Russie : un journaliste d’investigation meurt après une chute d’un balcon

Russie : un journaliste d’investigation meurt après une chute d’un balcon


"Il n'y a aucun signe que le crime est commis", selon les enquêteurs russes. Un journaliste d'enquête sur la présence de mercenaires en Syrie a trouvé la mort après son tombeau du balcon de son appartement, au 5e étage, les enquêteurs affirmative lundi 16 avril ne pas déceler d'éléments étranges dans ce décès

Maxime Borodine est mort à l'hôpital dimanche de suites de ses blessures, à Ekaterinbourg, une ville de 1,4 millions d'habitants dans l'Oural, ont rapporté les agences de presse russes.

Il travaillait pour le journal "Novyi Dien" ("Nouveau Jour") et avait récemment fait état de la mort de mercenaires en Syrie, des employés d'une société civile privée connue sous le nom de "Groupe Wagner". Il écrivait aussi régulièrement sur la corruption et le crime organisé.

"Il n'y a pas de raison d'ouvrir une affaire criminelle. a été commis, a déclaré le Comité d'enquête locale à l'agence TASS lundi.

Des personnes en tenue de camouflage?

Pourtant, selon les proches du journaliste, relayés notamment par "Le Times" il existe des éléments perturbateurs. En effet, la veille de sa mort, Maxim Borodin a indiqué à des amis que des gens dans tenue de camouflage sont devant sa porte. L'un d'entre eux était a priori armé.

Dans un long message Facebook, son ami Vyacheslav Bashkov a reçu un appel à 5 ​​heures du matin, dans lequel Borodin a l'air "très inquiet" et évoqué des hommes armés dans le couloir et "sur le balcon ", également " Le Miroir " .

Mais le journaliste n'a pas accès à ses proches pour expliquer qu'il ne fait pas un "exercice d'entraînement".

"Très préoccupante"

Contacté par l'AFP, le Comité d'enquête a refusé de commenter cette affaire.

Le représentant pour la liberté des médias de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Harlem Désir, un homme de la mort de Maxime Borodine était "très préoccupante".

"J'appelle les autorités à mener une enquête rapide et approfondie", a-t-il écrit sur Twitter lundi.

Depuis la chute de l'URSS, nombre de journalistes ont été tués ou passés à tabac en Russie, mais les commanditaires de ces crimes sont rarement appréhendés.

Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une ONG ayant son siège à New York, 58 journalistes ont été tués en Russie depuis 1992.

(Avec AFP)

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