Le jour où la mode nous a fait pleurer en dansant un slow

Le jour où la mode nous a fait pleurer en dansant un slow


Je vous décris la scène: ça passe au dernier spectacle Kenzo, dans un hangar immense, vers la porte de la Villette, à Paris . Les garçons et les filles défilent en même temps.

D'abord les garçons, ensuite les filles. Pendentif qui arpentent le podium, des comédiens, qui jouent des petites scènes parsemées et là, qui sont filmées et diffusées sur des écrans géants. Sur une déjà une nouvelle sorte de spectacle, de théâtre devenu le cinéma instantané.

Ensuite, il s'agit d'une histoire d'amour, et ces choses sont universelles. Les tout jeunes mannequins passent et repassent avec, sur les écrans, une autre vie humaine se déroule. Même les plus cyniques de mes collègues finissent par regarder le film en même temps que le spectacle, et s'étonner – ce qui est déjà pas si mal! Il est vrai que c'est infiniment bien fait. Il y a un côté Wong Karwai, même pas du pauvre. Puis vient le final, où les deux mondes se rejoignent: un des acteurs, un jeune homme, sorte de scène, et lentement s'avance sur le podium. Une jeune fille, pas loin de lui, fait de même, et les qui se font font face et s'enlacent. Les gens dans l'éternité de leurs sentiments, et les qui sont dansent lentement.

La musique n'est pas anodine, c'est "Dreams" des Cranberries avec la voix de Dolores O'Riordan, celle qui vient de disparaître, et va être enterrée deux jours plus tard. Et bientôt tous les mannequins masculins et féminins de ce spectacle rejoignent le couple et dansent le slow, eux aussi. Garçon et fille, mais pas forcément. Bientôt ils dansent tous, là devant nous, et bon sang c'est la première fois que le mode rejoint des êtres. On reste là, tous, à regarder ces gosses qui ont si peu connu les ralentis. Ils ont l'air d'adorer ça. Et pour cause!

Leurs gestes sont chastes, comme si vous les avions à tout réapprendre de cette merveilleuse et propice au bonheur. Un des plus beaux moments que j'aie jamais vus en mode. Puissent ces gamins remettre cette danse au goût du jour, sur en un besoin fort … Vive les ralentit!

Sophie Fontanel

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