Céline Géraud : “De ma chambre, je vais pouvoir voir Kim Jong-un faire son brushing”

Céline Géraud : “De ma chambre, je vais pouvoir voir Kim Jong-un faire son brushing”


Céline Géraud et Laurent Luyat présentent des extraits de la journée depuis le plateau de Pyeongchang sur France 2 et France 3.

TéléObs. Enfin, le y est …

Céline Géraud. Oh que oui. J'ai découvert la Corée en 1988 pour les JO de Séoul avec l'équipe de France de judo. J'y reviens trente ans plus tard mais avec ma casquette de reporter. Ce sont mes quatrièmes Jeux d'hiver. C'est comme une escale, entre deux olympiades d'été. On vient de m'annoncer qu'il y fait -15 °.

Comment allez-vous travailler?

J'anime tous les jours cinq heures d'antenne non-stop, de 7 heures à midi, heure de Paris. Je me considère comme un électron libre. En fonction des besoins, je vais d'une zone mixte à une autre pour faire des interviews, apportez mon soutien. J'aime être sur le terrain, même si le rôle de présentateur m'excite: sur l'enchaîne des heures de direct, sur passe les plats, sur est au coeur du dispositif. A l'heure où je prendrai l'antenne, nous commencerons par ce que les spectateurs ont raté pendant la nuit. Une sorte de piqûre de rappel des temps forts. Sur le tour des stades, des consultants qui expliquent les chances de médailles.

Quelles sont vos spécialités?

Aucune en sports d'hiver. Nous préparerons nos fiches. Nous nous rendons à l'ordre de marche comme des samouraïs coréens … Je vais avoir mal de curling dans ma tranche: c'est une discipline exotique qui fait des audiences incroyables et amuse beaucoup les gens.

Donnez-vous des consignes à vos équipes pour éviter les dérapages?

Non, mais l'idée est de cadrer les consultants. Quand ils s'enflamment, le journaliste sur place doit reprendre la main et éviter les diatribes un peu maladroites.

Ces JO vont être très politiques, non?

Cette olympiade va, en effet, être riche en événements. L'équipe coréenne de hockey sur glace féminine est réunifiée. Le commentateur de la discipline doit être capable d'aller au-delà du sport, de faire de la géopolitique. Il faut savoir dégainer assez vite si un scandale sur le dopage éclate ou s'il y a un souci entre les deux Corées.

On est à 80 kilomètres de la frontière … De ma chambre, je vais voir Kim Jong-un en train de faire son brossage. Il peut venir à la cérémonie, il est une équipe qui défile. Mais la réunification ne va pas sans poser problème. On s'aperçoit qu'elle ne va pas à grand monde. Les hockeyeuses qui s'entraînent comme des dingues pour essayer de gagner ce reportage très l'arrivée des Nord-Coréennes, qui sont à leur plus bas niveau, leur sont des obligés d'amputer de moitié leur équipe pour l'accueil et le sacrifice donc leurs chances de médaille.

Pour la Russie, il n'y a rien ni drapeau ni hymne mais les sportifs seront au rendez-vous. Poutine ne leur a pas interdit d'y venir. On était déjà habitué à voir défiler les athlètes sous le drapeau olympique comme les migrants et les réfugiés à Rio. Ça commence à rentrer dans nos esprits. Chaque olympiade a son histoire, j'ai hate de voir celle-là.

France Télévisions diffusera-t-elle les jeux Olympiques de 2024 à Paris?

On est dans l'attente mais sur y croit tous. Il reste encore six ans. C'est un semi-marathon, une course d'endurance semée d'obstacles. France Télévisions est un candidat naturel pour les Jeux. En attendant, je prépare les JO de 2020 à Tokyo. C'est un pays où j'ose vivre, d'ailleurs je prends des cours de japonais …

Propos recueillis par Nebia Bendjebbour

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