Emmanuel Macron devant les députés européens

Emmanuel Macron devant les députés européens


Le président français Emmanuel Macron s'adresse aux députés européens réunis à Strasbourg pour tenter de mobiliser leur ambition de «refonder l'Europe» , qui est loin de susciter l'enthousiasme de Berlin à Budapest.

This entry is into the European Union with the President to the end of the after-midnight at Epinal (east of the France) personnes.

Lancée un avant les élections européennes de 2019, cette offensive se poursuivra jeudi par une visite à Berlin où le président s'entretiendra avec la chancelière Angela Merkel de l'avenir de la zone euro. Le parti conservateur d'Angela Merkel a crit critiqué lundi les projets de réforme d'Emmanuel Macron dans ce domaine, notamment l'idée de création d'un budget propre à la zone euro pour aider les investissements.

Emmanuel Macron est attendu à 10 heures dans l'hémicycle du Parlement européen, où les députés sont réunis pour leur session mensuelle.

En s'adressant à eux, "il exprime l'urgence qu'il y a à agir dans le sein de l'union européenne mais aussi à l'extérieur", explique l'Elysée.

Ces difficultés sont notamment liées aux élections en Italie et en Hongrie, qui ont vu la victoire des partis eurosceptiques. A l'extérieur, les Européens doivent composer avec la guerre en Syrie, les États-Unis imprévisibles depuis l'arrivée de Donald Trump et à un président russe , Vladimir Poutine, peu accommodant avec l'UE.

"Montée de l'illibéralisme"

Le président Macron a jugé dimanche, lors de son entretien télévisé que le continent européen assistait à une montée de l'illibéralisme, c'est-à-dire des extrêmes, des populismes, de gens qui remettent en cause l'état de droit ".

Face à cela, il est nécessaire de promouvoir une "Europe souveraine" qui protège "des grands risques, des grandes transformations, du risque numérique comme fiscal", selon lui.

"Nous vivons avec les pays qui voudront bien avancer" et "que ceux qui ne suivront pas (…) acceptent d'être aux marges de cette Europe", a-t-il averti.

Emmanuel Macron, «Reconnaissons l'Europe», qui avait été rédigé en septembre à l'université de la Sorbonne. Ses 80 initiatives portaient sur tous les sujets, d'un renforcement de la zone euro à la généralisation du programme Erasmus, en passant par l'Europe de la défense et de la taxation des géants du numérique.

Les députés européens divisés

A Strasbourg, de nombreux députés ont apprécié l'élan pro-européen impulsé par le jeune président de son élection il y a un an, mais ils l'appelent à passer à la libération conditionnelle aux actes

Manfred Weber, le parrain des députés du Parti populaire européen (PPE), la principale force politique au Parlement, salue ainsi le fait qu'il ait "beaucoup de projets pour l'Europe". Mais "tout ce qu'il propose n'est pas bien reçu" par l'incontournable PPE qui rassemble des partis de droite, rappelle-t-il dans un entretien à l'AFP.

Le fait que Emmanuel Macron n'est pas affilié à une famille politique européenne "est un handicap dans le processus de décision", souligne M. Weber, émission de la CSU alliée à la chancelière Angela Merkel. "La meilleure chose que Emmanuel Macron peut faire pour le moment est de mener les réformes nécessaires en France", a-t-il tranché.

Même fils de cloche chez son compatriote et rival Udo Bullmann, chef de file des eurodéputés socialistes

"Le fait qu'Emmanuel Macron a présenté une vision positive pour l'avenir de l'Europe doit être salué", dit-il, en citant des idées partagées avec la famille socialiste comme "la création d'une recette fiscale" pour la zone euro, l'achèvement de l'union bancaire ou la création d'un ministre des finances de la zone euro ". Mais "M. Macron doit maintenant faire des changements substantiels dans ces domaines, tant en Europe qu'en France", selon M. Bullmann.

Les eurodéputés écologistes qui se soucient de leur côté de mettre tout le poids pour faire fléchir les pays européens qui "continuent d'bloquer les réformes essentielles" contre l'évasion fiscale et l'établissement d'une assiette commune consolidée pour l ' impôt des sociétés ".

Épinal

En fin de journée, l'atmosphère devrait être moins formelle au centre des congrès d'Epinal, où Emmanuel Macron débattra de l'avenir de l'UE avec 200 à 300 personnes inscrites en ligne.

Le président avait expliqué à l'objectif de ces "consultations citoyennes", traité dans les 27 pays de l'UE (hors Royaume-Uni), était de "libérer la parole sur l'Europe, redonner confiance et éclairer le débat "dans la perspective des élections européennes.

(Avec AFP)

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