La SNCF est mal en point : que va faire Macron des remèdes proposés par le docteur Spinetta ?

La SNCF est mal en point : que va faire Macron des remèdes proposés par le docteur Spinetta ?


Deux mois de travail pour compenser 20 ans d'erreurs, de dérives ou de retards? Ce fut la tâche qu'Elisabeth Borne, ministre des transports à confiée à Jean-Cyril Spinetta, ancien PDG d'Air France, à la fin de novembre dernier. À l'époque de l'avènement de la SNCF: les armoires en débordement

Fin du statut des cheminots, départs volontaires … Le rapport choc qui va secouer la SNCF

Mais qui-there have not special: it servira de base of work for government for sa loi. Mobilités du printemps qui doit, entre autres, permettre l'ouverture, en France, de la concurrence sur le rail.

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La question est essentielle aussi bien pour les usagers que pour les cheminots: comment obtenir le meilleur train possible, au meilleur coût possible? Les gouvernements successifs ont évité le dossier, par peur de déclencher une nouvelle Grève comme en 1995 .

La France a retrouvé la dernière en Europe, avec l'Espagne, à n'avoir qu'une compagnie ferroviaire et, qui plus est, accusés ces derniers mois d'avoir eu de mauvaises priorités depuis 30 ans: les investissements se sont concentrés sur la construction de nouvelles lignes TGV qui ne concernent que 300.000 passagers par jour, plutôt que sur les autres, empruntées, elles par 3 millions de gens chaque jour.

Jean-Cyril Spinetta préconise des économies drastiques. (AFP / KENZO TRIBOUILLARD)

La dégradation du réseau ferroviaire est maintenant alarmante, les investissements pour le rénover, gigantesques: pendentif des années les Français se sont moqués des trains anglais, ou regardé l'Allemagne de haut, mais ces deux pays injectent chaque année 3 ou 4 milliards dans l'entretien et la rénovation des rails, contre 500 millions en France, jusqu'à l'an dernier.

Panne SNCF: "L'entretien des réseaux est passé après le TGV" Désormais, et le président Macron a dit l'été dernier: la priorité est à la rénovation, 3 milliards par un y sera consacré. Ça ne suffira pas, et c'est le premier problème de l'Etat: trouver de l'argent. Sur le sujet, les réponses de Spinetta ne plairont pas à grand monde: il est conseillé d'abandonner toutes les petites voies peu fréquentées, qui passent dans le giron des régions: à elles de l'entretenir, ou passer au bus. Il a conseillé, par ailleurs, de concentrer le TGV sur les principales gares et là encore, de laisser les régions des paysans financer les villes de dessertes moyennes.

Le deuxième ax, c'est la transformation de la SNCF. Une force d'avoir attendu, la France est maintenant dans le viseur de la commission européenne. La SNCF, qui est un Epic, établissement public, doit redevenir une société anonyme, pour ne pas avoir d'avantages sur ses concurrents privés. Est-ce que cela remet en cause le statut des cheminots? Ce n'est pas ce qu'a dit Spinetta aux syndicats qu'il a reçus. Mais ça pourrait quand même être demandé par le gouvernement: la SNCF deviendra-t-elle, comme Orange avant elle, une société où se côtoient deux types de personnel? Les anciens salariés, avec leur statut qui garantit l'emploi à vie et une progression de carrière automatique; et les employés plus récents qui seront comme les salariés des autres secteurs, c'est-à-dire avec la flexibilité qui va avec? Ou bien le gouvernement va-t-il aussi raboter le statut des cheminots? Ce sera un choix politique essentiel dans les deux mois.

Ce qui est désormais certain, c'est que les bases de la concurrence du secteur ferroviaire sont posées en France. Beaucoup de gens dans la peur, alors que les résultats dans les autres pays d'Europe sont plutôt: la fréquentation du train dans tous les pays d'Europe … sauf en France. Les coûts réduits de 20% en Allemagne, les services améliorés en Italie, et la Grande Bretagne à présent le réseau le plus moderne et le plus sûr de l'Union, après le Luxembourg.

Tout n'est pas jeter dans les réformes, même si elles font courir un risque certain à la SNCF: celui de se faire concurrencer sur les lignes rares de TGV rentables (vers Lyon, Strasbourg ou Lille), celles qui indemniser les pertes des autres.

Le rapport Spinetta aura donc servi de détonateur. C'est maintenant au gouvernement de choisir s'il faut faire exploser tout l'ancien système, ou pousser à une réforme en douceur, et avec moins de possibilités.

Claude Soula

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