Le match de boxe de Macron, la “faute” de Mariani, la fronde des marcheurs

Le match de boxe de Macron, la “faute” de Mariani, la fronde des marcheurs


L'interview du jour: Emmanuel Macron

Cette fois-ci, ce n'était ni dans une école d'un petit village, ni face à Jean-Pierre Pernaut, le chantre de la France profonde du JT de 13h de TF1. Emmanuel Macron s'est retrouvé, dimanche 15 avril, f ace à deux boxeurs qui n'ont pas peur de Jeannot Bourdin et Edwy Plenel.

Emmanuel Macron a su "encaisser" et "répondre" lors de cette interview "d'une intensité rare", estime ce lundi les éditorialistes qui se demandent tout de même si le chef de l'état a convaincu les Français.

Visage de Macron à Bourdin et Plénel: le bulletin de notes du président

" Macron encaisse et castagne", titre en pages intérieures "Le Parisien" qui a trouvé l'interview "parfois brutale" et qui n'est pas certain que "le téléspectateur s'y retrouve." Pour "Libération" " Macron s'est présenté sur le ring" pour une interview présidentielle "d'une intensité rare", un débat "corps à corps". Il s'est montré pugnace à défaut d'être convaincant, ajoute "Libé". De son côté, "Le Figaro" y a vu un "débat virant souvent au pugilat verbal" et "une fonction présidentielle malmenée par deux journalistes très agressifs."

"Jupiter ne craint rien ni personne Hier soir, il affrontait le redoutable tandem Bourdin- Plenel un brin débraillé et souvent trop agressif. de son inébranlable confiance en soi ", relève Pierre Frehel, du " Républicain lorrain ".

"Si Emmanuel Macron: une confrontation qui montre sa connaissance des dossiers, l'opération est en partie réussie. Eric Marty, du "Midi Libre" .

Impôts, SNCF, voile … Ce qu'il faut retenir de l'interview de Macron par Bourdin et Plenel

Durant tout l'entretien, Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel ont débuté leurs questions par "Emmanuel Macron" et non "Monsieur le président". Il a marqué une rupture avec les usages présidentiels des dernières décennies

Emmanuel Macron le sait, l'exercice était «inédit» mais c'était un exercice «démocratique dont nous n'avons pas besoin». Face aux deux boxeurs, le chef de l'Etat est parfois reproché aux deux journalistes des "amalgames" et des "bêtises". Et cela visait notamment Edwy Plenel, le patron de Mediapart: Emmanuel Macron n'a pas hésité à faire allusion aux démêlées de Mediapart avec le fisc. Réponse du journaliste: "C'est totalement mesquin".

Un président de l'émission, le président a répondu "chiche" pour la recommencer dans un an.

Que faut-il retenir de long match de boxe à la française?

  • "La France n'a pas déclaré la guerre au régime" de Bachar al-Assad en Syrie. "Nous avons réussi l'opération sur le plan militaire" en Syrie . "Ses capacités de production d'armes chimiques ont été détruites" et "c'est la communauté internationale qui est intervenue".
  • La "colère" des opposants à l'évacuation du Zad de Notre-Dame-des-Landes n'est pas "légitime". "Tout ce qui doit être évacué le sera" sur le Zad, à la question du nouveau délai de régularisation laissé par le gouvernement aux occupants illégaux.
  • "Il n'y a pas de création d'un nouvel impôt local, ni d'impôt national, il n'y a pas d'augmentation de la pression".
  • Sur le "verrou de Bercy", c'est-à-dire la possibilité de poursuivre par le seul ministère des Finances, il s'est interrogé sur "un seuil au-delà, de manière systématique, sur le transfert les dossiers à la commission d'infraction fiscale ", dans un souci de" transparence ".
  • Il n'y a pas d'économie sur l'hôpital dans ce quinquennat. Emmanuel Macron annoncera des décisions "fin mai" sur les hôpitaux.
  • Une deuxième journée travaillée non payée pour financer la dépendance, ou «journée de solidarité», est «une piste intéressante». Il n'est "pas contre" cette idée déjà évoquée jeudi par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn .
  • Emmanuel Macron a confirmé que l'État devait faire «progressivement» une partie de la dette de la SNCF quand le groupe serait réformé, sans compter, avancer de montant.
  • "Le sujet du voile est très important" mais Emmanuel Macron n'a "pas une réponse univoque sur ce point", notamment dans le cas des adultes lors des sorties scolaires.

