Gérard Collomb contredit Parly et souhaite un service national universel “obligatoire”

Gérard Collomb contredit Parly et souhaite un service national universel “obligatoire”


Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb a réaffirmé dimanche sa volonté que le service national universel, promesse de campagne d'Emmanuel Macron dont la forme n'est pas encore définie, soit "obligatoire".

"Le président de la république (…) à une qualité, c'est la persévérance dans les idées, aujourd'hui, on est en train de réfléchir sur la forme que cela pourrait prendre mais il encore réaffirmé récemment "Signé Gérard" Collomb lors d'une émission sur FranceInter / FranceInfo / Le Monde.

Interrogé si lui-même désirait que ce service soit obligatoire, le ministre à l'affirmation: "Oui, bien sûr".

"Ce n'est plus le service d'un an passé par le passé, c'est peu semaines, un mois mais au moins on se retrouve ensemble, il y a un brassage social", à -il dit.

Un mois de "vie militaire": à quoi ressemblerait le service national de Macron

"Rendre attractif"

Vendredi, la ministre des Armées, Florence Parly, a déclaré que "ce sera un service qui ne doit pas nécessairement avoir un caractère obligatoire, au sens où les gendarmes viendraient le réfractaire, mais ce sera un service qu'on cherche à rendre attractif pour les jeunes afin qu'ils soient incités à le faire, à la fois pour eux-mêmes, pour ce qu'ils et apprendront et aussi pour ce qu'ils pourront donner aux autres ".

A l'origine, la promesse lancée en mars 2017 par le candidat Macron était de rétablir un "service national obligatoire et universel", d'une durée d'un mois et pour l'ensemble d'une même classe d' âge, "soit environ 600.000 jeunes par an".

«En cas d'empêchement obligatoire», précise vendredi l'entourage de Florence Parly.

Doutes

La faisabilité de ce projet suscite des doutes, en raison de son coût (estimé entre deux et trois milliards d'euros par un Emmanuel Macron pendant sa campagne) et des capacités d'accueil des armées, réduites depuis la suppression en 1997 du service militaire.

Le chef de l'État a chargé un groupe de travail d'auteur des travaux de préfiguration et rend ses conclusions en avril sur l'instauration de ce service. Un rapport parlementaire sur le sujet est également attendu le 21 février.

Jean-Michel Blanquer, le Conseil d'orientation des politiques de la jeunesse (COJ), qui recommande les services majeurs des politiques jeunesse, recommande que ce service ne soit pas obligatoire », notamment« une rupture »dans le parcours scolaire, professionnel ou dans la vie personnelle des jeunes

(Avec AFP)

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