Un marché du travail flexible profite aux travailleurs

Un marché du travail flexible profite aux travailleurs



Une économie dynamique, qui laisse place à l'entrepreneuriat et la tenue des investissements, est un meilleur gage de conditions avantageuses pour les travailleurs qu 'une tonne de lois et de règlements qui prévoit le marché du travail trop rigide.

Michel Kelly-Gagnon, depuis le Canada.
Un article de l'Institut économique de Montréal

Ces derniers mois, les médias ont fait le portrait de plusieurs régions ou industries au Québec où il existe des pénuries de main-d'oeuvre, mais qui ne sont pas seulement des salaires plus élevés, mais aussi toutes sortes 'avantages sociaux. Les entreprises les font-elles parce qu'elles ont été généreuses? La réponse est évidemment non: avoir des façons de continuer à faire des profits.

Les coûts en termes de production ralentie, d'opportunités d'expansion perdues, ou de contrats qui peuvent être honorés à temps à cause de postes vacants peuvent être très élevés. De même, une forte rotation des employés entraînant des bouleversements et des coûts additionnels, notamment sur le plan de la formation. Il est bien plus rentable pour une entreprise de garder ses employés et productifs plus longtemps possible.

La ​​concurrence remplace les syndicats

Le magazine Forbes consacrait justement un article de fond à ce sujet dans son dernier numéro, sous le titre « La concurrence est la nouvelle union » («La concurrence remplace les syndicats» ). On y cite des études indiquant que les entreprises qui se présument mieux sont celles qui tentent de fidéliser leurs travailleurs en leur offrant de bonnes conditions.

Alex Edmans, un professeur de finance de la Penn's Wharton School, a publié un article sur le sujet. Celles-ci ont mieux performé que le marché boursier de 2,3 à 3,8 points de pourcentage par an, peu importe les conditions économiques.

Plus récemment, il a étudié la relation entre la satisfaction des employés et le rendement des actions dans quatorze pays. Ses résultats à la réflexion: dans les pays où le marché du travail est rigide, comme l'Allemagne, où la réglementation et les conventions collectives limitent fortement la marge de manœuvre des gestionnaires, offrent de meilleures conditions aux travailleurs ne procurent que des avantages minimes sur le plan du rendement.

Des revenus plus élevés

Au contraire, dans les marchés du travail flexibles, comme aux États-Unis et au Royaume-Uni, une bonification des conditions des travailleurs a produit le plus augmenté.

Le contre-exemple le plus flagrant est probablement celui de la France, où le président Macron tente depuis son élection d'assouplir des lois du travail notoirement rigides, qui rejettent parfois impossibles les licenciements et imposent des règles mur à mur à des industries entières.

Le taux de chômage chroniquement élevé, aujourd'hui à 9,7%, soit le double de celui du Québec. Au Québec, nous avons un marché du travail un peu plus rigide aux États-Unis, mais infiniment moins qu'en France.

Certaines réalités ne changent nécessairement. Un employé de Walmart avec un secondaire 5 ne jamais jamais le salaire d'un ingénieur dans une entreprise de haute technologie, pénurie de travailleurs ou de pas. L'argument que je souhaite faire ici est simplement qu'il est faux de prétendre que les travailleurs sont les grands perdants dans un système de libre entreprise, avec un marché de travail relativement libre.

L'offre et la demande

C'est un cliché, mais il faut le répéter parce qu'il est fondamental: dans un marché, tout est fonction de l'équilibre entre l'offre et la demande. Exigez des prix trop élevés et vous ferez les clients; des prix trop faibles vous mèneront à la faillite.

La logique est similaire pour la main-d'œuvre. Les entreprises ont intérêt à payer le prix qu'il faut pour attirer et garder les employés qui ne sont pas nécessaires, simplement parce que c'est rentable de faire. Pas plus, mais pas moins non plus.

Malheureusement, les avis publics n'apprécient pas toujours ce processus. Ils préfèrent légiférer pour hausser les salaires ou toute sorte de règlements dans le mais d'améliorer les conditions des travailleurs. Les bonnes intentions sont mieux connues que les effets pervers à long terme.

Les travailleurs, au Québec comme ailleurs, sur le gros bout du bâton en ce moment. Il faut s'en réjouir. Il faut également rappeler que la raison principale est une situation économique favorable.

Une économie dynamique, qui laisse place à l'entrepreneuriat et à l'habillement des investissements, est un meilleur gage de conditions avantageuses pour les travailleurs qu'une tonne de lois et de règlements qui se présentent le marché du travail trop rigide.

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