Le débat du jour: les frappés en Syrie

Les frappes chirurgicales et rapides. Le débat au Parlement, lui, sera … plus long. Les parlementaires débattront, sans voter, lundi à partir de 17h de L'opération militaire par la France les États-Unis et la Grande-Bretagne contre la Syrie, a annoncé dimanche le président de l'Assemblée nationale, François de Rugy.

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Edouard Philippe a réuni dimanche matin les responsables de l'Assemblée et du Sénat, après les frappes dans la nuit de vendredi contre l'arsenal chimique du régime de Damas

"Après la réunion d'information autour du Premier ministre, un débat sera organisé comme je l'ai souhaité à l'Assemblée nationale lundi à 17h00", a annoncé sur Twitter François de Rugy (LREM). Le président de l'Assemblée nationale ajoute que «cela a été conçu pour le gouvernement d'exercer devant tous les députés et tous les groupes parlementaires d'exprimer leurs positions».

La Constitution stipule, dans son article 35, que le gouvernement «informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l'étranger, au plus tard trois jours après le début de l'intervention». "Il précise les objectifs poursuivis", ajoute l'article

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Pendant la durée de l'intervention, quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l'autorisation du Parlement.

L'intervention française n'a pas suscité d'union sacrée, de nombreuses voix critiquant cette action menée sans mandat de l'ONU. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou encore Laurent Wauquiez l'ont ainsi dénoncée. Le PS, des personnalités comme Alain Juppé et Xavier Bertrand, ou encore l'UDI soutenue par cette opération.

La "convergence" du jour: la gauche anti-Macron

Mélenchon et la CGT ensemble à Marseille, Insoumis et étudiants réunis à Lille, défilé sous haute tension à Montpellier: les opposants de gauche au président Emmanuel Macron ont testé, samedi 14 avril dans les rues, leur capacité à faire "converger les luttes".

Est-ce réussi? Au total, la manifestation marseillaise a rassemblé, dans le calme, 58.000 personnes selon la CGT, et 6.000 selon la police, légèrement moins que les grandes manifestations interprofessionnelles. La mobilisation à dégénéré à Montpellier, avec des heurts lors d'une manifestation de «convergence des luttes» qui réunit 1.000 à 2.000 personnes. Le défilé pour faire la fête à Macron à Lille rassemblé près d'un millier de personnes, selon la préfecture.

C'est dans un défilé "Stop Macron" initié notamment par la CGT, que Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône, a assuré sa volonté de faire l'unité "dans tout le pays "contre le président de la République. Le chef de la France insoumise a lancé:

"Ce qui se déroule, ici à Marseille, c'est une bonne rupture de la cloison entre le mouvement social et l'action politique."

Cette manifestation phocéenne doit amorcer la pompe avant une série de dates-clés, espère-t-il: la journée interprofessionnelle organisée le 19 avril par la CGT, et la manifestation du 5 mai à l'appel du député France insoumise François Ruffin – à laquelle la centrale syndicale à annoncé qu'elle n'irait pas.

