80 km/h : Néandertal contre la mobilité connectée

80 km/h : Néandertal contre la mobilité connectée



A l'heure des véhicules connectés, une administration repliée sur elle-même continue sa propagande sur la vitesse au lieu de 'intéresser aux progrès technologiques qui permettent réellement de sauver des vies.

Par Laurent Plusaud.

Ainsi donc, même s'il ne peut pas être considéré comme une mesure qu'il ne doit pas franchir, le président Macron va quand même appliquer le 80 km / h au 1er juillet.

C'est toujours une décision qui ne passe pas (les trois quarts des Français sont contre et ils se manifestent ce week-end), dont la justification est tout sauf scientifique (expérimentation incomplète, travaux d '' '' impactant le résultat, argumentaire préparé pour les préfets avec les chiffres fantaisistes '' et qui ne fonctionne toujours pas, qui continue à justifier un système de contrôle-sanction automatique qui sert plus à remplir les caisses de l'État qu 'à sauver des vies.

On peut se demander, à l'heure de la voiture connectée et du Big Data commenter un tel exploit a été rendu possible.

80 km / h: l'exploit du CNSR

Le 80 km / h est né dans un cénacle qui s'appelle le CNSR (19459018) experts »(ils s'y connaissent en automobile comme moi) en point de croix) sont censées alimenter une idée, une répression. Rappelons they est reliée au ministère de l'Intérieur, et non aux transports.

Le CNSR, donc, a attiré une première fois de vendre les 80 km / h à l'époque de Valls et Cazeneuve. Refus Il a été proposé à la place de l'expérimentation. Sur connaissant la suite. Le bilan est indiscutable que l'argumentation pour le 80 se fonde en fait, non sur les tronçons testés, mais sur la baisse de la mortalité constatée lors de l'introduction des radars automatiques en 2002 (baisse de la vitesse de 7% et de la mortalité routière de 37%).

Et ce n'est malheureusement pas une blague. D'ailleurs, le Délégué interministériel à la Sécurité Routière, claironne dans la revue Préventique (N ° 157 de mars 2018) que «l'abaissement de la vitesse de 90 à 80 km / h est une décision aussi importante que le déploiement des radars automatiques ». Je me demande quel parallèle sur peut faire entre les deux, sachant que dans le premier cas sur la partie de zéro, alors qu'il y a des milliers de radars partout en France.

Une seule obsession: la vitesse

Il y a juste une obsession à propos de la vitesse . C'est d'ailleurs le seul sujet qui intéressent les associations de victimes, dont on ignore le nombre de membres (et à propos du financement desquelles on peut poser des questions) mais qui est un lobby très puissant. Bien plus que celui de l'automobile, sur lequel tout le monde fantasme. Appelons cela la dictature des minorités, une spécialité bien française.

Vous trouvez que je charge un peu trop? Tous ces brillants cerveaux ont été adoptés par 80 mesures depuis 2015, dont l'effet a été nul sur la route routière. Vous connaissez l'adage, sur ne changez pas une équipe qui gagne ….

Ce qui m'a choqué, c'est que lors de la présentation de son plan, le 9 janvier, Édouard Philippe n'a pas encore ajouté le fait que l'appel d'urgence soit devenu obligatoire le 31 mars dans toute l'Europe. Une mesure qui va bien sauver les vies, elle.

La Sécurité Routière n'en parle pas non plus d'ailleurs. Pas une ligne sur son site, quand la mesure a été appliquée. Le projet SCOOP qui entre en vigueur et qui permet de tester sur 2 000 km une communication en temps réel pour alerter les automobilistes sur les dangers de la route? Ce projet n'existe pas sur le site de cette administration. Vous n'en trouverez pas plus sur le site de la Ligue contre la Violence Routière. À la place: la vitesse!

La voiture connectée, bête noire du CNSR

J'en viens à la seconde obsession, celle du smartphone au volant. Incapable de déterminer avec des chiffres scientifiques dans quelle mesure l'utilisation du mobile à un impact sur l'accidentologie, la sécurité routière multiplie à l'envi les campagnes à ce sujet. C'est la faute au portable, na! Cette obsession est d'ailleurs visible dans les couloirs de cet organisme, où des autocollants dénonçant le téléphone sont collés sur les portes des bureaux.

Reconnaître que la voiture connectée peut sauver des vies est sans doute un crève-coeur pour tous ces grands spécialistes qui connaissent si bien l'automobile. Et pourtant, il va falloir s'y habituer. Parce que l'Europe veut rendre les infrastructures connectées. ITS-G5, 5G (IIS-G5, 5G), qui permet aux véhicules de signaler leur présence et d'échanger des données sur les accidents, les bouchons et les travaux . C'est une révolution qui nous attend!

Mais, qui en parle? Le déploiement de ces équipements n'a pas eu lieu à un maigre communiqué sur le site du ministère de l'Écologie.

Demain, la communication (avec la 5G, le nuage). Il est essentiel pour l '' avènement du véhicule autonome . Un thème qui se rencontre en avant du gouvernement, mais pour une partie de l'administration freine des 4 fers. Et qui ne sait pas? Les experts du CNSR!

L'erreur serait de croire que la voiture sera connectée aux infrastructures dans 20 ans, 30 ans, et pour les richesses. Erreur. Le monde change très vite et l'innovation se répand à une vitesse étonnante. Mais cela, les «experts» qui arrivent pourtant à influencer le gouvernement ne veut pas le croire. Ils pensent que le «accident zéro», ce sera en baissant la vitesse et en bridant les véhicules. Une telle débauche de matière grise laisse rêveur.

Commentaire un président qui veut faire de la France une start-up Nation peut-il accepter une Administration stupide ?

En un mot, céder face aux associations de victimes et aux «faux experts» du CNSR, c'est comme abandonné des terrains aux ZADistes. Le 80 km / h n'est pas un progrès. Il y a bien d'autres moyens de sauver des vies. Et la technologie automobile permet de passer à un cap, en l'absence d'une politique audacieuse de formation et en l'absence d'investissements dans les infrastructures.

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