L’industrie n’a pas besoin de l’État

L’industrie n’a pas besoin de l’État


Par Jean-Baptiste Boone.
Un article de l'Iref-Europe

Il ne se trouve personne en France qui utilise tous ses vœux pour sauver le secteur industriel: les journaux, les syndicats, les syndicats, les syndicats, etc. réclament.

L'enjeu, selon eux, c'est la puissance économique de la France et le développement de l'emploi. On comprend that it concerned as a same fonentialité when the France a vu son PIB by head reculer du 15ème rang du classement OCDE en 1970, au 20ème en 2016; quand la France est passée sous la moyenne de l'OCDE pour la première fois en 2015; quand, de 1975 à 2016, le taux de chômage a augmenté de 2,9% à 9,6%.

Ou, la partie industrielle dans le PIB représentait 21,7% en 1970 et 12,56% en 2016. Ainsi, la richesse, le chômage et l'industrie ont été involontairement liés, ces trois variables évoluent ensemble défavorablement. Pourtant est-ce vraiment justifié? Y-a-t-il donc un problème autour de l'industrie pour qu'il réduise l'entraînement à l'économie française?

Sauver l'industrie. Adieu, mais pour quoi faire? Nous verrons dans une première partie qu'il n'y a pas de lien avec le chômage et le niveau d'emploi dans l'industrie. Nous, nous sommes en train de calculer la production industrielle relative à la production totale pour voir encore qu'il n'existe pas de corrélation entre ces deux variables.

Cependant, on s'escrime en France à vouloir arrêter la désindustrialisation, par l'État ou la loi. Après 50 ans de politique industrielle, le bilan est médiocre. L'État ou la loi n'a pas le pouvoir de sauver l'industrie . Nous le verrons au travers d'une recension des aides diverses mises en place et par leurs effets sur l'économie, au prisme du CAC 40, reflet théorique de l'économie française.

Industrie et chômage, il n'existe pas de lien évident

Généralement, les politiques d'aide publique au secteur industriel sont justifiées par la sauvegarde de l'emploi ou la baisse du chômage. L'argument de la logique: la partie de l'industrie recule et que les emplois liés à celle-ci disparaissent, alors le chômage va augmenter. Ce serait le cas dans un monde figé et c'est le cas à court terme. Mais la destruction d'une activité peut-être aussi une autre production ailleurs, dans le même secteur ou dans un autre.

Les comparaisons récentes montrent qu'il n'y a pas de corrélation entre les emplois dans les secteurs industriels et manufacturiers, et le chômage. La plupart des pays développés ont vu ce type d'emploi, sans pour autant connaître une recrudescence du chômage.

Source: Eurostat et OCDE

Ainsi, alors qu'en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, le nombre d'emplois industriels a diminué, le chômage n'a pas connu d'évolution identique dans chacun de ces pays.

En Allemagne, il a diminué de moitié sur la période considérée, de 8,54% à 4,13% alors que 496 000 emplois industriels perdus. La situation en France et au Royaume-Uni est comparable en termes de pertes d'emplois industriels, pourtant, le taux de chômage n'a pas varié de la même manière.

Les pertes ont été plus que compensées outre-manche, le taux de chômage ayant varié de 5,28% à 4,83% après le pic de 8,06% en 2011. En France, il a augmenté augmenté, passant de 7,99% à 10,07%. Cela représente 848 800 chômeurs en plus. Nombre de chômeurs supplémentaires n'équivaut pas au nombre d'emplois industriels détruits (1 270 300).

L'exemple des anciennes régions industrielles est éloquent. À partir du milieu du XXe siècle, les régions minières et industrielles d'Europe ont commencé à décliner, entraînant de nombreuses difficultés économiques, et donc le chômage. Ce qui est particulièrement le cas des régions Nord en France, Nord Ouest en Angleterre et Westphalie en Allemagne. Le Nord Ouest est la région de Manchester et Liverpool. La Westphalie regroupe une partie de la Ruhr.

La situation de ces trois régions est aujourd'hui très contrastée. Sur le taux de chômage de 4,5% dans la région de Liverpool et de Manchester (Nord-Ouest), équivalent à la moyenne nationale, tandis que la région Hauts-de-France enregistrent le pire taux de chômage métropolitain avec 12,1 % En Westphalie, le taux de chômage est de 7%.

C'est supérieur à la moyenne nationale (5,3%) mais 6 länder sont dans la même tranche et 4 autres pâtissent d'un taux plus élevé. Ces trois régions marquées par la révolution industrielle ont souffert du ralentissement dans ce secteur, parfois même dans le manifeste manifeste.

