Nous sommes tous juifs

Nous sommes tous juifs



Nous sommes tous juifs, parce que l'Holocauste hante notre histoire et nous impose un devoir de mémoire à l'égard de ses victimes. C'est pourquoi il faut éviter les analogies politiques douteuses qui servent les intérêts politiques du moment.

Par Drieu Godefridi.

Mémoire de l'assassinat de six millions de Juifs par les criminels nazis et leurs suppôts, il est utile de réfléchir à notre rapport comme Européens à cette abomination qui fait partie intégrante de notre histoire, pour en tirer quelques leçons actuelles.

Né trente ans après la Seconde Guerre mondiale, j'ai toujours éprouvé une forte réticence à l'égard d'un certain discours qui se poursuit à nous présenter, en tant qu'Européens, comme co-responsables de ce crime contre l ' humanité.

Cette idée de co-responsabilité repose sur les mythes qui sont ceux qui fondent l'antisémitisme, la responsabilité collective et la responsabilité collective à travers les âges.

Ce sont les mêmes billevesées que soutenaient les auteurs d'imputer aux Juifs contemporains la co-responsabilité de la mort du Christ et d'autres faits historiques. Jean-Paul Sartre à tout cela dans sa vie Question juive même s'il n'en est pas tiré les conséquences qui s'imposaient.

Nous sommes responsables de nos actes

Nous ne sommes responsables que de nos actes, et non des crimes de nos ancêtres. Mais nous ne sommes pas non plus des créatures abstraites, jaillies directement du sein de la Terre. Nous sommes les héritiers d'une civilisation et d'une histoire, que l'on a à juste titre pour l'une des plus fabuleuses de mémoire d'homme.

Ou, c'est défini dans le cœur de cette civilisation qu'est née l'abomination national-socialiste: nous ne revenons pas au point initial, celui d'une sorte de co-responsabilité à l'égard de crimes qui ont précédé notre naissance?

Je ne le crois pas. Car ce n'est pas la civilisation occidentale qui est l'auteur de ce crime, pas même la culture allemande. Ce sont des idées et des idéologies précises, qui ont été élaborées et écrites bien avant que Hitler et ses sbires n'accèdent au pouvoir. (La généalogie intellectuelle est retracée dans La ​​passion de l'égalité essai sur la civilisation socialiste ).

Les nazis étaient socialistes

Hitler et les théoriciens nationaux-socialistes étaient, idéologiquement parlant, des socialistes au sens strict – ils ne sont pas revendiqués du socialisme par hasard! – Dont la plupart des catégories étaient d'ailleurs marxiennes; leur spécificité étant de marier ce socialisme au nationalisme racial.

Ce n'est pas l'individu et la liberté qu'exaltaient les nationaux-socialistes allemands, c'est la communauté, la solidarité, l'équivalent réel: la solidarité raciale que proclamait Hitler dans un discours infecté de 1920 (infecté parce que porteur d'une maladie virulente et si le public a dit que cela se lit tout ce qui allait suivre).

Nous avons le devoir de nous souvenir de quelle source intellectuelle les crimes nazis sont nés. Les crimes politiques ne naissent pas de la malveillance d'un esprit: ils sont la résultante de la mise en pratique d'idées.

Dans le cas de l'Holocauste, les idées sont le national-socialisme qui, en exaltant le collectif de la course, réduit l'individu au statut d'utilité, de rouage, de variable disponible; d'un mortel quand il relève d'un autre groupe ou il cultive sa propre individualité (le bourgeois qu'Hitler exécrait autant que Marx, souvent dans les mêmes termes!). Loin d'être le fruit maudit de la civilisation occidentale, le national-socialisme en est la négation absolue, en valeurs comme en théorie.

Éviter les analogies douteuses

Nous avons le devoir de respecter la singularité de ces crimes, en nous préservant d'analogies douteuses. Quand, de nos jours, une certaine gauche qualifie de rafles des opérations de police pour contrôler les personnes en séjour illégal sur le territoire européen, elle convoque de manière perfide les fantômes du passé.

Car s'il est vrai qu'historiquement le mot rafle existait avant les Nazis et Vichy, il n'est pas moins que les rafles de Juifs par les Nazis ont si cruellement stigmatisé notre histoire que toute utilisation du mot "rafle" ", In English, mobiliser le spectre sordide de ce régime.

Cet amalgame fait mal à nos forces de l'ordre – assimilées à des SS, à ces Einsatzgruppen avides de meurtre qui écumaient les campagnes – il est une blessure aux enfants, aux hommes et aux femmes gazés par les nazis, abattus d'une balle dans la nuque, torturés, néantisés dans leur humanité parce que Juifs. Le mais, l'objet même, de la rafle nazie était le meurtre.

Les justes

De même, le fait de qualifier de "justes" les personnes qui hébergent des migrants en situation illégale . Les Justes ont mis en cachette des Juifs pendant la guerre.

Ces justes – ils étaient, infiniment, et courageux au sens vrai de ce terme! – when on the arrestait, were tortured, déportés to camp camps of extermination, when they not pas executés sur place, souvent avec les membres de leur famille. Là encore, la comparaison n'est pas seulement fausse, elle est impardonnable.

Nous sommes tous Juifs, parce que l'Holocauste hante notre histoire et nous impose un devoir de mémoire à l'égard de ses victimes.



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