Trump-Poutine : le point de non-retour ?

Trump-Poutine : le point de non-retour ?



Vladimir Poutine par Inmediakh (CC BY-NC 2.0) et Donald Trump par Gage Skidmore (CC BY-SA 2.0)

Les relations entre la Russie et l'Occident ont cessé de se détériorer depuis les conflits en Géorgie et en Ukraine et l'annexion de la Crimée.

Par Thierry Godefridi.

Financial Times du dernier dernier, Simon Kuper, un journaliste britannique né à Kampala (Ouganda) et vivant à Paris, estime que l'arrivée de John Bolton, ] «Sans doute le plus agressif d'entre les faucons» en tant que conseiller à la sécurité nationale auprès de Donald Trump, le 9 avril, augmentait la probabilité que les États-Unis se lancent dans une nouvelle série de guerres , cette fois contre les pays qui disposent ou sont sensibles de brouilleur d'armes nucléaires:

Il est aisé d'imaginer Bolton, qui travaillera à quelques pas de président, recommandant de lancer quelques bombes pour résoudre un problème gênant, et le président répondant: «Faisons-le». Après tout, Bolton ne s'est pas traduit de façon constante en faveur d'un bombardement et d'un changement de régime à Téhéran et à Pyongyang et Trump n'a pas encore été menacé d'annihiler la Corée du Nord?

Lors de l'élection de Donald Trump, Poppy Harlow interrogea Warren Buffett sur CNN pour Hillary Clinton, l'investisseur en fonction de la personne qui, à ses yeux, minimalisait le risque d'un recours aux armes de destruction massive.

L'Amérique à un avenir radieux, le monde à un avenir radieux, mais le monde a changé en 1945; Il y a toujours des individus, des groupes, des nations entières qui peuvent tuer des millions d'Américains, le président ne peut être tenu responsable, mais une faute de jugement ou de caractère de sa part dans une réaction à l'égard de ce type d'événements peut être fatale.

Les relations entre la Russie et l'Occident ont cessé de se détériorer depuis les conflits en Géorgie et en Ukraine et l'annexion de la Crimée. Elles sont arrivées à la suite de l'attaque à la Russie contre un agent double russe à Salisbury et se sont encore dégradées ces derniers jours, y compris ces dernières heures.

Le vendredi 6 avril, les États-Unis ont annoncé qu'ils imposaient des sanctions à sept oligarques, à dix-sept hauts responsables du gouvernement, à l'exportateur d'armes de l'État et à une banque. Le dimanche, Donald Trump a publiquement réprimandé Vladimir Poutine via Twitter

était la première fois que le président américain s'entretenait au président russe. Cela signifie-t-il que leur relation a atteint un point de non-retour?

«N'en soyons pas si sûrs» estimait le magazine Monocle dans l'un de ses récents briefings quotidiens diffusés par courrier électronique.

Quelques jours auparavant, Donald Trump envisageait encore de se retirer complètement de la Syrie, ce qui permet à la Russie d'assurer son contrôle sur le pays. Si Trump persiste, conclu le billet de Monocle ses actions parlentont plus fort que ses tweets.

L'heure de vérité est-elle arrivée? Évitera-t-on le piège de Thucydide cette situation historique qui, selon le polémologue américain Graham Allison, s'est produite dans le courant de l'histoire depuis la guerre du Péloponnèse et qui voit la puissance dominante (ici les États-Unis) entrer en guerre avec une puissance émergente (ici la Russie) sous le double effet de la paranoïa de l'une et l'autre de l'autre (et vice versa)?

Dans son livre « Un Russe nommé Poutine » Héléna Perroud compare les dépenses militaires de la Russie (69,2 milliards USD, 5,3% du PIB – source: Wikipedia ) à celles des États-Unis (611,2 milliards USD, 3,3% du PIB, soit près de 9 fois autant que la Russie) et avance que celle-ci n'a pas les moyens , ni la volonté de mener une politique agressive. En revanche, écrit-elle, la Russie défend cette opinion être ses intérêts vitaux lorsque ceux-ci sont menacés. La Syrie et son port de Tartous en Méditerranée en font partie.

À la suite de la question de la nomination de John Bolton en tant que conseiller à la sécurité nationale Colin Kahl, haut responsable de la sécurité nationale sous Barack Obama, twitta: «Nous» tout va mourir » (Nous allons tous mourir). Est-ce que l'hypothèse ultime pour retenir malgré les différences de budget militaire entre les États-Unis et la Russie?

Dans Jouer sa peau Nassim Nicholas Taleb préconise comme principe de précaution de ne pas s'engager dans une action dont les pertes prévisibles sont importantes et les résultats, imprévisibles. Il faut positionner contre ceux qui nomme les «interventionnistes» qui ont leur fond de leurs bureaux climatisés prennent des décisions qui ne sont pas indirectement des innocents – il cite la population syrienne parmi d'autres exemples – et dont ceux qui ne subissent aucune conséquence. Warren Taleb de rejoindre Warren Buffett:

Nous avons toujours été fous, mais jusqu'à présent nous n'étions pas capables de détruire le monde. Désormais, nous le sommes.

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