Le sujet n'est pas d'empêcher la perte des emplois – comme le désiraient certains de demander l'interdiction des licenciements – mais de permettre à ceux qui perdent pour trouver un autre rapidement et facilement, à la mesure de leurs capacités. Cela implique de simplifier le code du travail d'abaisser les impôts sur la masse salariale et de supprimer un gros excédent de revendications excessives. Aujourd'hui, «la machinerie para-gouvernementale a créé une impasse à la société d'adaptation des adaptations» .

Mais si la diminution du nombre d'emplois industriels n'a pas entraîné une augmentation symétrique du chômage, quel genre de travail les individus ont-ils retrouvé? Leur situation s'est-elle dégradée? Autrement dit, le PIB total a-t-il diminué?

Création de la richesse de l'industrie et PIB total

Observons la richesse produite par l'industrie relativement à la richesse nationale. À cet égard, les pays de l'étude ont connu des évolutions très différentes. L'Allemagne a conservé un taux stable et important de PIB PIB dû à la production industrielle alors qu'il baissait au Royaume-Uni et reste stable et faible en France.

Pourtant, on a déjà vu, le nombre d'emplois dans l'industrie à la baisse en Allemagne, quoique moins en France.

L'emploi dans l'industrie et la puissance industrielle se sont révélés être une vision réductrice de la question. Il n'y a pas de corrélation évidente. Plusieurs facteurs comme la robotisation l'augmentation de la valeur ajoutée du produit, l'amélioration de la qualité, peut apporter des explications.

Source: OCDE – Prix constants et taux de changement constants – exprimé en USD – Année de base 2010

De surcroît, la partie de l'industrie dans l'économie ne préjuge pas non plus de la puissance économique générale. Comme la comparaison des deux graphiques le met en évidence, les pays qui ont le plus augmenté leur PIB ne sont pas ceux qui ont su garder leur production industrielle.

Source: OCDE – constantes de prix, constantes de changement, année de base OCDE (2010)

La situation de la Nouvelle-Zélande est ajoutée à l'illustration de l'absence de corrélation entre l'industrie et la croissance du PIB. Le règlement de l'impôt sur le revenu dans les années 80, libérant son économie de nombreuses charges, taxes ou impôts.

La décrue de la production industrielle n'a pas entraîné une baisse du PIB. Celui-ci a doublé sur la période observée. Il n'y a pas de rapport entre puissance industrielle et richesse générale. La situation anglaise, comparable, vient appuyer cet exemple. Enfin, l'Allemagne, puissance industrielle enviée en France, n'a pas profité d'une croissance plus importante qu'ailleurs, c'est même l'inverse.

Pourtant dans notre pays, il est inconcevable qu'un gouvernement n'a pas sa politique industrielle. Le dernier ne fait pas exception, fonds pour l'innovation et l'industrie qui sera doté de 10 milliards d'euros. Ces montants viennent à compléter à toutes les aides préexistantes sous diverses formes.

Aide à l'industrie, la gabegie

Les effets de toute politique industrielle visant à réduire le chômage ou créer la richesse sont douteux. Les dirigeants politiques français, de leur fait et de leur supériorité stratégique, ont consciencieusement détruit de nombreuses entreprises industrielles.

Ils ont joué avec des capitaux qui ne sont pas appartenaient pas, nationalisé puis privatisé, fusionné, acheté, recapitalisé, dirigé, guidé, etc. avec une incohérence et une désinvolture incroyables. Bull et le plan calculent, exemple de prétentions politiques en matière économique, coût des milliards aux contribuables. Il n'en existe plus rien. Ils sont le symbole de l'échec du planisme et de l'incompatibilité totale entre entrepreneuriat et fonds publics.

Trois vagues de nationalisations ont concrétisé la pensée planiste. L'une avant la seconde guerre mondiale à l'initiative du Front Populaire, en 36 et 37, l'autre en 1945, mise en place par le gouvernement provisoire postguerre et la dernière en 1982 sous l'égide de François Mitterrand. L'État ne crée jamais, il nationalise.

La première vague de nationalisations concernant les «matériels de guerre», les entreprises ferroviaires et les industries aéronautiques. Ces trois secteurs sont toujours nationalisés, au moins partiellement.

Le second vague, après-guerre, concernant les grandes banques (dont la Banque de France), les grands groupes d'assurances, les transports aériens. Relations avec l'industrie française, le gaz et l'électricité (plus de 1400 sociétés ) et Renault principalement. Par ailleurs, la mise en place de la Sécurité sociale a condamné à la faillite toutes les mutuelles et assurances sociales existantes.

Enfin, en 1982, de nombreuses entreprises ont été renationalisées: Thomson, Saint-Gobain, Rhône-Poulenc, Pechiney-Ugine-Kuhlmann, Usinor et Sacilor, Suez, Compagnie générale d'électricité.

