11 journalistes accusent un cadre de “Sud-Ouest” de harcèlement sexuel

11 journalistes accusent un cadre de “Sud-Ouest” de harcèlement sexuel


Tout est parti de deux tweets postés en octobre dernier. Dans le cadre du mouvement #balancetonporc, la journaliste Pauline Boyer, le journal par le quotidien "Sud-Ouest" écrit: " 50 messages par jour, trembler en allant au boulot, pleurer en partant Finir par quitter la boîte. Moi, pas lui, bien sûr. "

"Par pudeur (et sans doute par crainte), Pauline Boyer ne dit pas tout … Et moi, je peux dire que c'est rédacteur en chef de ' Sud Ouest' ? ", continuer son compagnon quelques minutes plus tard sur le réseau social.

Victimes en situation précaire

Ces deux tweets ont créé "un gros malaise" au sein de la rédaction du titre, détaille le mercredi 31 janvier BuzzFeed qui est révélée par le cadre de la rédaction visé par ces tweets est a été accusé par 11 salariés (CDI et CDD) et anciens salariés de "Sud-Ouest" de harcèlement sexuel. Ce dernier aurait envoyé "des dizaines de messages tendancieux" aux journalistes "alors que leur poste ou leur relation ne justifie pas ce type d'échanges." Désormais, le Syndicat national des journalistes (SNJ) a pris la main sur le dossier et tente de recueillir les commentaires des journalistes harcelés. Une mission compliquée dans la mesure où certaines victimes "conservation their an anonymat par crainte for the practice of their parcours professional".

L'objectif du SNJ est «d'accompagner les victimes dans leur identité», «recueillir les témoignages» et «alerter la direction pour qu'elle agisse de son côté en conséquence», précise l'enquête de nos confrères. "Buzzfeed" note également que toutes les victimes présumées étaient "plus ou moins précaires, avec un contrat à durée déterminée, en attente d'un CDI."

Demande très pressante

Les récits de harcèlement réunis par BuzzFeed illustrent la proximité que tentait d'imposer à chaque fois le cadre avec les jeunes journalistes. Des SMS et des mails envoyés le soir, des indiscrétions, comme le raconte l'une d'entre elles:

"Je suis par exemple envoyé par e-mail: 'Je suis passé par votre ville, je trouve que c'est très chouette' ou un autre 'Ah je suis passé par votre ville natale'. Je ne comprenais pas ces échanges, c'est une fois en poste à Bordeaux [là où travaille le cadre, NDLR] que j'ai commencé à parler à des collègues. soucis avec lui. "

"Je sentais qu'il y avait une demande pour échanger avec moi qui était très pressante. Un chef qui discute du travail.

Arrivée à "Sud-Ouest" en 2011, une des victimes présumées a été appelée "mise en garde", qu'il fallait "se méfier". Elle aussi, a reçu des messages "tendancieux", comme "Je suis dans mon bain, je pense à toi". Des commentaires confirmés par un journaliste passé par la rédaction de "Sud-Ouest". Il n'est "pas étonné":

"Etant un mec, j'ai remarqué qu'il ne m'a pas prêté le moindre d'attention quand je travaillais pour le journal. revanche, il suitait de ma colocataire qui travaille aussi pour le journal. Elle rentrait et moi disait: "J'ai encore reçu un mail de lui" ou "il doit m'appeler ce soir" … "

Enquête interne

Comme le témoin BuzzFeed, le comportement de ce cadre n'est pas un inconnu de la direction du journal et il avait convoqué dès 2010 à la suite d '"incidents". Déjà à l'époque de jeunes journalistes stagiaires avertis des SMS inappropriés, des " remarques sexistes, voire (des situations) de harcèlement".

"Dans la foulée, j'ai reçu les deux hommes [un des deux est parti à la retraite depuis, NDLR] et les ai prévenus à la moindre incartade, ils sont virés immédiatement. j'ai quitté 'Sud-Ouest' ", assure Bruno Franceschi, l'ancien patron du journal.

Patrick Venries, the complete director of the publication of the title of the publication of the title of Patrick Parent, Patrick Venries la rédaction:

"Le jour où l'on a posté le tweet le 15 octobre, nous avons republié un communiqué pour inciter les personnes concernées à venir témoigner […] Jusqu'à récemment, je n'avais aucun témoignage. J'ai aussi des demandes d'entretien, donc je vais auditer des gens qui viendront signataire de leur nom de famille.

L.B.

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