Sommet des deux Corées : Donald Trump, Kim Jong-un et les rabat-joie

Sommet des deux Corées : Donald Trump, Kim Jong-un et les rabat-joie


L'image sidérante de Kim Jong-un échangent, la mienne réjouie, une partie de principale vigoureuse avec le président Lune Jae-in au-dessus de la ligne de démarcation entre les deux Corées, a fait le tour du monde . L'homme fort de Pyongyang, premier dirigeant nord-coréen à fouler le sol sud-coréen depuis la guerre (1950-1953), a su mettre en scène ce grand moment de façon magistrale. En attendant la seconde étape: la rencontre, dans quelques semaines, avec Donald Trump, héros autoproclamé de ce rapprochement historique dont le président américain entend bien recueillir tous les honneurs.

Le week-end dernier, dans le Michigan, les partisans de Trump ont eu leur héros aux cris de "Nobel! Nobel!" . Trump favori pour être le prochain lauréat du prix attribué à Obama en 2009? Cela ne manque pas de sel, quand on se souvient des insultes échangées l'été dernier entre les deux chefs d'Etat, Kim Jong-un traitant le président américain de "chien apeuré" et de "vieillard instable", alors que ce dernier menaçait le retour sur Twitter le "petit homme fusée" de "destruction totale"!

Traité de paix, marché de dupes?

Cette diplomatie de bac à sable aurait pu mal finir. Contre toute attente, elle semble, avec l'aide décisive de la Chine, avoir porté ses fruits. Bien sûr, on ne peut que se réjouir de ce majuscule pour la paix dans le monde. Mais, au risque de jouer les rabat-joie, quelques réserves s'imposent avant de sabrer le champagne.

Certes, les deux dirigeants coréens se sont engagés à améliorer leurs relations et ont même évoqué une perspective de dénucléarisation. Mais Kim Jong-un n'est pas à proprement parler l'homme politique le plus digne de confiance. Et l'histoire de la Corée du Nord, dont la propagande, l'identité – la raison d'être même – se nourrissent de la haine du frère ennemi, doit inciter à la prudence.

Depuis la fin de la guerre, les projets de rapprochement n'ont pas manqué. 1992: accord sur la réconciliation. 2000: sommet historique avec la promesse d'une réunification pacifique. 2007: nouveau sommet, durant lequel l'idée de rapprochement est à nouveau évidente. Toutes ces belles promesses ont été suivies par Pyongyang. Entre 1998 et 2008, la Corée du Sud a reçu 8 milliards de dollars d'aides à la Corée du Nord, dans l'espoir d'adoucir le régime. C'était la politique dite du «rayon de soleil», censée permettre à la Corée du Nord de redresser son économie et de nourrir son peuple. Elle a surtout servi à financer des essais nucléaires …

Corée du Nord: entre pacifistes et pronucléaires, les Coréens du Sud divisés

Traité de paix, marché de dupes? Cette fois encore, la Corée du Nord s'est dite disposée à «présenter un plan» qui contribueait à la dénucléarisation dans la péninsule. Reste à savoir que Kim Jong-un entend par là.

L'arsenal nucléaire du dictateur et le risque qu'il fait peser sur la planète des bonbons garants de son maintien au pouvoir. Ou il s'est engagé à abandonner les essais et les tirs de missiles. Uniquement à suspendre et à démanteler ses installations de tests atomiques.

La fermeture du site de Punggye-ri où tous les lieux ont été repris depuis 2006. 1945 vraiment le croire sur parole. Las. Dans une étude menée par des géologues chinois, depuis un sixième et dernier essai en septembre, le site, miné par ces explosions, est devenu dangereux avec des risques d'éboulement et de fuites radioactives. Et, de facto, pratiquement inutilisable.

Natacha Tatu

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