Catherine Millet s’explique sur son “regret de ne pas avoir été violée” (et va encore plus loin)

Catherine Millet s’explique sur son “regret de ne pas avoir été violée” (et va encore plus loin)


La phrase a été prononcée avant la publication, en janvier, de "la tribune Deneuve "dans" le Monde ". Un texte qui doit offrir une autre voix et être à contre-courant. Des mots, signés par une centaine de femmes, pour protéger "la liberté d'importuner".

En décembre, Catherine Millet était sur la culture française . L'onde de choc de l'affaire Weinstein et de #balancetonporc ne s'est pas éteint. L'écrivain qui présente alors alors son ouvrage "la vie sexuelle de Catherine M", explique que " son ​​grand regret est de n'avoir pas été violée" pour pouvoir montrer aux femmes que l'été a été que "on" s'en s'en sortir ". Elle poursuit:

Mais par contre ça m'est arrivé d'avoir des rapports sexuels avec des gens qui ne me plaisaient pas spécialement. Parce que voilà c'était plus facile de céder à la personne ou parce que c'était une partie et qui était en groupe.

Elle expliquait ne pas pouvoir comprendre, et être "étonnée", que les victimes "traumatisées" après avoir vécu ces drames.

"Je pense que ça c'est un résidu d '" archaïsme. "

"Quelle femme n'a pas connu cette dissociation de son corps et de son esprit?"

Plus d'un mois après la polémique, l'écrivain à la plume dans le journal espagnol "El Pais". Dans cette longue tribune relayée par le site du «Point» Catherine Millet assiste ses propos et veut même que le défendeur soit capable de «dissocier son corps et son esprit» lors d'un acte sexuel. Un aucun moment, donc, elle ne s'excuse.

Catherine Millet explique que "cette déclaration ne date pas d'hier […] et bien sûr je parlais toujours en mon nom propre, celui de Catherine M., si je puis dire, c'est-à- à partir de l'expérience de la sexualité qui était la mienne et que j'avais racontée dans mon livre ". L'auteure décrit alors ses expériences, sommairement, et détaille le concept de «dissociation»:

"Dans ces cas-là, cet homme ne disposait que de mon corps, mon esprit était ailleurs et ne gardait aucune trace qui pût le hanter. Laquelle n'a pas été abandonnée à son mari ou à son compagnon, la tête pleine de soucis de la journée? Laquelle, sa peau contre la peau d'un homme malhabile, ne s'est pas laissée aller au rêve d'être avec un autre? "

Une manière d'apporter sa "petite théorie sur ce sujet": "Je pense que celle qui (ou celui) qui est pénétrée dispose plus de cette faculté que celui qui pénètre." Et puis d'assurer, dans une nouvelle version de "je regrette de ne pas avoir été violée":

"S'il ne m'arrive pas d'être brutalement gêné par un rapport sexuel par un agresseur, ou par des agresseurs, par le contraire, par l'assouvissement de la pulsion retomber la violence. "

"La théologie trouve aussi une résonance dans les faits divers!"

Catherine Millet estime que "cette disposition" s'explique "par un aimant catholique qui ne [l’a] jamais quittée mais qui m'avait enseigné que l'âme est sur le corps ". Encore faut-il un exemple pour appuyer le propos, selon l'écrivain. Catherine Millet l'a trouvé dans un fait divers: celui, meurtre d'Anne-Lorraine Schmitt une jeune étudiante de 23 ans tuée le 25 novembre 2007 lors d'une tentative de viol dans une rame du RER D.

Catherine Millet parvient presque à la surprise:

"Quelquefois, la théologie trouve une résonance dans les faits divers! »(traduction libre)

"Profondément croyante, elle avait défendu sa pureté au prix de sa vie", explique l'écrivain. Et d'enchaîner:

"Ou l'enquête avait fait apparaître une autre femme, la victime des années antérieures, sur la même ligne de train, du même violeur, et celle-ci avait, au contraire, accepté la fellation que le violeur exigeait Elle avait sauvé sa vie. "

Selon Catherine Millet, donc, Anne-Lorraine Schmitt pourrait être encore en vie si elle avait pu "dissocier" son corps et lu un peu mieux saint Augustin:

"Peut-être la jeune fille catholique, si elle avait plus de saint Augustin et a retenu l'enseignement de la séparation de l'âme et du corps – que la première il, d'instinct -, aurait-elle eu, elle aussi, une chance de sauver sa vie, sans perdre son âme. "

Fallait-il vraiment un exemple, Catherine Millet?

P.L.

 L'Obs "class =" img-profil "/> </figure>
</footer></div>
</pre>
<p><br />
<br /><a href=Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *