Corse : Charles Pieri pris à son propre piège ?

Corse : Charles Pieri pris à son propre piège ?


En publiant un message injurieux envers la veuve du préfet Erignac sur Facebook, l'ancien leader du FLNC lui compromet son retour sur la scène politique insulaire , préparé pourtant depuis plusieurs mois.

Corse: l'ombre de Charles Pieri sur la victoire des nationalistes Il s'est tout d'abord fait discret. Assis en retrait, dans les salles des réunions pendant la campagne des territoriales en décembre dernier. Arrivant en queue de cortège, le soir de la victoire des nationalistes à Bastia. Puis, au fil des semaines, depuis la victoire de Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni aux dernières élections, l'ancien chef du FLNC a cessé de la lumière pour s'asseoir au premier rang.

Quelques jours avant la visite d'Emmanuel Macron en Corse, Charles Pieri, considéré comme le dernier leader encore vivant des années de lutte armée, posait même pour la photo aux côtés de plusieurs dirigeants nationalistes pour préparer la grande manifestation.

CORSE. Gilles Simeoni: "Je ne veux pas mettre en garde un jeu de dupes avec le président"

En coulisses, le retour sur le devant de la scène de cet homme sulfureux, plusieurs fois condamné par la justice dans les affaires financières, de droit commun et de terrorisme, a fait grincer des dents dans le parti – majoritaire et autonomiste – de Gilles Simeoni. Talamoni – indépendantiste – lui, se félicitait publiquement de la présence de cet ami de longue date, militant de toujours, et pas plus sulfureux selon lui que le comportement de certains hommes d'état sur l'île.

En quelques mots, postés sur un compte Facebook qui lui est attribué, "le vieux" comme sur surnomme ici cet homme de 67 ans, un fait voler en éclatant le silence parfois pesant qui entourait son retour sur la scène politique. Dans les termes injurieux, ce dernier compare la veuve du préfet Erignac aux femmes ayant collaboré pendant la Seconde Guerre mondiale. Charles Pieri à refusé de s'expliquer . Il pourrait être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bastia pour injure publique.

«Le contenu de ce texte est inacceptable et contraire à ce que je suis et ce que je pense, au plan philosophique, éthique et politique», a dénoncé Gilles Simeoni, président du conseil exécutif corse qui, secondaire-là, préférait ne pas commenter les faits et gestes de Charles Pieri.

Jean-Guy Talamoni, de son côté, a mis plusieurs heures à réagir. Et sa condamnation, under the forme of a signed signed by a training policy – Corsica Libera – n'a pas été franchement brutale. «Quel qu'en soit l'auteur, je n'en partage pas nécessairement un élément ni la forme ni la teneur», a déclaré le président de la collectivité unique. D'après plusieurs membres de la majorité nationaliste, il a fallu que Simeoni insiste pour que Talamoni prenne la parole

"Tout tremble et rien ne bouge"

Comme a été révélé "l'Obs" en décembre les autorités de l'île s'inquiétaient déjà depuis longtemps de Charles Pieri dans le jeu politique. Considéré comme un chef de clan, présentant un utilisateur de pressions de types «mafieuses» selon des notes rédigées par la préfecture, le «militant» était soupçonné d'avoir forcé la main de Gilles Simeoni pour le pousser à s'unir dès le premier tour avec Talamoni. Des soupçons dont Simeoni s'est toujours vivement défendu. Un observateur de la vie politique corse décrypte:

"Pour l'instant, tout trembler et rien ne bouge … Pieri était déjà un sujet tabou entre les deux présidents. faire face à Paris? "

Lors de sa visite sur l'île Emmanuel Macron a, en effet, une fin de non-recevoir aux principales demandes des nationalistes (co-officialité de la langue corse, statut de résidents … ) Seule l'inscription de la Corse dans la constitution a été évoquée. Une réunion organisée à Paris sur ce thème le 13 février, jour même de la garde à vue de Pieri, mais le thème n'a pas été abordé. Jean-Guy Talamoni a déclaré qu'il ne rajouterait pas un mot sur le sujet, son communiqué faisant office de réponse définitive.

Le président de la collectivité unique, connu pour ses saillies peu amènes envers la France, ce «pays ami», un peu de marge de manœuvre sur le sujet. Proche de Pieri, Talamoni milite aujourd'hui au sein du même parti, Corse Libera. Dans une interview-fleuve à "Corse-Matin " le 1er février, Charles Pieri avait déjà été annoncé "reprendre une place de responsable dans l'exécutif" du parti. Aucun responsable du mouvement politique n'a évoqué l'idée d'exclure sa suite à son message injurieux posté sur Facebook.

La voix de François Tatti

Avant même que l'existence de l'enquête judiciaire menée par le parquet d'Ajaccio à l'encontre de Charles Pieri ne soit révélée par «le Parisien», un seul homme politique sur l'île avait été condamné sur le réseau social: François Tatti, président de l'agglomération de Bastia et du Syvadec – le syndicat de valorisation des déchets de Corse. "Le message Facebook fait le tour de l'île depuis deux jours, et ne jamais rien voir venir, dépité, j'ai décidé de m'exprimer sur Twitter", se justifie le conseiller municipal de Bastia, président du mouvement corse démocrate. Il y écrit notamment:

"Quelle est cette société dans laquelle un homme condamné à plusieurs fois par la justice, qui inspire la peur, s'impose à nouveau comme leader politique de premier plan?"

«François Tatti est l'auteur de la thèse de François Tatti,« Pour que la Corse avance, il faut arrêter de battre toujours à l'extérieur et ouvrir les yeux sur nos propres problèmes. "Les nationalistes ont choisi élus sur un programme de transparence et de probité."

Avec l'installation, début janvier, d'une collectivité unique sur l'île, la coalition nationaliste est aujourd'hui à la tête d'un mastodonte doté d'un budget de 1,4 milliards d'euros. Transports, commerces, tourismes, logement: la collectivité regroupe les compétences de deux anciens départements.

 Violette Lazard "class =" img-profil "/> </figure>
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