“Au-delà de 5 à 6 verres par semaine, l’alcool rogne votre espérance de vie”

“Au-delà de 5 à 6 verres par semaine, l’alcool rogne votre espérance de vie”


Un verre de vin ou une bière de bière par jour suffit pour réduire votre espérance de vie, selon une étude scientifique alarmante publiée dans "The Lancet" le 14 avril. Hasard du calendrier, deux jours après cette publication qui vous fait passer l'envie de lever le coude, les médecins et les militants contre l'alcoolisme dispensent ce lundi une liste de "10 mesures efficaces" pour lutter contre les les ravages de l'alcool.

Quels sont-ils? Comme les signataires de cette liste de recommandations, 49.000 personnes en meurent chaque année en France de leur consommation d'alcool, dont 15.000 ont développé des cancers. C'est aussi la première cause de la mortalité chez les jeunes de 18 à 25 ans, la première cause évitable de retard mental de l'enfant, la deuxième cause d'hospitalisation et le facteur déclenchant de 40% des violences familiales et conjugales, de 30 % des viols, des agressions sexuelles et des violences générales et sur la route ", précise le document.

Entre les signataires, A mine Benyamina, médecin et professeur de psychiatrie à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, près de Paris . Contacté par téléphone, nous nous explique combien le résultat de l'enquête de "The Lancet" manque de surprendre:
"Oui, au-delà de 5 à 6 verres par semaine, l'alcool rogne votre espérance de vie. à 7 verres, mais ce qui est sûr, c'est en France, les recommandations du ministère de la Santé qui dépassent le seuil sanitaire. "

En effet, avec sa recommandation de ne pas dépasser les deux verres par jour pour les femmes et trois verres pour les hommes, le ministère de la Santé fait plus que doubler la dose d ' alcool préconisée par l'étude britannique.

Saint-Emilion ou piquette, même combat

Vous avez été rassurés par le discours déculpabilisant sur le bon vin hexagonal servi par Emmanuel Macron en marge du Salon de l'agriculture? Vous n'auriez pas dû. Si, comme le président vous buvez "du vin le midi et le soir", vos risques d'avoir un accident vasculaire cérébral, de faire une rupture d'anévrisme ou de souffrir d'insuffisance cardiaque, selon l'étude.

Des médecins répondent à Macron qui "boit du vin le midi et le soir"

"Je doute que le président boive" midi et soir "Il est encore jeune, mais les effets d'une telle consommation ne tardent pas à se voir. 'The Lancet' le concernant. "

En buvant régulièrement 10 verres par semaine ou "seulement" deux pintes de bière par jour, une personne de 40 ans et deux perdants d'espérances de vie, les chercheurs dans "The Lancet". Soit quinze minutes de vie en moins pour chaque verre venant après le cinquième! Mine Benyamina :

"La qualité de l'alcool n'a aucune incidence sur l'effet néfaste sur la santé, mais aussi sa corpulence, la fréquence à laquelle il consomme ou encore l'environnement dans lequel il est quand il boit. "

Emmanuel Macron aux journalistes de la presse régionale en marge d'une rencontre avec les agriculteurs. Il lançait alors:

"Il y a un fleau de santé publique quand la jeunesse se soûle à vitesse accélérée avec des alcools forts ou de la bière, mais ce n'est pas avec le vin."

Réponse du professeur de psychiatrie, qui avait déjà interpellé le président de la République mars 1945 à la suite de sa déclaration:

«Non seulement 43% de la 'jeunesse' ne se parle pas 'aux produits locaux: mais au plus, l'idée selon laquelle le vin serait moins mauvais pour la santé que la bière ou la vodka est totalement fausse. "

Interdire le "avec modération"

Que penser alors du fameux bon verre de rouge siroté au dîner chaque soir qui serait loin de nous, capable d'améliorer notre santé ? C'est un mythe culturel explique le médecin. S'il entend bien que certains plaisirs de la vie ne sont pas sans risque, il faut néanmoins que les Français en soient informés. A leur suite de faire leur choix, en adultes éclairés:

"Nous ne voulons pas interdire l'alcool, nous ne proposons que ce qui est aujourd'hui. est est consommé sans modération. "

D'ailleurs, la mention "à consommer avec modération" – non-légale selon le médecin – est une formule approuvée par le "lobby du vin qui s'infiltre pour plus haut degré de l'exécutif", assure t-il. Difficile de contredire, quand on sait que la conseillère agriculture d'Emmanuel Macron Audrey Bourolleau, n'est autre que la représentante du lobby viticole. Si la loi a été assouplie par le Parlement en 2015, c'est grâce à elle . La même loi que Macron a promis aux agriculteurs de ne pas durcir .

"Incitation à la consommation"

Une mine Benyamina milite donc, avec des professionnels de la santé, pour que soit écrit, "de manière claire, lisible et contrastée sur les contenants et «Toute alcoolisation pour une santé alcoolisée», la mention: «L'alcool est dangereux pour la santé».

La ministre de la Santé Agnès Buzyn dit dite fin mars hostile à cette idée . Pour elle:

"Cette phrase-là peut-on dire que c'est pour une action d'interdiction, c'est-à-dire qu'on ne veut pas d'alcool du tout, ou ce n'est pas le cas aujourd'hui hui. "

Autre mesure phare du document: l'instauration d'un prix plancher par unité d'alcool. En clair, plus la boisson est alcoolisée, plus elle doit coûter cher.

«L'alcool est dangereux pour la santé dès le premier verre, Il n'est pas possible de consommer sans risque, n'en déplaise aux politiques qui prennent la parole en français. Benyamina qui parle même "d'incitation à la consommation", de la part de l'Etat.

Agnès Buzyn et le ministre de l'agriculture, Stéphane Travert, ayant été invité le jeudi 12 avril les représentants de la profession viticole, pour les «associer aux politiques publiques de prévention».

Barbara Krief

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