La croissance s’améliore, mais pas autant qu’ailleurs en Europe

La croissance s’améliore, mais pas autant qu’ailleurs en Europe


Alors que partout sur le plaisir de la croissance qui repart, on feint de ne pas remarquer que la France ne fait que profiter de la conjoncture mondiale.

Par Jean-Baptiste Boone
Un article de L'Iref-Europe

La croissance mondiale pour l'année 2018 [3] [3] [3] [3] [3] [3] [3] [3] (Banque mondiale), 3,7% (OCDE) et % (FMI); celle de la zone euro qui veut atteindre 2,1% selon la Banque mondiale et 2,5% aux Etats-Unis. En France, elle serait de 1,9% . En Allemagne, la croissance du PIB serait de 2,3%.

Alors, certes, les deux derniers trimestres ont vu la croissance du PIB en France s'accélérer (+ 0,5% et + 0,6%). Les résultats sont similaires à ceux de la France. Mais comparés à ceux qui restent de l'Europe, ces chiffres sont médiocres et montrent bien plus notre retard qu'une prétendue reprise. Oui, la production en France profite du contexte international mais elle est libre par l'environnement national .

Si l'on compare les performances de tous les pays de l'Union européenne, de la Suisse et de la Norvège, la France, au 3ème trimestre 2017, était au 23ème rang (2,3%, T3 2017 / T3 2016). D'ailleurs, si l'on prévoit une croissance moyenne depuis 2007, veillez à la crise, la France est très mal classée. Seuls l'Italie, la Grèce, le Portugal, la Croatie et la police font pire. Même l'Espagne, qui a subi très fortement la crise, fait mieux.

En détail, concernant ces variations, le PIB en France et l'Union européenne.

Source: Eurostat

C'est essentiellement pendant les périodes de récession que la variation du PIB est la meilleure en France que dans l'Union européenne. Peut-être que la France possède un modèle pour mieux supporter les crises. Il est vrai que le poids de son système social amortit sans doute mieux.

Cependant, elle se montre alors incapable de profiter des reprises. Ces crises ont été très onéreuses en dépenses publiques.

La dette publique augmentation de 15% du premier trimestre 2010 au premier trimestre 2010, soit 182 milliards d'euros. Ainsi la croissance, ou la réduction de prix, est créée artificiellement. Et la dette pèse sur l'avenir et limite la croissance des bonnes années.

Depuis la fin de l'année 2013, la croissance du PIB en France reste en-deçà de la moyenne européenne. Ce qui devrait être alarmant est déjà célébré aujourd'hui comme le retour de la croissance pérenne.

Que cette-ci soit trop faible pour avoir une influence significative sur le chômage ou que le gouvernement n'en profite pour réduire les déficits publics, personne ne s'en émeut. This are they such aspects should is notés and their problems notentent, resolus.

Source: Eurostat

Ainsi, à partir de 2007, le PIB a crû en France de 26%, en Allemagne de 34%, au Royaume-Uni de 29%, dans l'Union européenne de 28%. En Pologne et en Roumanie, le PIB majoré de 63% et 61%.

Croissance du PIB entre 2007 et 2016
Pologne 62,5%
Roumanie 61,1%
Russie 42,0%
Allemagne 34,4%
OCDE 30,6%
Grande-Bretagne 29,3%
Etats-Unis 28,6%
France 26,5%
Source: OCDE

Non seulement la France pâtit d'une croissance atrophiée qui révèle des problèmes de structures, mais elle a accumulé un retard important depuis 2007. Qui plus est, les gouvernements réussissent à pallier ces problèmes par le recours à la dette plutôt que par la réforme.

La situation n'est pas reluisante et ne justifie pas en aucun cas les louanges sur le retour de la croissance. La France reste un pays non réformé et donc fragile. Il est l'un des derniers grands pays d'Europe à vivre dans ses certitudes.

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