De ces nationalisations, il reste de nombreuses traces. Certaines sociétés sont toujours propriété de l'État: SNCF EDF, Air France EADS, Thales, Safran. Les deux premières sont lourdement endettées. L'industrie de l'armement est toujours soutenue par les commandes de l'État et les exportations. Les banques et assurances ont été revendues sans aucun certain scandales (Cf. Crédit Lyonnais) et ont servi pendentif des années de la passerelle à la politique désirant changer d'air

Des nationalisations industrielles de 1982, seules subsistantes Saint-Gobain et Suez sous une autre forme. Quelques branches de Thomson existantes encore (Technicolor, STMicroelectronics, Alcatel). Le reste a été vendu, découpé, regroupé, détruit.

Face à ces échecs, la politique industrielle a pris un autre aspect, plus discret mais non moins nocif. C'est un interventionnisme législatif: aides à la réindustrialisation, aide aux entrepreneurs, CCI, plan pour l'industrie, ministère du Redressement productif. Partant du principe que la politique doit diriger l'économie, les gouvernements ont multiplié les plans pour favoriser l'industrie, sans voir que c'est de ce principe qu'elle meurt; Elle est étouffée par ces gestes étatiques, elle peut être transformée, engoncée dans ce carcan de règlements incapable de s'adapter.

Ce qui est vigoureux n'a pas besoin d'être protégé, ce que l'État protège ne devient que rarement vigoureux. Concrètement, l'État redonne une partie de ce qu'il est pris par ailleurs, doit faire l'entreprise pour faire la demande, entre les processus prévus (pôle de compétitivité).

Cela entraîne une double perte de valeur: une partie des ressources de l'entreprise est destinée à calculer et payer les impôts et taxes, une autre à monter des dossiers administratifs pour récupérer des subventions. Ainsi l'État entend-il agir: il apporte les béquilles permettant de soulager l'handicap qu'il a créé.

Voici une liste non exhaustive des instruments destinés à l'état de venir en aide à l'industrie:

• CCI: 3,3 mds € de budget en 2015 répartis entre l'appui aux entreprises (64%), la formation / emploi (28%), l'appui aux territoires / gestion des équipements (5%) et la représentation des entreprises auprès des pouvoirs publics (3%). Les CCI emploient 22 000 personnes (ETP) déployées sur un réseau de 126 établissements publics. Les CCI gèrent les formations au travers des CFA et des écoles.
• CNI: Conseil national de l'industrie, créé en 2010 par François Fillon, membre du réseau France Stratégie. Il est le fruit de la pensée étatique, fils mais étant d'éclaireur et conseiller les pouvoirs publics sur la situation de l'industrie et des services à l'industrie. Le décret de création précis: «Il peut proposer des actions, une dimension nationale ou européenne, afin de soutenir la compétitivité et le développement de ces secteurs d'activité, des emplois et des compétences associés.» This article is available in the Annual Report on demanded by the article 3 of the Adjudants and the Government of the 1945-19006. et leur efficacité ». La nouvelle Planification Industrielle a été lancée par François Hollande en 2013. Comme son nom l'indique clairement, nous sommes là dans l'application des théories planistes concernant l'industrie. Les titres des cinq sections qui illustrent bien ce présupposé: économie circulaire, emploi et compétences, Europe, réglementation et simplification, industrie du futur.
• Contrats de filière: nés des états généraux de l'industrie, ils sont élaborés et pilotés par le CNI. Ils répondent à la même logique d'une économie étatisée, gérée par un organe planificateur. En l'occurrence, ces contrats permettent aux grands groupes de travailler avec les PME. Ils ouvrent droit à un soutien financier contre l'engagement de créer des emplois et d'investir en France.
• CNC: Centre national du cinéma et de l'image animée . Il propose des soutiens aux industries techniques du cinéma.
• Pôles de compétitivité: made in 2004 in the corporate launching in France, defined by the law of finance in 2005 autour de thématiques précises. This is not available by the State, ces groupements peuvent prétendre à des subventions publiques et à un régime fiscal particulier.
France Stratégie : l'ancien Commissariat général au plan a évolué son action mais reste marqué par cette vision dirigiste de l'économie. Plus de 120 personnes travaillent pour cette institution qui fonctionne comme un think tank public, payée par le contribuable. Aucune étude ne remet en cause le poids de l'État.
• Aide à la réindustrialisation: «Le dispositif d'aide à la réindustrialisation – créé en 2010 et ouvert en 2014 aux PME et TPE – est prolongé en 2017. L'aide à la ré-industrialisation, gérée par le ministère de l'Économie et les Finances en partenariat avec le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), est un dispositif de soutien aux investissements industriels créateurs d'emplois. »
• CIRI: le Comité interministériel de restructuration industrielle pour la mission d'aider les entreprises en difficulté à élaborer et mettre en œuvre des solutions permettant d'assurer leur pérennité et leur développement. Le CIRI est compétent pour les entreprises de plus de 400 salariés.
• Codefi: the commissional sector of examination of difficult of finance of enterprises is a instance administrative, local, appropriate for examen the situation of enterprises of low of 400 employees, to sector sectors to the CIRI. Elle réunit l'ensemble des services de l'État dans le département placé sous l'autorité du préfet. Elle dispose d'une permanence située à la trésorerie générale. Son champ d'activité se situe en amont des difficultés de l'entreprise, elle permet le financement du diagnostic et d'un audit de l'entreprise et peut servir de médiateur entre celles-ci, les administrations fiscale et sociale et les établissements bancaires
• CRP: les commissaires au redressement productif travaillent avec le CODEFI et le CIRI. Ils sont sous l'autorité des préfets. Selon le rapport 2016 ils s'attachent à développer et à diffuser la culture et les outils d'anticipation des difficultés des entreprises, notamment par les actions de sensibilisation, la mise en place d'accords entre acteurs pour fluidifiant les échanges. Ils sont de précieux relais pour l'État. Ils signalent les attentes et les besoins des entreprises en difficulté, et améliorent les dispositifs publics pour les accompagner.

