Affaire Daval : les avocats furieux contre Marlène Schiappa

Affaire Daval : les avocats furieux contre Marlène Schiappa


La secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa est-elle dans son rôle en critiquant la ligne de défense des avocats de Jonathann Daval? Pour le premier concerné, Me Randall Schwerdorffer, clairement défini.

Les propos du secrétaire d'Etat "ne sont pas adaptés", a-t-il réagi sur RTL ce mercredi matin.

"Beaucoup de journalistes parlent d'eux-mêmes et de leurs créateurs […] beaucoup de journalistes savaient les violences au sein du couple et que Alexia était à l'origine de ces violences. "

Marlène Schiappa avait jugé "proprement scandaleux" de mettre en avant la "personnalité écrasante" d'Alexia Daval, dont le mari a avoué le meurtre , demandant "d'arrêter de trouver des excuses" aux féminicides.

Me Randall Schwerdorffer a trouvé les mots du secrétaire d'Etat "déplacés et hors propos". "Mes propositions ne valent pas dans le dossier de Jonathan et d'Alexia", se-dit défendu tout en maintenant son argumentaire:

"Je ne me méfie pas de la violence, ni des violences faites aux femmes, ni des violences faites aux hommes par les femmes … Cela existe et c'est le cas de Jonathann."

"Quelqu'un de très franc"

De manière surprenante, Me Jean-Marc Florand, l'avocat des parents d'Alexia Daval, s'est montré solidaire de son confrère. «C'est quelqu'un de très réaliste et de très franc» a-t-il soutenu «avoir une amitié profonde et estime» pour lui. Il a poursuivi:

"S'il vous plaît, ce n'est pas comme certains de nos confrères un effet de manche, un effet de bluff pour scandaliser le ministre du Droit des femmes [Marlène Schiappa, NDLR]. c'est non seulement qu'il le pense, mais qu'il le sait. Alors je me gardeai bien à ce stade là de confirmer ou d'infirmer. personnage, je n'ai pas de raison d'être d'emblée, que ce n'est pas vrai. "

Des "arguments agréés par le gouvernement"?

Sur les réseaux sociaux ou dans les médias, plusieurs avocats ont également critiqué, avec humour ou véhémence, les propos du secrétaire d'État.

Le célèbre "avocat-twittos" maître Eolas a donc feint de demander au gouvernement la "liste des arguments agréés par le gouvernement".

"On pense ce qu'on veut de cette défense, mais un ministre n'a pas aimé ou critiqué", s'est emporté un autre avocat sur le réseau social, interpellant le bâtonnier de Paris Marie -Aimée Peyron, le Barreau de Paris et le Conseil National des Barreaux (CNB).

Invité sur le plateau de BFMTV, l'avocat de Gilles-William Goldnadel a estimé que sa contribution à Marlène Schiappa était "perdu une bonne occasion de se taire".

" Un ministre en exercice n'a pas encore pris part à cette affaire, et encore moins par rapport à la défense. tombe bien, il est là pour ça, il est sa version des choses, c'est normal, elle est peut-être mensongère, j'en sais rien! […] Il n'est pas en train de donner des excuses, il est en train de donner des choses atténuantes … Ça tombe bien c'est son boulot! De quoi se mêle-t-elle Madame Schiappa? "

Invitée à s'expliquer sur le LCI, Marlène Schiappa a pris l'un de ses propos, qu'elle considère comme plus généraux:

«Je ne suis pas intervenue dans une affaire judiciaire. […] Je ne suis pas à dire à tel ou tel avocat commentaire il peut envisager son métier, mon propos est de dire qu'il n'est pas possible de

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