Sa pilule avait provoqué un AVC : “accident médical” reconnu par la justice

Sa pilule avait provoqué un AVC : “accident médical” reconnu par la justice


Marion Larat, jeune femme lourdement handicapée après un AVC qu'elle impute à la récompense d'une pilule de la 3e génération, une victime d'un "accident médical", qui n'a pas encore subi la responsabilité du laboratoire Bayer qui commercialise le contraceptif , selon un jugement au civil publié mardi 13 février.

En 2011, le lien de causalité entre le prix de la pilule Méliane et l'accident de la jeune femme a déjà été reconnu par la commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux, mais c'est la première fois que la justice se prononce sur ce lien.

Une chambre civile du tribunal de grande instance de Bordeaux, qui a rendu son jugement le 8 février, a estimé que l'AVC n'avait pas été victime en 2006 la jeune femme, restée handicapée à 65%, "constituent un accident médical non fautif ", à savoir imputable à la remise du médicament, mais sans faute" faute "du laboratoire pharmaceutique.

Marion Larat, martyre de la pilule de 3e génération

L'accident médical reconnu, le tribunal a condamné l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam) à verser à la jeune femme une provision de 550.000 euros pour les préjugés subis qui sont reconnus par une nouvelle expertise

«Si oui, je suis incapable de reconnaître l'absence de toute condamnation à l'égard du laboratoire» avocat de Marion Larat, Me Jean-Christophe Coubris.

"Les magistrats ont estimé que la simple indication dans l'avis d'utilisation, de la possibilité de la survenue d'un accident de voiture, suffisait à l'exonérer de toute responsabilité".

Contre-indications

Lors de l'accident, il a été découvert que Marion Larat présentait au moment de la prescription de la pilule des pathologies cardiaque et clinique jamais diagnostiquées et qui constituait des contre-indications absolues.

Elle a été la première à déposer en décembre 2012. A l'époque, l'affaire avait poussé les autorités sanitaires à accélérer le déremboursement des "mini-pilules". Au total, 130 plaintes ont été déposées.

En juin 2017, le parquet de Paris a fait l'objet d'une enquête sur 29 marques de pilules contraceptives de 3e et 4e générations accusées de favoriser des graves troubles artériels et veineux, que huit laboratoires et l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Les magistrats ont conclu qu'il n'était pas possible de prouver "avec certitude" à l'échelle individuelle que l'accident médical était dû au prix des pilules.

Bayer et l'ANSM ont été déposés devant le pôle de santé publique du TGI de Paris entraînant la désignation d ' un juge d'instruction.

(Avec AFP)

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