Les partis n’ont pas trouvé d’antidote face au phénomène Macron

Les partis n’ont pas trouvé d’antidote face au phénomène Macron


Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés … Neuf mois après le résultat de l'élection présidentielle, le macronisme continuer d'agir sur les partis politiques traditionnels comme un poison prêté. Crise de leadership, impasse stratégique, malaise idéologique, problème d'alliances … Les symptômes peuvent varier d'une formation à l'autre. Mais aucune d'entre elles n'a jamais trouvé d'antidote rapide et durable au phénomène Macron.

Tandis que Marine Le Pen ne s'est pas encore remis de sa défaite au second tour et que Jean-Luc Mélenchon et sa France insoumise encore le bon moyen de traduire en actes leur opposition les Républicains n'ont pas tardé à renouer avec leurs vieux démons. Les sifflets et les huées qui ont été émaillées leur dernier conseil national ont une nouvelle fois que la guerre des ego avait de beaux jours devant elle à droite et que les cadres et les militants du parti avaient la rancune tenace.

Laurent Wauquiez, qui est aujourd'hui l'un des hommes politiques les plus mal-aimés de la France n'a pas trop de quatre ans pour affirmer son empreinte et redorer son blason.

Le PS sans argent, sans militants, sans sièges …

A gauche, le malaise est encore plus profond. Le Parti socialiste n'est plus que l'ombre de lui-même. Sans argent, sans militants, sans sièges … et même sans femmes serait-on tenté d'ajouter au regard de la liste exclusivement masculine des candidats au prochain congrès. Les seules candidates féminines ont fini par être écartées, faute d'être parvenues à réunir assez de parrainages, réparer les uns. Ce n'est pas un problème de sexisme mais de posture, arguent les autres. Il n'empêche … De la part du parti qui instaure la parité dans la vie politique française, le symbole fait mal.

François Hollande juge que le Parti socialiste "peut disparaître"

Signe de la rudesse des temps, tous les poids lourds ont préféré jeter l'éponge. Les candidats à la primaire présidentielle sont égaux dans la nature. Hamon et Valls, L'un et l'autre que leur meilleure chance de rebondir était ailleurs, ont carrément claqué la porte. Montebourg, qui n'en finit plus de quitter la vie politique, qualifie délicatement le mal qui ronge ses ex-camarades de "merdisme". Quant à Vincent Peillon, il s'en retourne sous son appentis universitaire après avoir fait un petit tour et puis s'en va

"Pour le PS, renouveler son personnel politique est un défi"

Tout est à reconstruire, du sol au plafond. C'est donc peu dire qu'il a fallu du courage aux quatre prétendants au poste de premier secrétaire du PS pour réhabiliter le gant. Deux anciens proches de François Hollande – Stéphane Le Foll et Olivier Faure – affrontent deux "Emmanuel Maurel et un ancien vallsiste ayant tourné en casaque" Luc Carvounas . Tous faire vouloir fédérer la gauche en conduisant une nouvelle bataille culturelle, mais leur discours paraît bien inaudible sur la forme comme sur le fond. Ce n'est pas l'espace qui manque, compte tenu de la politique que mène Emmanuel Macron.

Matthieu Croissandeau

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