Réforme de l’apprentissage : enfin des avancées ?

Réforme de l’apprentissage : enfin des avancées ?


Muriel Pénicaud vient de proposer une réforme de l'apprentissage qui, sans être la révolution qui attendait apporter des avancées importantes dans le sens d'une «Politique de l'offre».

Par Eric Verhaeghe.

Muriel Pénicaud vient de proposer une réforme de l'apprentissage qui, sans être la révolution qu'on attendait (fusionnant l'apprentissage et la professionnalisation, par exemple), apporte des avancées importantes dans le sens d'une «politique de l'offre». Ces progrès méritent d'être soulignés (et décryptés) dans un pays où l'apprentissage est, depuis le passage de la gauche au pouvoir, une zone sinistrée.

La France de 2018 compte plus de 400 000 apprentis, soit moins qu'en 2008. Ce chiffre sur la régression que le quinquennat Hollande a produit sur lutte contre le chômage . En Allemagne, les apprentis sont près de quatre fois plus nombreux qu'en France. Sur mesure bien ici la différence dans les modèles d'éducation de chaque pays.

Baisse de l'apprentissage: les régions en cause

Il faut un jour prendre le temps d'analyser les différentes raisons pour apprendre l'est devenu, en France, un tel désastre. En particulier, il documenter la corrélation entre l'offre d'enseignants et la décision d'ouvrir les centres d'apprentissage.

Tout laisse à penser aujourd'hui que la régionalisation de l'alternance à un conduit à l'organisateur les filières, non d'après le besoin de l'économie ou d'après le marché de l'emploi, mais d'après le stock d'enseignant disponibles. C'est d'ailleurs pour cette raison que la ministre peut supprimer le monopole d'ouverture des centres d'apprentissage, et autoriser les branches à ouvrir les moyens de libre.

Une fois de plus, les méfaits de la décentralisation, peu visibles ou peu en avant, ont des impacts profonds sur le marché de l'emploi en France.

La fin des communes tâtillonnes

Comble du paradoxe, selon un tropisme français, une réglementation «protectrice» a singulièrement compliqué le développement de l'apprentissage. Le ministère du Travail et le législateur ont répandu le mythe selon lequel il fallait protéger les apprentis contre les employeurs qui formaient. D'où une multitude de règles idiotes interdisant aux apprentis d'assurer les mêmes les postes de travail que leurs maîtres d'apprentissage, etc

Muriel Pénicaud consent à revenir sur ces absurdités, dont l'empêchait notamment l'employeur de rompre le contrat d'un apprenti. Désormais, le droit applicable aux apprentis se rapprochera de celui applicable aux salariés. Cette évolution semble de bon sens.

En particulier, le recours aux prudhommes ne sera plus nécessaire pour rompre le contrat d'un apprenti après la fin de la période d'essai.

Un premier doigt dans la question du financement

Pour le grand public, ces questions sont mystérieuses. En savoir plus sur les questions de l'opacité liée au financement de l'apprentissage, les propositions de Muriel Pénicaud apportent un peu d'ordre dans le dispositif.

En particulier, le projet Pénicaud consentement de transformer l'incompréhensible taxe d'apprentissage en contribution alternance équivalente à 0,85% de la masse salariale. This contribution revival integrally to centres of formations then the current taxe to the half of its product in the ways buissonniers.

Pour le coup, l'initiative mérite d'être saluée. Elle est ambitieuse, elle est bienvenue, elle est nécessaire.

La complexité pas encore vaincue

Cela dit, la ministre a pris de bonnes mesures, mais elle n'a pas encore entamé la révolution qui règle la difficulté systémique de l'alternance en France. Celle-ci reste obscurément divisée entre professionnalisation et apprentissage.

Peu de gens, et en particulier peu d'employeurs, est capable d'expliquer les différences entre les deux dispositifs. D'emblée, la ministre avait expliqué qu'elle ne va pas à ce sujet. Il n'est pas impossible que ce choix initial lui ait permis de mieux réformer le reste.

Il n'en reste pas moins que l'alternance en France demeure un sujet compliqué et que le grand coup de pied de l'âne dans la fourmilière bureaucratique n'est pas encore arrivé.

Sur le web



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *