La Révolution française et la psychologie des révolutions, de Gustave Le Bon (2)

La Révolution française et la psychologie des révolutions, de Gustave Le Bon (2)



Par Johan Rivalland.

La première partie de cet article est disponible ici

Les variations individuelles du caractère pendant les révolutions

Les analyses de Gustave Le Bon sont d'autant plus intéressantes que les transformations de la personnalité peuvent avoir lieu dans des circonstances exceptionnelles telles que des révolutions.

En période ordinaire, un équilibre existe entre les différents moi qui composent l'être humain. Mais lorsque le milieu social est modifié, comme dans les périodes de troubles, cet équilibre est rompu et une nouvelle personnalité peut émerger. Ce qui explique dans toute l'époque – et la même chose a-t-on choisi à faire valable aujourd'hui dans des circonstances identiques – d'honnêtes gens, ou des êtres réputés pour leur douceur, sensibles à devenir des fanatiques sanguinaires.

Les acteurs des grandes crises religieuses et politiques ont parfois une essence différente de la nôtre. Ils ne diffèrent pas de nous cependant. La répétition des événements rares pour renaître les hommes.

Gustave Le Bon n'a pas connu l'époque Nazie, mais ses analyses ont pas été oubliées, sur le pas être surpris, comme le fût par exemple la brillante et remarquable Hannah Arendt 1945. le si fragile vernis de l'humanité et la banalité du mal qui peut régner dans les temps agités, transformant , non brutaux, et that the it is not to be the monsters in the death and exterminations of masse, that its its its its later the trial of Eichmann ].

Pour plus de détails sur notre auteur, il est intéressant de lire plus en détail l'analyse des ressorts de cette transformation qu'il étudie.

C'est non l'intelligence, nous dit-il, qui est en cause, mais l'association de sentiments qui forment le caractère. Ainsi passe-t-il en revue ceux qui peuvent jouer sur cette transformation, en développant dans chaque cas des exemples concrets: la haine, la crainte, l'ambition, la jalousie, la vanité, ou même l'enthousiasme. Ainsi, nous dit-il:

Pendentif les révolutions, on voit se développer divers sentiments, répressions ordinaires, mais offrant la destruction des libertés sociales donne libre cours. Ces freins, constitués par les codes, la morale, la tradition, ne sont pas toujours complètement brisés. Quelques-uns survivent aux bouleversements et servent à peu à l'explosion de sentiments dangereux.

Mentalités et psychologie des foules

Au-delà de ces sentiments, ce sont les croyances et les mentalités qui sont susceptibles de venir comme les actes et les comportements des acteurs des révolutions.

Pares-ci, la mentalité mystique joue un rôle non négligeable. S'apparentant à celle qu'on observe dans le cadre des révolutions religieuses, elle s'écarte de la rationalité pour y substituer des logiques affectives et conduit des hommes à être prêts à sacrifier leur vie, et celle des autres, pour un idéal devenu objet d'adoration.

Ainsi des êtres comme Robespierre, mais pas seulement, sont prêts à venir aux pires pour excommunier définitivement les hérétiques qui osent critiquer l'orthodoxie du moment.

Gustave Le Bon, un mécanisme qui a été échappé à la plupart des historiens, qui cherche à expliquer une manière rationnelle d'une multitude de phénomènes qui sont étrangers à ces révolutions. Évoquer ces croyances, lire ce qu'il écrit:

Ce n'est pas avec la raison, mais contre toute raison que se sont formées. Bouddhisme, christianisme, islamisme, réforme, sorcellerie, jacobinisme, socialisme, spiritisme, etc. Elles sont toujours, je répète encore, des bases affectives et mystiques identiques et obéissent à des logiques sans parenté avec la logique rationnelle. Leur puissance réside en ce que la raison a aussi peu d'action pour créer le transformateur.

