Le patron d’un salon de coiffure parisien condamné pour “traite d’êtres humains”

Le patron d’un salon de coiffure parisien condamné pour “traite d’êtres humains”


La nature de la condamnation n'est pas anodine. Le gérant du salon de coiffure "New York fashion" dans le 10e arrondissement de Paris, Mohamed Bamba, a été condamné pour "traité d'êtres humains" par le tribunal correctionnel, jeudi 8 février. Travail dissimulé, paes misérables versées en retard, hygiène du salon désastreuse: les 18 employés du salon dans les conditions déplorables

Mohamed Bamba avait déposé le bilan après la grève de ses salariés en mai 2014, qui dénonçait leur situation de travail et de paies non versées. Il était ciblé par une plainte des anciens employés du salon de coiffure pour "traité d'êtres humains", "travail dissimulé" et "faillite frauduleuse".

A l'issue du procès qui s'oppose à Mohamed Bamba à la CGT et aux employés du salon, une peine de deux ans de prison, dont une ferme, une été requise contre le gérant. Ce dernier doit également payer "1.500 euros de dommages et intérêts pour chaque partie civile, la CGT et les 18 ex-employés.

Mohamed Bamba à l'interdiction de fréquenter le 10e arrondissement de la capitale pendentif trois ans et l'interdiction d éfinitif de gestion un établissement.

1,43 euro par heure

Le gérant du salon situé au 57 boulevard de Strasbourg présente une vision de la situation de «vulnérabilité» des personnes qu'il recrutait. En situation irrégulière pour 17 d'entre eux, les employés ont subi des conditions de travail illégales, et une rémunération "inférieure de plus de 40% au Smic".

Selon la présidente de la chambre du tribunal correctionnel, les employés clandestins "ne faut pas d émetner au risque de perdre des salaires non encore versés ou ont été retardés."

Au total, les salaires payés à la tâche (pour une manucure ou un d éfrisage par exemple) et les salaires dépassaient rarement 1,43 euro de l'heure. Les jours dépassaient souvent les dix heures sans pause, et cela, six jours par semaine.

" D '' habitude, la condamnation pour ' traité d ' êtres humains 'est liée à du proxénétisme À ma connaissance, c'est la première fois que le tribunal reconnaît dans un contexte de travail collectif d «une entreprise que des salariés ont été soumis à une ] traite d 'êtres humains ", à modifier Maxime Cessieux, avocat de la CGT et des employés.

"Une première historique"

L'inspectrice du travail auditionnée devant les juges a dit n'avoir jamais commis autant d'infractions commises par un même employeur. Mohamed Bamba a déjà été condamné en novembre 2016 à deux ans de prison dont un avec sursis, notamment pour travail dissimulé. Il était alors en fuite et avait fait opposition du jugement.

Hélène Bidard, adjointe du PCF à la mairie de Paris en charge de la lutte contre les discriminations, s'est félicitée de l'issue du procès, une "première historique": "C'est d ésormais une jurisprudence qui doit nous permettre de faire valoir le droit du travail partout à Paris, capitale des droits humains ", indique-t-elle dans un communiqué.

(Avec AFP)

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