Pour cette démonstration de "convergence" des luttes et des partis, Jean-Luc Mélenchon avait invité à rejoindre les dirigeants du PCF Pierre Laurent, de Génération. Benoît Hamon et du NPA Olivier Besancenot. Seuls des responsables départementaux de la CGT, de la FSU, du Sud, de l'Unf ou du PCF et d'Attac, ont finalement présenté l'APM à la présidentielle Philippe Poutou

L'avertissement du jour: Thierry Mariani

Un jour, il y a l'aura des sanctions, mais pas aujourd'hui. Les Républicains ont de nouveau prévenu dimanche une alliance avec le Front national constituait "une faute". Pourquoi le redire? L'ex-ministre Thierry Mariani signé à l'unité de la droite .

Le texte appelle à "faire naître un grand mouvement de droite" et à "que chacun prenne ses responsabilités et fasse le compromis nécessaire". "Les querelles d'égo et les stratégies partisanes doivent s'inscrire devant le bien commun de la France", affirment les 25 signataires, qui appellent à "fonder une grande alliance de la droite".

Le couple Ménard, Jean-Frédéric Poisson (et bien d'autres) lancent un appel à l'union des droites

Dans les signataires, Robert Ménard, élu en 2014 maire de Béziers avec le soutien du FN, et son épouse députée Emmanuelle Ménard, le député Ligue du Sud et maire d'Orange Jacques Bompard (ex-FN), les anciens ministres Charles Millon et Christine Boutin ou encore Jean-Frédéric Poisson (Parti chrétien-démocrate). Certains signataires sont déjà réunis le 27 mars à Angers.

Virginie Calmels a réagi dans une tribune publiée sur le site du "Journal du Dimanche" en soulignant qu'une "alliance" entre LR et le FN " Ce serait une faute pour un parti politique qui a toujours veillé à ne pas tomber dans la démagogie et l'intolérance. »

LR et le FN n'ont «rien en commun, ni sur les valeurs, ni sur l'ambition», tant sur les sujets de l'identité nationale, de l'Europe ou des économies, insiste-t- Elle.

Ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani avait plaidé en mars pour un «rapprochement» avec le FN. Marine Le Pen, de son côté, aimerait bien que l'ancien député LR figure en position éligible sur la liste du parti d'extrême droite aux élections européennes.

Laurent Wauquiez a publié début avril il "ne fera [it] plus partie des Républicains" s'il opérait "le moindre début de commencement d'alliance"

Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan draguent … Thierry Mariani

La loi du jour: asile et immigration (et tensions)

C'est un coup d'envoi sous tension. texte de Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur, est controversé . Surtout, il rencontre la majorité présidentielle à l'épreuve, tandis que les oppositions vont monter au créneau contre des mesures jugées "laxistes" ou "dangereuses".

Projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif. ] travail d'intégration des réfugiés, et à l'inverse de faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés. La France a enregistré plus de 100.000 demandes d'asile l'an dernier, soit une hausse de 17,5% par rapport à 2016.

Le projet de loi est critique des acteurs de l'asile et des associations, qui redoutent les atteintes aux droits des étrangers, malgré la force de la majorité, malgré les efforts de pédagogie et persuasion depuis plusieurs mois par le ministre de l'Intérieur, incarnant la ligne "procédure" de l'exécutif.

Les discussions ont été agitées à l'examen du texte en commission, ce qui a valu à la vingtaine de contestataires LREM un rappel à l'ordre du président du groupe Richard Ferrand .

Jean-Michel Clément (ex-PS) prévoit d'écrire un texte à la logique répressive. Matthieu Orphelin, lui-même, est déçu de ne pas être parvenu à rester à 45 jours la durée maximale de rétention (portée à 90 jours) et se s'abstenir.

Les responsables LREM rejettent tout parallè le avec les frondeurs socialistes du précédent quinquennat, qui eux portaient «une contestation de fond de la ligne politique». Reste que ce projet de loi est le premier à faire autant dans les rangs des "marcheurs", particulièrement investis sur ce sujet touchant leurs "convictions".

Le week-end de l'inscription "accueil de merde". Cinq personnes ont été interpellées. Plus d'un millier d'amendements sont au menu jusqu'à vendredi, dont 200 des députés LREM, un record.

Paul Laubacher

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