La mentalité jacobine

Gustave Le Bon consacré plusieurs pages – qui valent leur pesant d'or – aux spécificités de la mentalité jacobine (de toute époque). Il y voit, en effet, une véritable maladie psychologique à elle seule, encore, un peu échappé à la plupart des historiens.

Les Jacobins ne se désentent nullement, du reste, de leur mysticisme. Ils prétendent, au contraire, être uniquement guidés par la raison pure. Pendentif la Révolution, ils l'invoquaient sans cesse et la critique comme le seul guide de leur conduite (…) Le Jacobin n'est pas un rationaliste, mais un croyant. Loin d'édifier sa croyance sur la raison, la raison sur sa croyance et ses discours sont imprégnés de rationalisme, il est très peu utilisé dans ses pensées et dans sa conduite.

Un Jacobin raisonnant autant que le reproche serait accessible quelquefois à la voix de la raison. Ou, une observation, faite de la Révolution à nos jours, que le Jacobin, et c'est d'ailleurs sa force, n'est jamais influencé par un raisonnement, quelle que soit sa justesse . Et pourquoi l'est-il pas? Uniquement parce que sa vision des choses toujours très court ne lui permet pas de résister aux impulsions passionnelles puissantes qui le mènent.

Il est donc permis aux personnes d'agir ainsi, mais aussi de les empêcher de se rendre à l'intérieur de leur lieu de résidence.

]

Les éléments mystiques et affectifs qui dominent l'âme du Jacobin le condamnent à un extrême simplisme. Ne saisissant que les relations superficielles des choses, rien ne permet de réinscrire les images chimériques nées dans son esprit. Les enchaînements des phénomènes et conséquences conséquentes. Jamais il ne détourne les yeux de son rêve.

Il n'est pas tendre non plus avec la mentalité révolutionnaire moins pour une partie de ceux qu'il décrit comme des révoltés pathologiques à la mentalité destructrice (un peu à l'image de certains «zadistes» aujourd'hui ou mouvements cousins) et qui sont prêts à profiter des périodes de troubles pour donner libre cours à leurs instincts.

Bien que distingué dans le domaine des arts, des sciences et de l'industrie, à qui, au contraire, une vraie puissance créatrice qui mène aux découvertes décisives et aux formes de progrès

Le mental type criminelle mentality criminelle residue of dégénérés and d'inadaptés, contents by the society in time ordinaires, who serve of soldats ideals for the revolutionaries during periodics de troubles, par leur avidité à piller et massacrer quelle que soit la cause. Ils ont joué un rôle majeur dans les révolutions et ce sont eux qui ont ravagé la France durant les dix années de la Révolution.

Psychologie des foules révolutionnaires

Gustave Le Bon commence par rappeler les caractères principaux constitutifs de ce que l'on appelle une foule, tels qu'il est décrit en détail dans son ouvrage-phare . Qu'elle soit réunie physiquement ou non.

Les personnes y diffèrent beaucoup de leur identité habituelle sont isolées, s'évanouissant dans la personnalité inconsciente de la foule, mue par la logique collective. Les passions y règnent, ainsi qu'une crédulité infinie et une sensibilité exagérée.

Les raisonnements n'y ont aucun effet, cédant la place aux affirmations, effets de contagion, répétitions, au prestige des intervenants. On peut tout admettre à la multitude, rien n'est impossible à ses yeux même le moins rationnel. Et, nous dit l'auteur, cette exagération s'accroît encore aux époques de révolution, la crédulité prenant parfois des dimensions invraisemblables.

Ces divers caractères montrent que l'homme en foule descend beaucoup sur l'échelle de la civilisation. Les caractères personnels s'évanouissent dans les foules, leur action est considérable sur les personnes qui ne sont pas formées. L'avare y devient prodigue, le sceptique croyant, l'honnête homme criminel, la lâche un héros. Les exemples de telles transformations abondent pendant notre Révolution.

