“Non à la sélection” : la fac de Nanterre toujours bloquée alors que les partiels commencent

“Non à la sélection” : la fac de Nanterre toujours bloquée alors que les partiels commencent


"Comment peut-on continuer en cours, à faire nos partisels, alors que cette loi est en train d'être mise en place? " La quasi totalité de Nanterre l'université emblématique de la région parisienne d'où était partie la contestation en Mai 68, est bloquée ce lundi par des étudiants protestant contre la réforme de l 'accès à la fac.

Exceptionnellement la bibliothèque et le bâtiment des chercheurs sont restés ouverts.

Tous les témoignages de la matinée ont été reportés. La présidence de l'établissement a étudié «plusieurs scénarios» de reportage des examens, «quitte à organiser les épreuves à l'extérieur de l'université». Cette semaine est consacrée aux épreuves de contrôle continu, avant une autre période de partiels, plus dense, du 2 au 18 mai.

"Si maintenant les cheminots décident …"

8 heures, presque tous les bâtiments étaient bloqués les portes du bâtiment. Des banderoles proclamant "La vérité n'est pas une boîte de nuit, non à la sélection", ou "Macron, le chienlit c'est lui", étaient attachées à l'entrée du bâtiment.

"Ce matin à Nanterre on avait des examens qui se tenaient et une tentative de perturber ces examens avec des cheminots de SUD Rail", un changement sur LCP la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

"Si maintenant les cheminots décident que les étudiants ne passent pas par leurs examens, on peut se poser des questions sur une politique de récupération de mouvement."

Selon la ministre, quatre universités restent bloquées et entre 10 et 12 sites font l'objet de perturbations. Vers 10 heures, environ 200 étudiants ont bloqué la présidence de Jean-François Balaudé, «Balaudé, démission», du président de l'établissement.

Blocage jusqu'à l'AG de mardi matin

Le blocage avec occupation prévue à l'assemblée générale du mardi à 10 heures, qui ne se décide pas ou ne prolonge pas le mouvement.

"Comment peut-on continuer à aller en cours, à faire nos partisels, alors que cette loi est en train d'être mise en place par rapport à la majorité des étudiants et du personnel, alors que les étudiants se font matraquer? ", a lancé Victor, militant à l'Une et au NPA, à l'adresse des étudiants.

"Notre objectif c'est d'obtenir le retrait de cette loi. […] C'est pour ça qu'on a voté deux mesures essentielles pour ne pas pénaliser les étudiants: et la validation automatique des TD (travaux dirigés) ", at-il expliqué, sous les applaudissements et les huées de certains étudiants rassemblés devant le bâtiment.

Devant le bâtiment de langues, deux étudiantes en L2, d'accord "sur le fond" avec les grévistes, s'inquiétant de la préparation de leur année à l'étranger à la rentrée prochaine. "Je serais allée manifester avec eux mais l'allemand assister à mes résultats", regrettait l'une d'entre eux, qui ne souhaite pas donner son prénom et qui avait six examens cette semaine.

Perrine, étudiante en L2 d'économie et plutôt favorable à la loi, a fait sa revanche de sa colère:

"C'est n'importe quoi, tout le monde est énervé."

Lundi dernier, les CRS étaient intervenus à Nanterre pour évacuer un bâtiment de l'université occupé.

(Avec AFP)

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