Vers une 2ème journée de… solidarité ?

Vers une 2ème journée de… solidarité ?



La «solidarité» est un concept bien commode pour instaurer un nouvel impôt.

Par Phoebe Ann Moses.

Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a évoqué la possibilité d'instaurer une deuxième journée de solidarité pour la prise en charge des personnes âgées dépendantes. Un deuxième lundi de Pentecôte, en somme, supposé apporter financièrement de quoi répondre à un problème qui se pose de façon continuellement inattendue: le vieillissement de la population et son lot d'invalidité diverses entraînant la dépendance.

Du financement à foison

Nous payons déjà des cotisations sociales faramineuses, pour une sécurité sociale qui prend moins de charges que de payer les cotisations.

Ce système de solidarité que le monde nous envie ne doit pas avoir absorbé nos dépenses vieillesse, la CSG a été augmentée à plusieurs reprises.

Et comme si cela ne suffisait pas, les maisons de retraite souvent des tarifs exorbitants. Malgré cela, le personnel de ces Ehpad fait ses temps-ci la Une des journaux pour expliquer à quel point les conditions de travail sont dégradées . Il est moins de temps que le temps de travail est suffisant pour les patients et sont à la limite de la maltraitance.

C'est à se demander où sont passés tous les financements pléthoriques à ces établissements. Des sous, il y a une fois, sortant de notre poche. Mais il semblerait que ce ne soit pas suffisant. Se perdrait-ils en route, au milieu de cet enchevêtrement médico-administratif plutôt que gourmand, quand on fait le compte du personnel administratif de certains établissements?

C'est pourquoi on appelle à votre sens de la solidarité .

La journée de la solidarité

En 2004 on nous a vendu la «journée de solidarité», qui permet de financer la dépendance. Les sommes dégagées, bien qu'importantes, ne suffisent pas. 30 milliards tout de même, en 14 ans .

14 ans et plus tard, il est question d'une 2 journée de solidarité. C'est à croire que les politiques n'ont pas été capables de faire des projections en observant une pyramide des âges.

D'après L et Figaro Agnès Buzyn évoque plusieurs pistes pour financer la dépendance, outre la journée de solidarité:

Les pistes, ce sont les assurances assurées privées.

Résumés: nous payons pour une sécurité sociale fâcheuse et endettée, nous payons par le biais de la journée de solidarité et cela ne nous suffit pas, nous payons une autre journée de solidarité, ou encore, «les assurances privées». Soit une nouvelle couche de ponction fiscale, annoncée sans ciller, pour une cause certes louable, mais prévisible et mal anticipée et pour laquelle nous payons déjà.

Cela peut durer indéfiniment. La situation se répète, et se répètera parce que l'argent a été diffusé dans les méandres administratifs avant d'arriver jusqu'à sa destination. Il n'y a jamais eu assez.

Financier soi-même ce dont vous n'avez pas besoin, toute sa vie

Et si on posait le problème en des termes plus simples? Tout d'abord, de parler de l'habitude d'avoir manqué de moyens, de plus, de se poser la question de la façon dont sont utilisés, est l'efficacité est en termes de rapport qualité / prix: il n C'est vraiment en France dans le domaine de la santé, que l'on distribue l'argent sans compter et sans contrepartie. Le minimum dans ce domaine comme dans les autres est d'avoir pour son argent.

Le compte n'y est pas, et pourtant le Français continue à payer sans trop rechigner. Une nouvelle fois l'état a pris en charge d'un domaine qu'il gère comme son habitude: mal. La région et les ARS sont supposés fonctionner au bon fonctionnement des Ehpad ce qui n'est visuellement pas le cas.

L'État devrait se désengager mais pour cela il laisse voir le vrai réel de la santé. Ce qui, politiquement, est à l'opposé de ce qu'ont décidé tous les gouvernements depuis 40 ans. Et surtout, ce qui, politiquement, ne permet pas d'obtenir des bulletins de vote.

On attend donc à ponctionner une partie de la population pour le bénéfice d'une autre, le tout avec l'assentiment de celui qui vote et de celui qui reçoit, et qui correspondent de moins en moins à celle qui travaille et qui cotise.



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