Iran : où l’on tente d’explorer ce qu’il se passe dans la tête de Donald Trump

Iran : où l’on tente d’explorer ce qu’il se passe dans la tête de Donald Trump


Une histoire insensée: et si Donald Trump n'était pas (seulement) un personnage grotesque , versatile, mégalomane et susceptible, conseillé par les va-t-en-guerre sans cervelle? Et si sa décision de se retire unilatéralement de l'accord nucléaire iranien au risque de déstabiliser le Moyen-Orient et de mettre l'Alliance atlantique, était réfléchie, mûrie, raisonnée? Bref, et s'il avait une stratégie?

Dans ce cas, quelle serait-elle? Deux possibilités sont prévues. Selon la première, le président américain doit obtenir à Téhéran un nouveau traité plus contraignant. N'a-t-il pas conclu son discours du 8 mai en prédisant que les dirigeants iraniens finiront par vouloir "un accord neuf et durable" et que lui sera alors "prêt et résolu"? En fait, Trump serait en train de mettre en œuvre le fameux «art du deal» qui ne serait pas le maître et qui a même été consacré en 1987. Cet art (si l'on comprend bien) consiste à menacer de taper comme un gorille sur la tête de l'autre, avant de se montrer plus accommodant et d'engranger les concessions.

Mais l'hypothèse ne tient pas à la route. Pour preuve, c'est tout juste s'il vous plaît à Emmanuel Macron lors de ce dernier, lors d'une tentative de "diplomatie tactile", avec des enveloppes soutenues et des bandes dans le dos, lui a proposé de muscler l'accord avec Téhéran.

Trump et l'Iran: une escalade que nul ne maîtrise

Par ailleurs, Trump ne may ignorer que les Iraniens n'ont pas grand-chose à voir avec ses anciens partenaires en affaires d'Atlantic City ou de New York. Nixon avait été testée sur le Vietnam avec sa "théorie du fou" et n'avait jamais donné de bons résultats.

Enfin, l'artiste du «deal» dit également qu'il est, en réalité, assez nul en la matière. Il a aussi mis en évidence incapable de traiter avec un congrès, de négocier un arrangement avec le Congrès pour remplacer la loi Obamacare sur la santé. Le résultat: un champ de ruines.

L'Europe doit résister

Seconde stratégie possible: Trump chercherait à déclencher un changement de régime en Iran, misant sur les manifestants qu'on entendus gronder cet hiver dans le pays. John Bolton, le plus fanatique des «faucons» américains. Trump, isolationniste pendant sa campagne, aurait tourné néoconservateur. Il se serait donné pour mission de faire basculer tous les régimes de l'ax du Mal.

Mais là encore, illusion! Les mécontents iraniens ne sont pas tous les démocrates et le résultat qui doit s'attendre, après l'initiative américaine, c'est un raidissement des mollahs contre le modéré président Hassan Rohani et un retour au pouvoir des "durs", pour le coup très favorable au développement de la bombe atomique.

Iran: humiliée par Trump, l'Europe à l'heure du choix

Les deux stratégies évoquées ne sont pas plus crédibles que l'autre. Reste l'hypothèse d'une décision folle, prix pour les raisons de politique intérieure et pour plaire au Likoud israélien et aux Saoudiens. Ce qui nous ramène au point de départ: Donald Trump est bien un personnage impulsif conseillé par des va-t-en-guerre sans cervelle. L'Europe, il cherche à vassaliser le passage, doit lui résister.

Pascal Riché

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