Deuxième journée de solidarité : “une piste intéressante” pour Macron, “injuste” pour la CFDT

Deuxième journée de solidarité : “une piste intéressante” pour Macron, “injuste” pour la CFDT


"Je ne suis pas contre, c'est une piste intéressante." Interrogé sur la création d'une seconde journée de solidarité lors de son grand entretien dimanche 15 avril sur BFMTV Emmanuel Macron n'a pas dit non.

Quelques jours plus tôt c'est la ministre des Solidarités et de la Santé qui a évoqué cette idée en première, au micro de Jean-Jacques Bourdin

"Je sais que vous avez obtenu des aveux sur [le financement des Ehpad]", un glissé tout sourire Emmanuel Macron à l'intervieweur politique de RMC.

"On va investir parce qu'il n'y a plus d'autre choix"

Face à une population vieillissante, la mesure pourrait permettre de financer le personnel nécessaire à l'accompagnement des personnes âgées dans Ehpad et les heures d'aide à domicile pour les personnes handicapées et en perte d'autonomie.

"Nous avons aujourd'hui environ 1,5 million de personnes qui ont plus de 85 ans, à l'horizon 2050 ce sera 5 millions", un chef de l'état, en précisant qu'il s'agit là d'un "choc démographique".

"On va investir parce qu'il n'y a pas d'autre choix", at-il ajouté, soulignant que les personnes arrivent dans la maison de retraites de plus en plus âgées et de plus en plus dépendantes, ce qui renforcement des besoins de médicalisation.

Deux dépouillés (LREM et LFI), de leur côté, dans un rapport à plus de 200.000 les recrutements nécessaires dans les quatre ans, pour un coût supplémentaire compris entre 7 et 10 milliards d'euros chaque année.

Les services statistiques du ministère de la Santé ont fait l'objet d'une évaluation en octobre dernier à 24 milliards d'euros les dépenses publiques – État et départements en 2014 (soins de santé, perte d'autonomie et d'hébergement), soit 1,1 point de PIB. Selon leurs projections, ces dépenses dépassaient les 2 points de PIB en 2060.

Ou, la journée actuelle de solidarité rapporterait 2,37 milliards par an, selon les chiffres de 2017, communiqués par la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) .

 Le fonctionnement de la journée de solidarité active. "Width =" 660 "height =" 814 "/> </p>
<h4> Travailler sans rémunération </h4>
<p> <span> "L'effort de financement ne peut être supporté que par les salariés", <a href= a réagi à la CFDT après l'annonce du président Considérant que "cela équivaudrait à une baisse de pouvoir" d'achat de 0,3% ".

"C'est injuste et loin d'être à la hauteur des enjeux", un renchéri le syndicat.

«Est-ce que les salariés sont prêts à travailler sans rémunération? ", renchérit auprès de" l'Obs "Eric Rocheblave, avocat spécialiste en droit du travail.

Instaurée en 2004 par Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre de Jacques Chirac, la mesure controversée prévoit "une meilleure prise en charge des personnes en perte d'autonomie", à la suite de l'été caniculaire a touché la France en 2003.

Depuis 2008, les employeurs ont la possibilité de l'organiser comme ils le souhaitent: cela peut se traduire par un autre jour férié, par la suppression d'un jour de congé ou de RTT ou par une journée offerte à leurs salariés .

"Je suis persuadé que les employeurs préfèrent travailler avec eux, mais n'encourage pas le travail", poursuit l'avocat.

V.Z. (avec AFP)

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