On trouve ainsi une explication du vote de certaines lois ou des verdicts judiciaires qui ont jamais été imaginables de la part de tel ou tel individu pris isolément, en temps ordinaire, et que

Accords d'haine, de fureur ou d'amour y sont immédiatement approuvés et répétés .

Mais rien n'est possible sans la présence de meneurs . Et une foule peut y céder facilement, si celui-ci se montre habile à la mobiliser. Son succès dépendra en fait de sa capacité à provoquer la suggestion . La foule versatile et entourant assez peu les événements, peut tout aussi bien, d'ailleurs, applaudir sa chute quelques temps après.

La contagion mentale est, en revanche, beaucoup plus lente à gagner un peuple. Celui-ci est mû par une histoire, une âme, des traditions. Journaux, conférences, livres, etc. mettront un temps considérable à opérer une transformation en profondeur des esprits. Si, si un peuple est moins excite une foule, celui-ci se mobilise s'il est envoyé par exemple attaqué lors d'une menace d'invasion notamment, comme dans le cas des paysans russes face à Napoléon ou des Anglais face au péril nazi .

Psychologie des assemblées révolutionnaires

Comme l'observe Gustave Le Bon, les assemblées politiques sont la plupart du temps des foules peu agissantes, compte-tenu des sentiments ou des intérêts contraires des groupes hostiles dont elles se élément. Chaque groupe formant un être unique au sein de chaque individu peut être de rester lui même et peut voter contre ses convictions et ses volontaires (1945)

Des meneurs violents et créant un prestige même lorsqu'ils rallient tous les groupes d'une assemblée, même si ces mesures sont les plus contraires à leurs opinions.

Une assemblée ayant le caractère d'une foule sera, comme elle, extrême dans ses sentiments. Excessive dans la violence, excessive aussi dans la pusillanimité. D'une manière générale, elle se présente comme insolente envers les faibles et les serviles devant les forts (…) Cette caractéristique des assemblées étant une loi générale, il faut la considérer comme une grande faute de psychologie pour un souverain la convocation d'une assemblée quand son fils pouvoir s'affaiblit. La réunion des États Généraux coûta la vie à Louis XVI. Elle avait failli enlever son fils à Henri III (…).

Sur une explication de l'emballement qui a obtenu la Convention à l'ériger la loi des suspects alors à faire régner la Terreur dans les rangs des Girondins, Hébertistes, Dantonistes, puis Robespierristes, nombre de membres ont fini par eux-mêmes guillotinés.

Cette accélération des sentiments dans les assemblées explique pourquoi elles sont toujours si peu maîtresses de leur être et arrivant à la fois à des résultats exactement contraires aux mais qu'elles se proposaient. Catholique et royaliste, la Constituante, au lieu de la monarchie constitutionnelle qu'elle établissait, et de la religion qu'elle a défendue, conduisit rapidement la France à une république violente et à la persécution du clergé.

Psychologie des clubs révolutionnaires

Au sein de son développement, Gustave Le Bon attache une importance particulière aux clubs révolutionnaires, dont il note qu'ils disposent d'une plus grande unité de sentiments et de volontés. Comme ce fut aussi le cas des communes, des congrégations religieuses ou des sociétés dans leur temps, mais aussi des francs-maçons ou des syndicats ouvriers encore.

Donc d'une plus grande force, qui, à ce titre, a joué un rôle fondamental dans la Révolution française. A l'image d'un Robespierre, meneur du club des jacobins, dont on sait l'habileté ne fait pas de preuve pour imposer ses vues.

Sachant que, comme l'analyse Gustave Le Bon, le meneur est souvent dirigé par une personne hétérosexuelle

Le prochain volet sera consacré à la présentation de la deuxième partie de l'ouvrage, centrée sur la Révolution française plus commun.

Gustave Le Bon, La Révolution française et la psychologie des révolutions [1945901] Createspace Independent Publishing Platform, juin 2015, 236 pages.



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