Hautes-Alpes : la jeune femme qui s’est noyée était-elle poursuivie par la police ?

Hautes-Alpes : la jeune femme qui s’est noyée était-elle poursuivie par la police ?


L'enquête se poursuit pour déterminer les circonstances de la mort d'une jeune femme noire retrouvée dans la Durance ( Hautes Alpes ) le 9 mai, présenté par une association comme une migrante qui veut échapper à un contrôle policier.

Selon le procureur de Gap, Raphaël Balland, le corps n'a pas encore été «formellement» identifié. L'autopsie a révélé que la victime serait décédée d'une noyade mais les enquêtes se poursuivirent "pour tenter de connaître avec précision les circonstances de ce décès", a ajouté le magistrat dans un communiqué diffusé lundi.

Pour l'association «Tous les migrants», qui vient en aide aux réfugiés dans la région depuis des mois, il s'agit d'une Nigériane de 21 ans et qui marchait avec deux hommes, aussi étrangers, le 7 mai à l 'aube sur une route nationale en direction de Briançon.

Des policiers "dissimulés dans les fourrés"?

Cinq policiers «dissimulés dans les fourrés» ont alors irrité, provoqué la dispersion du groupe et une course-poursuite dans un village traversé par la Durance. Un des hommes et a été interpellé mais la jeune femme n'a plus donné signe de vie depuis, selon la même source.

Comme les reprises " Libération ", l'association publie un extrait plus long du communiqué de l'association :

"La police, la police, la police, la police, la police, la police et la police".
"Les trois personnes sont enchaînées à travers les champs dans la direction du village où elles sont dispersées, poursuivies par les policiers. La jeune femme ne donne plus aucune nouvelle d'elle depuis ce jour. "

L'association, qui dénonce "les pratiques policières reposant sur les guet-apens", indique dans le même communiqué avoir signalé ces éléments au parquet "afin que la justice fasse toute la lumière sur les circonstances de ce drame".

Le procureur n'a pas souhaité se prononcer davantage sur les enquêtes en cours.

Chute de deux migrants dans un ravin

En octobre, le magistrat a classé sans suite une enquête ouverte après la chute de deux migrants africains dans un ravin, survenue en août au col de l'Echelle au-dessus de Briançon. Ils ont pris la fuite de leur propre fait en apercevant une patrouille de gendarmerie "stationnée dans le cadre de sa mission de surveillance de la frontière", selon les conclusions établies alors par le parquet.

Hautes Alpes connaître un afflux de migrants, essentiellement d'Afrique de l'Ouest, arrivant d'Italie par les cols frontaliers. En 2016, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées, contre 1.900 en 2017. Ce chiffre se situe autour de 500 depuis le début de l'année, selon la préfecture.

(Avec AFP)

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