La neige est révélatrice d’une défaillance publique

La neige est révélatrice d’une défaillance publique



Chutes de neige: si l'État n'a pas anticipé le fait de réagir, cela ne signifie pas pour autant que c ' était impossible

Par Erwan Le Noan
Un article de Trop Libre

La semaine du 5 février, il a negocié en région parisienne ce qui fait la joie des enfants et des photographes amateurs. Pourtant, les chaines d'information ont diffusé jusqu'à l'épuisement des reportages sur les automobilistes bloqués et sur les usagers accompagnateurs en vain des transports en commun qui ne circulaient pas

Accusé d'impréparation, le gouvernement s'est immédiatement défendu, en expliquant qu'il ignorait qu'il allait autant neiger. En 2018, les GAFA peuvent prévoir que les individus peuvent être épargnés, mais que l'État, qui prétend pourtant prédire de quoi demain sera fait (ne fait-il pas des «investissements d'avenir»?) ne parvient pas à anticiper les intempéries à 24 heures . Croyons-le sur parole, pour saluer ce si rare moment de modestie.

Une argumentation un peu courte du gouvernement

Le porte-parole Benjamin Griveaux a également obtenu des crédits pour acquérir les moyens permettant de dégager les routes, alors que les épisodes neigeux sont exceptionnels. Certains ont même expliqué, peu de choses près, il a dû que les Français arrêtent de geindre comme des assistés et prennent un peu en main. Sur ce dernier point, ils n'ont pas nécessairement tort, mais ils ne vont pas défaire dans une nuit ce qu'ont fait soixante années d'État Providence.

Cette argumentation reste toutefois un peu courte.

Si l'État n'a pas prévu d'anticiper, cela signifie pour autant que c'était impossible: dans certaines villes en bordure parisienne, la circulation était assez facile, les municipalités

Ensuite, il est un peu facile d'accuser les citoyens, la plupart du temps, ceux-ci ont assumé leurs responsabilités individuelles: ils ont nettoyé les trottoirs devant eux, sans attendre que les services de voirie le fassent ; les ont été partagés sur les réseaux sociaux, alors que la RATP était aux abonnés absents et que son site internet était en panne.

Les commentateurs parisiens ont été remarqués avec condescendance à propos de ces «banlieusards» qui se plaignent de ne pas avoir de train à une fréquence habituelle: c'est oublier que, souvent, certaines 'arriver sur le quai de leur gare sans savoir si les transports fonctionnaient.

Des responsables politiques irresponsables

Il est par ailleurs assez ironique d'entendre les responsables politiques rejeter toute la responsabilité, alors ils sont généralement prompts à tomber à court-circuit sur la plus petite entreprise qui rencontre un dysfonctionnement, même exceptionnel, qui affecte le public. ]

On ne compte plus les «mises en garde» et les appels à la «vigilance» de leur part, qui alimentent également de règlements préventifs. Imagine-t-on que leur réaction soit un acteur privé, confronté à une difficulté du même ordre, avait été répété qu'il n'allait pas de même dépenser son argent pour prévenir des circonstances rares?

Enfin, les partisans d'un État interventionniste ne cessent d'expliquer que la raison d'être de la puissance publique réside dans sa capacité, un seul document, un financier des «biens publics» (comme les routes!) Et des services à la collectivité.

53% du PIB (taux de recettes publiques en 2016). Les échecs de l'économie, comment comprendre que cette mission fondamentale de l'État ne soit pas même remplie?

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