Glyphosate sur France 2 : Monsanto est-il encore une fois coupable ?

Glyphosate sur France 2 : Monsanto est-il encore une fois coupable ?



Par André Heitz et le Collectif Science-Technologies-Actions.

Monsanto est une nouvelle fois mise en accusation, comme pour le glyphosate, par le journal télévisé de France 2. France 2 diffusé le samedi 10 mars 2018, dans « 13h15 le samedi » un portrait de « Paul François, le paysan qui défie Monsanto ».

M. François a été victime d'un accident du travail fin avril 2004, à la question de la pulvérisation d'un herbicide fabriqué par Monsanto : s'étant penché au dessus de la cuve de pulvérisateur pour voir si elle était vide, il a inspiré des vapeurs; la substance incriminée n'était pas l'herbicide lui-même, mais le benzène (que nous inhalons périodiquement quand nous nous rendons dans une station d'essence). Tombé gravement malade, il a poursuivi Monsanto en responsabilité pour défaut d'étiquetage.

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Il est devenu une figure des chiffres de la lutte contre les pesticides (de synthèse) – a comparé à une opinion répandue et soigneusement entretenue par les thuriféraires de l'agriculture biologique, celle-ci utilise également des pesticides dont certaines sont loin d'être anodins).

La Cour de cassation ayant annulé le dernier arrêt en appel, le 7 juillet 2017, le litige est toujours pendant. Il ne serait pas utile de consulter ce stade de commenter les parties du reportage ayant trait à cette affaire; il y a là matière à décryptage et démystification.

Analyse de 3 minutes de reportage

Rien ne s'oppose à la revanche à une analyse de la séquence de trois minutes du reportage à la visite de M. Paul François à M. Fabián Tomasi, un ancien ouvrier agricole argentin atteint d'une polyneuropathie sévère, ne sur allègue qu'elle est toxique.

Le titre de l'article publié sur Internet pour diffuseur de cette séquence est explicite: « « Sur le poison littéralement dans le poison », dit un ouvrier agricole argentin, victime du glyphosate de Monsanto ».

La déontologie journalistique est mise en place par cette sorte de voyeurisme, ces images poignantes d'un homme gravement malade, et le commentaire qui cherche à convaincre par l'émotion plutôt que la raison. Mais ce n'est un aspect, certes pas mineur, du problème.

Le glyphosate devenu ennemi public numéro un (avec Monsanto ) – et, de manière subliminale, que ce genre d'atteinte grave à la santé est la conséquence inéluctable de cette exposition.

Instrumentalisation en Argentine

Cependant, l'histoire tragique de M. Tomasi a été instrumentalisée en Argentine par l'activisme. On trouve donc – très facilement, en quelques clics – des informations sur son cas. Elles sont des questions d'une littérature sur la difficulté à accuser de complaisance à l'égard des pesticides et de Monsanto ; et il convient de le faire pour le protéger contre le glyphosate méchant.

Il existe de multiples causes causant une polyneuropathie, dont le diabète, «l une première cause dans les pays développés », l'alcoolisme chronique, certains cancers, le VIH ( Wikipedia ).

Fabián Tomasi: témoignage vivant du peuple provoqué par le joug de l'agrotomie »(Fabián Tomasi: témoignage vivant des dommages causés par l'usage inconsidéré des pesticides), M. Tomasi a été atteint d'un diabète chronique préexistant quand sur un diagnostiqué sa polyneuropathie. La littérature scientifique sérieuse et crédible ne signale pas d'association entre le glyphosate et le diabète.

« L'histoire d'un hombre que fumigaba avec agrotóxicos » (l'histoire d'un homme qui traitait avec des pesticides) reproduit une longue déclaration de M. Tomasi. Le cas échéant, les médecins qui ont été vus dans une situation donnée et qui ont été trouvés dans un dossier médical: « intoxication possible par des produits phytosanitaires ». On est loin des affirmations péremptoires du reportage.

Le problème de l'exposition

Titre à l'exposition unique dans l'exposition à une substance – sauf configuration particulière comme aux expositions accidentelles massives , l'amiante et le mésothéliome, ou les poussières de roche et de silicose. Cela n'a pas dû échapper aux auteurs du reportage.

En outre, M. Tomasi a cité des produits avec lesquels il avait été en contact. Si l'on veut vraiment trouver une cause à sa maladie, la gramoxone est un bien meilleur suspect que le glyphosate. En effet, le paraquat, sa substance active (interdit en Europe en 2007), est avec la roténone (un insecticide «naturel» qui a été utilisé dans l'agriculture biologique) une des substances pour un établi avec un bon niveau de certitude un lien de cause à effet avec une maladie, en l'occurrence la maladie de Parkinson.

M. Tomasi a aussi décrit la nature de son travail. Outre la préparation des bouillies et le remplissage des bouteilles de l'avion épandeur, il tenait aussi un fanion pour guider le pilote. Et il dit, avec une grande sincérité, dans le reportage: « Sur les étiquettes, sur le voyait bien des personnes habillées comme des astronautes, mais cela nous marchait, parce que c'était pieds nus, en bref, tête nue et on se demandait pourquoi il fallait se couvrir comme ça. Nous ne sommes jamais rien arrivé . »

Ignorance et irresponsabilité

Les auteurs du reportage ont choisi d'ignorer ce comportement qui relève mieux de l'ignorance, au pire de l'irresponsabilité (qui ne fait pas de doute, à notre sens, se trouvant de ses anciens employeurs) . L'ouvrier doit – par axiome – être « victime du glyphosate de Monsanto »; le téléspectateur doit être endoctriné …

Le 28 décembre 2017, le JT de 13 heures de France 2 comportait déjà une séquence de quatre minutes et demie sur le glyphosate et l'Argentine, avec une minute d'' images insoutenables de M. Tomasi. Faut-il croire que toutes les dix semaines environ, nous devons subir une séquence «désinformation» dans un journal télévisé ou son annexe de France 2 ?

Glyphosate: un grand moment de propagande au JT de France 2 du 28 décembre 2017 ». Il n'en a pas tenu compte tenu.

La réalité des faits sera-t-elle enfin admise par les médias?

Certes, le Centre International de Recherche sur le Cancer ( CIRC ) a classé le glyphosate en «probablement cancérogène» (comme la viande rouge, l l'acrylamide des frites trop cuites, les boissons chaudes au-dessus de 65 ° C, les rayons ultraviolets ainsi le soleil, le travail posté, le métier de coiffeur, etc.); il a fait dans le cadre d'une procédure qui ne sait pas aujourd'hui qu'elle a été entachée d'irrégularités.

En ce qui concerne toutes les agences d'évaluation ou de réglementation qui sont jugées sur le sujet selon lesquelles il est improbable que le glyphosate se présente risque les évaluations d'emploi (une conclusion d'absence de risque ne peut pas être faite selon la déontologie de la science). Ce sont les agences françaises ( ANSES avec quelques bémols), européennes (EFSA et EchA ), allemandes ( BfR et BauA ), australienne, canadienne, coréenne, états-unienne, japonaise, néo-zélandaise et suisse

danger du CIRC … tout comme Organisation Mondiale de la Santé [ OMS ), la maison-mère du CIRC dans le cadre de sa réunion avec la FAO sur les résidus de pesticides.

Noté par le glyphosate et les neuropathies.

André Heitz est membre du Collectif Science-Technologies-Actions



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