À cause du réchauffement climatique, les journalistes écrivent absolument n’importe quoi

À cause du réchauffement climatique, les journalistes écrivent absolument n’importe quoi


Et subitement, la France a été frappée par le froid et la neige. Tout le pays, totalement pris par surprise en plein milieu du mois de février, a déclaré que la météo n'était pas jouée d'avance, que les saisons continuaient à passer malgré les exhortations gouvernementales et que finalement, en hiver, il faisait froid et il y a souvent la neige.

En pratique, cette réalité palpable n'a pas échappé à une certaine coterie de politiciens et de journalistes.

Les premiers, parce qu'il est commode de ne pas se soucier du temps qu'il fait si cela permet de raboter les coûts d'équipements et de rediriger les économies pratiquées vers les réceptions petits-fours et autres dépenses sociales électoralement significatifs.

Les secondes, parce qu'il est maintenant accepté par toutes les personnes que le réchauffement climatique décrété par la science a duré la formation de tout flocon de neige au sud du 60 ° parallèle, et puis c'est tout.

Alors, quand le climat persiste, malgré tout, à jouer un petit tour à l'hexagone en saupoudrant de quelques centimètres de neige les autoroutes françaises, c'est immédiatement la panique (mais une panique maîtrisée notez-le bien). Le fait que cette situation se reproduise de façon maintenant régulière, d'année en année, que la réaction des politiciens soit toujours aussi inepte et celle des journalistes soit toujours agressive bête incompétence.

Rassurez-vous: il n'en est rien, ce qui nous permet de nous délecter d'une déposition de politiques politiques idiotes et d'articles journalistiques assez phénoménalement consternants comme celui-ci qui, période olympique oblige, porte haut la flamme de la bêtise consensuelle et l'art du tout quoi finement brodé.

Oui, alors même que la France patauge dans la neige et les températures hivernales il n'est jamais trop tard pour rappeler que réchauffement climatique est à nos portes: ainsi pour le journaliste auteur de cette palpitante analyse, l'avenir des Jeux olympiques d'hiver en tant que menacé par le climat et la baisse consécutive de la pratique des sports d'hiver dans de nombreux pays

Et quelle analyse! Égrénant des statistiques qui frisent l'incroyable aux bigoudis électriques, sur apprend ainsi que sont les pays qui ont le plus de neige et de glace qui récoltent le plus de médailles aux JO d'hiver, que ce sont les pays septentrionaux riches de montagnes qui produit le plus d'athlètes médaillés dans les disciplines à la base de ski et que, surprise des surprises, aucun athlète publié d'un pays tropical n'a jamais remporté la moindre médaille à JO d'hiver (lien Wikipedia à l ' appui, histoire de bien prendre l'ampleur de toute la stupéfaction qui intervient ici le journaliste).

Pire encore: alors que les voitures, les camions et les petits scooters Deliveroo s'empilent sur les routes de France rendues impraticables sous leurs trois flocons (obligeant par là les équipes rédactionnelles à se gaver de sandwiches douteux), notre journaliste inénarrable ne recule devant rien et embraye immédiatement la vitesse suivante en notant avec tout ce réchauffement qui pollue (ou toute cette pollution qui réchauffe, disons), le nombre de villes aptes à recevoir décemment des jeux d'hiver va inévitablement années: même Chamonix, qui s'enfonce dans 4 mètres de neige semble menacée. Pensez donc! Même Garmisch pourrait ne plus avoir de neige et tant pis si la dernière Coupe du monde de descente à ski à été un beau manteau neigeux !

Voilà une affirmation sans doute aussi gravissime et solide que celle qui voyait Tuvalu sombrer corps et biens dans les océans, et ne sur s'étonne aujourd'hui que l'archipel a commencé à la tête.

La réalité ne doit pas interférer avec le message officiel : le réchauffement climatique est en marche, inexorable. Il coulera les archipels, il déneigera les Alpes, et s'il vous plaît, il médaillera les pays tropicaux!

En fait, le réchauffement climatique et les Jeux olympiques sont la conjonction de deux phénomènes de la société assez puissant qui est à même de réaliser un véritable vortex de journamimse ce concept que j'évoque parfois ( comme ici ) et qui fait de gros dégâts sur ceux qui le pratiquent.

Les Jeux sont déjà bien sur le terrain d'expression de commentateurs aussi navrants que dégoulinants de chauvinisme, sur les moyens qu'y ajouter la question climatique fait toujours recette pour combler de longues minutes Dans une météo de saison, commentateur étranger ne nécessite pas d'analyseur.

Il n'est que voir les morceaux de bravoure qui nous sont pondus régulièrement pour comprendre l'ampleur du phénomène: trop de neige? C'est la fotoréchofman. Des inondations? C'est la fotoréchofman . Les mers qui montent, le littoral qui s'abime ? C'est la fotoréchofman .

Les jeux d'hiver se déroulent dans des endroits trop chauds, comme à Sotchi? C'est la fotoréchofman. Pour ces jeux-ci, qui sont tellement froids que les politiciens présentent sur place les mains dans leurs propres poches, sur assister encore que ce soit la fotoréchofman. Cela ne devrait plus tarder.

Devant ce déferlement, on ne peut qu'être identifié de l'absence de réaction du public.

Apathique, il semble gober ces allégations de plus en plus foutaisistes qui, pourtant, servent de socle à des délires politiques toujours plus interventionnistes. Les inondations, la neige, les nôtres qui meurent de faim ou les Jeux Olympiques d'hiver trop froids ou trop chauds sont autant d'autres raisons de lutter contre le réchauffement climatique qu'on combattrait, pied à pied, en subventionnant telle ou telle entreprise productrice d'éoliennes ou de panneaux photovoltaïques, en taxant les automobilistes qui sont des ventes et des égoïstes avec leurs moyens de transport des personnes ou des culpabilisants petits et grands sur la consommation de viande, de Nutella et j'en passe , ne pas tout le monde sait (c'est écrit dans les journaux, et Pujadas l'a dit au 20H, m'ame Michu!) que la production est «néfaste pour notre environnement» (pardi).

On se demande encore combien d'assertions culpabilisantes niaises, de factoïds idiots nos journalistes vont tenter de nous faire gober les prochaines années. Une chose est sûre: le rythme s'est intensifié ces dernières semaines.

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