“Casse du siècle” : Jacques Cassandri, véritable “cerveau” de l’opération ?

“Casse du siècle” : Jacques Cassandri, véritable “cerveau” de l’opération ?


Un tunnel, des chalumeaux, du vin et un message aux policiers: à l'été 1976, la Société Générale de Nice est le théâtre du "casse du siècle". Montant du butin estimé: 46 millions de francs. Le "cerveau" de l'opération? Albert Spaggiari. Du moins, selon la légende. Car le casse réalisé il y a plus de 40 ans et serait en réalité l'oeuvre de Jacques Cassandri. Ce qui reléguerait le premier coupable désigné par un simple exécutant de l'équipe dirigée par le second.

Jacques Cassandri, le " vieux de la vieille banditisme corso-marseillais", comme le surnomme "Le Parisien" est jugé dans l ' affaire de cet impressionnant cambriolage ce lundi 12 février, devant le tribunal correctionnel de Marseille. Il est notamment reproché d'avoir bâti sa fortune familiale autour de la rapine. Et c'est lui-même qui le dit …

Dans son livre, "La vérité sur la casse de Nice", paru en 2010 et signé sous le pseudonyme d'Amigo, Jacques Cassandri s'attribue en effet le succès du "casse du siècle". Soucieux d'être pris au sérieux, le bandit revendiqué n'oublie aucun détail. Pour les policiers, c'est sûr, il était bien présent le jour des faits. De quoi suffire à l'incriminer, malgré la prescription du vol, pour blanchiment d'argent. Jugé aujourd'hui à 74 ans, il compare avec ses enfants et certains de ses proches.

Un scénario minutieusement élaboré

Les cambrioleurs choisis pour un week-end, les 16 et 17 juillet 1976. Pendentif deux jours et deux nuits, ses dévalisent près de 200 cafés de particuliers, sans oublier le coffre-fort donnant sur l'avenue Jean-Médecin. Argent liquide, lingots, bijoux … le butin, difficile à évaluer dans un premier temps et qui a jamais été retrouvé, estimé à 46 millions de francs

Le vol n'est découvert que le lundi en fin de matinée lorsque la direction de la banque s'aperçoit que la porte d'accès à la salle des coffres est mystérieusement bloquée.
"Les gangsters, ont pris soin de, avant de disparaître, de souder de l'intérieur au chalumeau", rapport alors l'AFP.

«Cette opération est digne des meilleurs« policiers », entendait-on autour du groupe de police tentant de remonter dans le sens inverse du chemin emprunté dans les gangsters dans les égouts de Nice.« Touchez-pas au grisbi »de Jacques Becker et 'Mélodie en sous-sol' d'Henri Verneuil étaient les deux titres revenant le plus souvent dans les conversations des Niçois informés de la nouvelle de 'casse' ", rapportent un journaliste de l'Agence.

Les enquêteurs découvrent rapidement que la mise en sac de la banque -située à moins de 200 mètres de la Sûreté urbaine – un été préparé par un groupe d'au moins six cambrioleurs, selon un scénario minutieusement élaboré.

Une "opération gigantesque"

Les malfaiteurs ont transporté une trentaine de bonbons d'acétylène à bord d'une camionnette le long d'une voie souterraine, réservée à la voirie, au théâtre de Nice et au casino municipal sur une distance de 1 5 km Puis, ont mis en place un tunnel de huit mètres de long qui ont été creusés.

"Ils ont creusé le boyau exactement au niveau qui permettait de faire basculer le coffre de 5 tonnes qui a été adossé au mur par lequel il a pénétré dans la salle des coffres. explique à la presse le commissaire principal de la police judiciaire de Nice, Jacques Besson.

"C'est une équipe éclectique, composée de techniciens du casse", qui a réussi cette opération gigantesque. des passages d'égout pour permettre l'éclaircissement des baladeuses nécessaires à la construction du tunnel. ", raconte l'AFP.

Bouteilles de vin et de photos coquines

Dans le sous-sol de la banque, les gangsters, qui n'ont aucune empreinte, ont "tranquillement pris leurs aises", précise le journaliste.

Les murs ont été "égaillés" à l'aide d'une série de photos pornographiques "et l'argenterie retirée des coffres transformés en" vase de nuit "…

Les enquêteurs y retrouvent "des restes de repas – potage, croûtons de pain … -, des bouteilles de vin et de paquets de cigarettes encore pleins", ainsi qu'un message des cambrioleurs:

"Ni coup de feu, ni violence, ni haine."

Le lendemain, l'AFP a décrit des scènes de panique dans la banque, prix d'assaut par des centaines de clients "surexcités pressés de savoir si le numéro de la clef de leur coffre était couché sur la liste fatidique des coffres fracturés ".

Alors que le directeur de l'établissement tente tant bien que mal d'interdire l'accès à la salle des coffres, "un verre d'eau de vie (doit) être servit à une femme défaillante après l'annonce de la disparition de ses bijoux ".

"Un patrimoine considérable"

Une «opération gigantesque», dont aurait fait partie Jacques Cassandri, surnommé «Le tondu», rapport à sa calvitie. L'homme a beau avoir signé son ouvrage – qui fait office d'aveux – avec un pseudonyme, les policiers ont retrouvé dans son ordinateur le manuscrit, preuve qu'il était l'auteur. Son avocat, Maître Frédéric Monneret, a eu beau plaider la carte du roman de fiction qui n'est pas source de preuve, Jacques Cassandri se retrouve au lundi au tribunal.

Il faut dire que sa fortune, pour un homme qui n'a jamais travaillé de sa vie, laisse perplexe. La justice soupçonne Cassandre d'avoir bien placé son argent gagné frauduleusement dans le "casse du siècle". Notamment en investissant dans une boîte de nuit à Marseille, des terres en Corse, une maison en Savoie ou encore des dizaines de milliers d'euros de fourrure qu'il partage avec certains de ses proches.

"La fortune de Jacques Cassandri et la conséquence de la famille Cassandre (voir) puiser son origine d'origine dans le butin retiré de la casse de Nice", affirment les enquêteurs qui parlent d'un "patrimoine considérable."

Jacques Cassandri à l'avoué être ressorti plus riche de deux millions de francs après le casse. Mais nie les avoir investis.

B.K.

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