Des perturbateurs endocriniens dans le maquillage pour enfants ?

Des perturbateurs endocriniens dans le maquillage pour enfants ?


Fards à paupières, rouges à lèvres, vernis colorés … Certaines marques de jouets sont depuis longtemps utilisées pour les enfants. Mais ces produits sont-ils sans risque? Dans son numéro de février 2018, le magazine «60 millions de consommateurs» appelle les parents à la vigilance

" Des perturbateurs endocriniens potentiels comme le propylparabène, le phénoxyéthanol, des phtalates … des ingrédients soupçonnés de risques sérieux sont légion dans les produits de beauté pour petites filles", précise la revue.

Les risques ne sont pas anodins car la peau fine des enfants est particulièrement fragile, souligne le dossier. De plus, les rouges à lèvres ou les vernis à ongles peuvent être ingérés, si l'enfant rencontre ses principales à la bouche. Le magazine s'est ainsi penché sur plusieurs palettes de maquillage et un relevé de la présence de quelques substances allergènes.

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Toxicité, allergènes et perturbateurs endocriniens

On trouve notamment des traces d'un "filtre UV, l'octocrylène" dans un gloss "Reine des neiges" de la marque Disney. Cette substance allergisante est considérée comme un perturbateur endocrinien potentiel, souligne la revue. Ce même rouge à lèvres "fait également la partie belle au phénoxyéthanol, un conservateur soupçonné de toxicité".

Cette substance a également été détectée dans d'autres palettes de maquillage. A ce jour, "les autorités européennes jugent qu'il n'y a aucun risque aux doses utilisées chez l'homme", rappelle "60 millions de consommateurs", avant de demander ce qu'il advient "si l'enfant ronge ses ongles? "

Autre substance allergène retrouvée dans les fards à joues de la marque Claire's: le propylparabène. Ce conservateur est intégré dans la liste des "perturbateurs endocriniens potentiels à proscrire chez l'enfant".

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Les marques ne font pas toujours preuve de transparence qui révèle la composition de certains produits. Ainsi, le magazine précis avoir "repéré dans deux écoles distinctes, une même référence de la marque Claire qui n'affichait absolument aucune liste d'ingrédients". Une preuve potentielle "que les enseignements subissent peu de pressions pour fournir cette information obligatoire, quand ils vendent le maquillage pour aux fillettes".

Une hypersexualisation des petites filles

Les adultes sont plus vigilants sur la composition des produits alimentaires, il n'en va pas toujours de même pour les cosmétiques aux enfants.

"Cela s'explique probablement par le fait que les parents ont ces produits comme des jouets et non comme le maquillage."

Une confusion fréquente avec ces produits pour enfants ont obtenu le double statut de jouet et de cosmétique, encore le magazine.

Les parents tiennent ainsi "éplucher les listes d'ingrédients pour repasser les plus problématiques", recommande la revue. Outre sa potentielle toxicité, le magazine est également sur la question de l'hypersexualisation de petites filles encouragées par ce type de produits.

"Une petite fille doit-elle, dès son plus jeune âge, apprendre à se maquiller comme une adulte?"

Les parents comme les psychologues, les sociologues et les autres spécialistes de l'enfance se doivent de se positionner dans ce débat.

M.C.

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