6 raisons pour lesquelles Macron n’est pas « illégitime »

6 raisons pour lesquelles Macron n’est pas « illégitime »


Voilà un qu'Émmanuel Macron a été élu président de la République. Une élection qui a passé mais qui s'est déroulée dans les règles: celles de la République, avec ses avantages et ses inconvénients. Sans surprise, l'issue de l'élection ne plait pas à tout le monde. Chose moins banale mais, la voix contestataire de la légitimité même du candidat a été interprétée comme suit, la voix est, est-ce, est en passe de refaire le premier tour pendentif encore quatre ans, faute de gagné. Mais derrière ses mauvais perdants cache un élément plus perturbant: les règles de notre démocratie ne font pas l'unanimité.

En première ligne de cette contestation: Edwy Plenel, le journaliste et militant trotskiste publié. Selon lui, Emmanuel Macron ne pas être en mesure d'appliquer son programme compte tenu des conditions dans il a été élu, propos qu'il a tenu lors de son interview (19459004) «entretien d'évaluation» comme il se plait à le dire aux côtés de Jean-Jacques Bourdin, le 15 avril dernier:

Est-ce qu'on n'est pas au cœur d'un malentendu […] Vous n'avez pas été élu par une majorité majoritaire à votre programme. Il n'y a pas une légitimité, dans tout le pays, sur votre programme. Vous avez eu, au premier tour, 18% des inscrits. Vous êtes le produit d'une circonstance accidentelle, exceptionnelle.

Son argument est donc simple: Emmanuel Macron a obtenu que 18% des voix des inscrits au premier tour de l'élection présidentielle (ce chiffre est obtenu par la voix totale des inscrits et non au total des suffrages) les votes, ainsi que les 22% d'abstentionnistes et les 2,5% de bulletins nuls et blancs) et que le vote Macron au deuxième tour aurait mis un vote «anti Le Pen» qu'un vote d'adhésion.

Mais Edwy Plenel ne fait pas que reprendre un argumentaire développé dès le lendemain de la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon, qui, dans une interview accordée au Parisien pendentif l'entre-deux-tours, a déclaré la chose suivante:

Certes M. Macron a été élu mais a fini à 24% soit 18% des inscrits. Il y a des masses de gens, de droite comme de gauche, qui ont l'impression de s'être fait voler l'élection présidentielle.

Alors je vous dis, je suis un membre de son mépris pour les règles prévues pour le progrès et pour toutes les autres lorsqu'elles sont au pouvoir un «social-libéral» rien d'autre étonnant. Même constat pour un candidat déçu qui y croyait dur comme fer. Mais le procès en illégitimité de Macron, toujours fondé sur ce même argument, a été reporté aux inscrits, ne s'arrête pas là et s'est répandu comme une formation de poudre.

Le meilleur endroit pour se rendre compte de l'ampleur de ce procès reste évidemment les réseaux sociaux, lieux par excellence où se déchaînent les passions sans filtre et où chacun s'improvise politologue.


Au début, on peut espérer voir le programme d'un autre qui a fait un score encore plus bas que le candidat qui n'a pas la légitimité . Mais, when this argumentary finit par se faire entendre dans notre entourage, commencer à s'inquiéter de l'adhésion à nos institutions. D'autant plus que derrière ces individus persuadés de bien-fondé de leurs arguments portés par une supériorité morale dirigent contre le monde des puissances se cachent parfois des aspirations démocrates sous couvert d'une défense du peuple . Jugez-en par vous-mêmes:

Notre militant virtuel, qui s'indigne du fait qu'Emmanuel Macron s'autorise à appliquer son programme alors qu'il a été élu par une majorité relative au premier tour, ne se lance-t-il pas lui-même dans une posture totalitaire en appel au plébiscite et à la guillotine, des choses que l'on trouve rarement en démocratie? Sur le coup, comme trop souvent, ceux qui se revendiquent le peuple sont les moins démocrates malgré eux qu'ils prétendent.

Alors qu'il est toujours temps d'avancer, je veux revenir sur le point sur les arguments de ses mauvais perdants qui se manifestent d'importance à la passion qui anime à leur raison.

1) Le score du premier tour reporté aux inscrits ne fait jamais la légitimité du Président

Pour savoir si 18% d'Emmanuel Macron sont si risibles que ça, revenons sur les élections passées en comparaison du score du 1 er tour de chaque candidat élu aux inscriptions:

Sur le point de vue ici, aucun candidat n'a obtenu avec lui dès le premier tour une majorité absolue des Français, et depuis 1974 sur le même score que le score des candidats rapportés aux inscrits. Seul le début du régime connu des candidats dépassant les 30%. Certes, les 18% d'Emmanuel Macron ne dépassent pas les scores de Jacques Chirac et ne sont pas si éloignés des scores de François Mitterrand en 1981 et de François Hollande en 2012. Pour autant, ils ont été exemptés de ce procès en illégitimité.

Le désintéressement des Français pour l'élection présidentielle ne sera pas une des causes de ce score relativement faible, la participation à l'élection de 2017 doit importante importante. Il faut plutôt se tourner vers un élément dont nous nous réjouissons: la multiplication des candidatures. Nous vivons dans un régime qui permet à tout candidat parvenant à recueillir le parrainage de 500 élus de se présenter. Voir aussi: Les candidats à l'élection présidentielle depuis 1974. Ou, comme le rappelle le politologue Gérard Grunberg Le problème de nous proposait un tel projet, le soupçon d'un mépris pour la démocratie se poursuit à planer sur eux .

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