) avec pour ambition de récupérer", a déclaré Karrar Haidri, porte-parole du Club Alpin Pakistanais, titre qu'elle se Rendu en France.

Elisabeth Revol va être rapatriée en France, via Genève pour être hospitalisée à l'hôpital de Sallanches, en Haute-Savoie

Risque d'amputation

Elisabeth Revol a été évacuée dimanche et hospitalisée à Islamabad, souffrant de "gelures sévères aux mains et aux pieds". Une autre course contre la montre débute aujourd'hui pour l'himalayiste. D'après le docteur Emmanuel Cauchy, qui suit l'évolution de l'état de santé d'Elisabeth Revol, le temps presse pour éviter d'amputations.

"O na limité les dégâts mais le pronostic n'est pas très bon. Pire sur le bout des doigts ", explique ce spécialiste des gels au Dauphiné .

Les médecins pakistanais en contact avec Emmanuel Cauchy ont mis 24 heures pour trouver le perfuser l'alpiniste. Une éternité quand on sait que chaque minute compte dans le domaine médical.

Élisabeth Revol a été victime d'une première injection dimanche soir, puis lundi: les Pakistanais lui ont administré une molécule vasodilatatrice, en l'occurrence la Prostavasine, raconte le Dr Cauchy .

"Désormais, il n'y a rien à faire d'autre que le travail de pansement." Mercredi sera la journée du verdict ", poursuit-il, avec l'espoir de limiter le risque d'amputation à son retour en France.

Une opération de sauvetage historique

L'opération de sauvetage avait été effectuée samedi après-midi avec l'aide de l'armée pakistanaise. Les quatre alpinistes polonais qui ont pris part à une expédition tentante le K2, deuxième plus haut sommet du monde (8.611 mètres) derrière l'Everest en hiver, ce qui serait une première.

Les sauveteurs n'ont pas été en mesure d'atteindre leur compagnon de cordée, le Polonais Tomek Mackiewicz, resté bloqué plus haut sur la montagne, et ont dû prendre la "décision terrible et douloureuse" de le laisser là.

La cordée devenue en difficulté alors qu'elle redescendait jeudi. Elisabeth Revol et Tomek Mackiewicz ont été aperçus vendredi à l'aide de jumelles par d'autres alpinistes depuis le camp de base

Selon l'alpiniste pakistanais Karim Shah, qui était en contact avec les membres de cette expédition, ce sauvetage est sans précédent dans l'histoire de l'alpinisme. Les sauveteurs ont gravi en 8 heures, sans corde fixe et de nuit, 1.200 mètres par une route très difficile.

G.S. (avec AFP)

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