Relaxe de Jawad Bendaoud : “C’est fini maintenant !”

Relaxe de Jawad Bendaoud : “C’est fini maintenant !”


Il y a tout juste une semaine, Jawad Bendaoud se montrait bien pessimiste: "Je parie à 80% que je vais être condamné Il ya l'opinion publique, les familles des victimes ", expliquait le" logeur de Daech "au moment de prendre la parole une fois face à la cour.

Ce mercredi, il est pourtant le seul à avoir été relaxé. Son voisin dans le box, Mohamed Soumah, Youssef Aït Boulahcen – le frère d'Hasna Aït Boulahcen – à 4 ans dont un de sursis pour "non dénonciation de crime". La 16e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a publié les peines inverses proportionnelles à la notoriété de chacun des trois prévenus. Et en faisant en droit, 15 secondes lunaires sur BFMTV aussi accablantes pour elles-mêmes en apparence, ne font pas d'un prévenu un coupable.

"Radicalisation certaine"

Comme un mauvais présage, Youssef Aït Boulahcen – qui a comparu libre est venu avec sa valise à la main ce mercredi matin – signe que le côté de la défense, les espoirs de lui retourner à la question du jugement était maigres. Celui que le procureur a désigné le 6 février dernier comme "le plus inquiétant" des trois prévenus n'a pas convaincu la cour. Laquelle a pointé le doigt sa «radicalisation certaine», détaillant les contenus radicaux trouvés par les enquêteurs sur un de ses téléphones et ses ordinateurs.

Surtout, la présidente Isabelle Prévost -Désirer une dénonciation la "mauvaise foi" et les explications "sans aucun sens" du jeune homme, frère de celui qui a été contacté par les terroristes après les attentats de Paris pour les planquer.

Elle liste ses nombreux contacts avec sa soeur, une "interaction totale", selon la magistrate:

"Il est certain que ce premier contact vous permet d'éviter la présence de terroristes (…). Votre réaction a été de demander leur adresse (…). prêt à commettre de nouveaux attentats, cet objet était connu de vous. "
"Au courant d'une association de malfaiteurs terroristes, vous êtes déclaré coupable de 'non-dénonciation de crime terroriste'.

"Vous le saviez"

A l'inverse de Jawad Bendaoud, qui se jouait le torse bombé, Mohamed Soumah, lui, garde la tête baissée, enfoncée dans sa doudoune noire. La présidente juge sévèrement ses explications, entendues la semaine dernière. Mohamed Soumah a évoqué sa qualité d'habitant des cités :

"Il est faux d'affirmer que les habitants des cités sont sensibles au climat post-attentat, ils appartiennent à la communauté nationale."

La décision balaye sa défense, mise en place depuis le 24 janvier: "Vous le saviez, vous ne pouviez pas ignorer qu'il s'agit d'un terroriste", répète la présidente.

"Au-delà de l'hébergement, vous êtes aussi au courant de l'ensemble des démarches qu'elle [Hasna Aït Boulahcen, NDLR] le faire faire pour les terroristes: retirer de l'argent ou leur acheter des couvertures. (… ) Votre action s'est faite en connaissance de cause et avec la volonté de faire échapper à leur arrestation. "

Mohamed Soumah est condamné à 5 ans d'emprisonnement, un plus que dans les réquisitions finales du procureur Nicolas Le Bris.

Jawad Bendaoud relaxé

Vient enfin le tour de Jawad Bendaoud, le prévenu trop bavard qui a donné son nom au procès, celui qui failli rendre fou ses avocats pendant les deux semaines de débats. Et à qui les victimes entendues par la cour ont reproché de transformer le procès en cirque .

Comme pressenti par quelques avocats présente dans la salle, la présidente précise très vite la décision de la cour:

"Il n'est pas prouvé que Jawad Bendaoud a fourni un hébergement à des terroristes (…) afin de soustraire aux recherches .. .) L'ensemble des charges ne permet pas de prouver votre culpabilité. "

La justice est aussi demeurée dans le passé "constante dans ses déclarations à Mohamed Soumah". Isabelle Prévost-Desprez souligne que «rien» dans les écoutes ne permet pas d'affirmer que Jawad Bendaoud a été mis en fuite dans l'identité de ses deux «locataires» – Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh – par Hasna Aït Boulahcen ou son ancien "partenaire en affaires", qui lui avait présenté la jeune femme.

Détendez-vous. Jawad Bendaoud s'assoit quelques instants, avant de tapoter sur l'épaule d'un des gendarmes qui l'entourent, comme s'il n'y croyait pas. Le prévenu passe la tête au-dessus de la vitre de la boîte pour embrasser les principaux et les têtes de ses avocats. A l'autre bout de la salle, une voix l'interpelle. C'est celle de Bley Bilal Mokono, l'une des victimes des kamikazes du Stade de France. Les deux hommes sont parlés la semaine dernière, lors du témoignage de cet ancien garde du corps, devenu paraplégique depuis les explosions.

"- Jawad, tu te tiens à carreau!
– T'inquiète Bilal, c'est fini maintenant! "

Jawad Bendaoud quitte la salle à la façon d'un acteur, comme tout au long de son procès. Le poing levé, celui que toute la France, éberluée, a découvert – le matin du 18 novembre 2015 sur BFMTV – fait de grands gestes et envoie des baisers en direction de ses avocats: "Je vous aime!"

Lucas Burel

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