Certes l'État à l'abandon des nationalisations. Il reste à rénoncer à ces outils coûteux et peu utiles. À quoi servent ces institutions et toutes ces mesures au regard des résultats?

L'état des entreprises, reflet des choix politiques

L'État a souvent favorisé les entreprises françaises. Le résultat est visible dans la composition du CAC 40. En effet, si sur la comparer avec celle des autres indices phare des bourses mondiales, on peut voir que c'est en France que la partie d'entreprises industrielles est la plus forte, devant même l'Allemagne.

On compte même une moitié d'entreprises industrielles sur les 40. C'est trompeur de la part de l'industrie dans la production nationale (12,41% en 2016). Le goût des politiques de cartellisation incite aux regroupements toujours plus importants des entreprises du secteur, souvent pilotés par les services de l'État. Résultat, la France est réputée pour avoir un réseau de moyennes entreprises assez peu étoffé à l'inverse de l'Allemagne.

Source: Bourse de zone, site des entreprises, Wikipédia, INSEE

À l'inverse, l'interventionnisme n'a pas favorisé l'émergence de nouvelles entreprises dans le paysage français. Le secteur des technologies de l'information et de la communication est dans le CAC 40, avec seulement cinq entreprises, et l'on trouve une seule entreprise du secteur informatique, à savoir ATOS. Comme on l'a vu précédemment, l'État a pourtant massivement investi dans ce domaine, à perte.

Par ailleurs, une analyse de l'âge moyen des entreprises du CAC 40 montre que la France vit en fait sur les créations entrepreneuriales et que centenaires. Ces mastodontes, souvent choyés par l'État, font le vide autour d'eux. Plus gravement, cela montre surtout la difficulté de créer et faire grandir de nouveaux groupes en France.

Le CAC 40 n'a pas la moyenne de création la moins élevée mais ne cède ce titre que de trois années au Footsie. Le développement économique précoce de ces pays explique ce chiffre. En France, c'est sous Louis XIV que les nouvelles fabrique les manufactures de Saint-Gobain. Cependant, le CAC 40 est également dépourvu de valeurs dont la création est postérieure à 1975. Aucun autre indice n'est donc si «vieux». Cela témoigne de l'immobilisme frappant l'économie française.

Comme pour les emplois, il serait plus important de laisser les nouvelles entreprises voir le jour que d'essayer de conserver ce qui existe déjà. L'État n'a pas de rôle à jouer ici. Aux États-Unis, Apple, Alphabet (Google), Microsoft, Amazon, Facebook.

En réalité, personne ne peut même imaginer qu'il y a 20 ans un tel déploiement de l'activité de ces sociétés. C'est pourquoi toute politique industrielle est illusoire. En France, LVMH, Total, l'Oréal, Sanofi et BNP, une année moyenne de création de 1974.

Libérer l'entreprise de la réglementation et des actions politiques

L'État ne peut appréhender la complexité des rapports économiques et ne doit pas essayer de freiner ou de favoriser. Il doit rester dans une position neutre au risque de créer des déséquilibres successifs qu'un perpétuel et un mouvement ne régentent pas dans un cas de compensation.

Le niveau d'emploi ne dépend pas du secteur industriel, la richesse totale créée non plus. Les nationalisations n'ont pas donné de fruits, les règles, les aides diverses se présentent souvent contre-productives.

Benjamin Constant : «Pour l'industrie, la devise des gouvernements doit être: Laissez faire, laissez passer». C'était en 1822.

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