Loi mobilité : des taxis mais pas trop

Loi mobilité : des taxis mais pas trop


Quand il n'est pas nécessaire de protéger les couteaux déséquilibrés, l'État français se charge de tout un tas d ' autres aspects de la vie de son fils, depuis son éducation jusqu'à ses moyens de transports. Et à chaque fois qu'il peut, l'État ajuste ses positions par une nouvelle loi, finement ciselée pour s'adapter aux modes du moment.

Ceci explique pourquoi l'État se penche actuellement sur «les mobilités», le terme vague recouvrant toutes les problématiques posées par les infrastructures routières, les chemins de fer, l'accès à celles-ci, la réforme de la SNCF et, au passage, l'épineux problème des zones rurales isolées dans ce qu'il est difficile de déplacer.

Il s'agit d'une solution de transport de certaines populations dans ces zones rurales peu desservies par les transports en commun et pas assez riches ou pas assez denses pour justifier l'extension d'une ligne de train, le développement d'une compagnie de taxis ou le déploiement rapide d'un aéroport international de campagne avec son inévitable zone de défense à base de potagers alternatifs et autres cabanes éco-conscientes.

C'est pourquoi cette loi sur les mobilisations pourrait permettre aux collectivités de pénétrer dans ces zones rurales de rémunérer des particuliers pour faire chauffeur occasionnel .

This information is able explosive puisqu'on a envoyé tout de suite l'odeur de l'essence qui accompagne, caractéristique caractéristique de la concurrence avec une corporation déjà établie. Et comme elle a déjà été dans Les Échos le ministère des Transports s'est immédiatement fendu d'une explication pour désamorcer tout risque de mauvaise interprétation:

On est en train de réfléchir à l'opportunité de donner la possibilité aux collectivités (…) d'autoriser les particuliers à transporter d'autres personnes de façon très occasionnelle, évidemment très encadrée. (…) L'objectif est de ne pas créer de la concurrence [aux sociétés de taxis] mais d'apporter des réponses là où il n'y a pas.

Sur apprécié la délicatesse de ce qui est proposé: point besoin d'aller trop vite! Notre ministère fait un premier pas, tout doucement, sur le pente ascendante d'une réflexion pour permettre la possibilité, un jour, peut-être et pour un encadrement bien strict, bien légal et bien bordé, d'autoriser des personnes à transporter d'autres personnes, tant que tout est occasionnel et pas trop rémunérateur.

Dire aux gens de se débrouiller entre eux, et vogue la galère? Ah, mais, parbleu, vous n'y pensez pas! Malheureux, sans un cadre, ça va forcément mal se terminer! Et imaginer que M. Durombier trimballerait simplement Mme Michu sur une base bi-hebdomadaire au marché local sans le moindre cerfa rempli, sans la moindre déclaration en triplicatas serrés à la sous-préfecture la plus proche, avec copie de la carte d'identité, de la carte grise, du permis de conduire et de la facture récente d'EDF, c'est prendre le risque que tout ceci se termine avec des gens qui s'entraident tranquilou-bilou sans que la République, une, indivisible et jalouse, n 'y est rien dire.

Insupportable!

Le plus beau étant «l'explication» avancé pour justifier la bordée d'articles inévitables que tout ceci va entraîner: si on s'écrit tout ça, c'est pour éviter toute vilaine, méchante concurrence turbo-libérale avec des taxis dont , au passage, sur apprend quoi ils sont pour toute façon, et quand ils sont, c'est surtout pour les transports sanitaires ce qui n'a rien à voir …

Pensez donc: créer la concurrence là où il n'y a rien, cela ne peut que créer des soucis, de même que libérer un marché et le laisser s'organiser par lui-même, ce n'est pas vraiment pas très bisous: il faut dire que les malheurs, depuis la baisse du prix du chômage comme l'amplification prouvé celle dans l'air, les télécoms, l'internet ou la nourriture, n'est-ce pas, jusqu'à 'à l'apparition de solutions innovantes ou de services de proximité dont personne n'a rien à faire, dois-je vous le rappeler?

Décidément, s'il vous plaît, si vous avez choisi une telle chose avec l'aide, c'est-à-dire que nous avons un problème avec le marché libre, la concurrence et l'adaptation aux nouvelles technologies. Pays de luddites technocratiques dopés aux fonds publics, soigneusement entretenus par un solide corporatisme, rien ne peut sortir sans un contrôle méticuleux, la France n'a plus depuis longtemps renoncé à laisser le citoyen s'exprimer, se débrouiller par lui-même, évitant le risque qu'il se découvre autonome.

Ainsi, le citoyen ne peut trouver de solution dans le terrorisme que dans un État omniscient et omnipotent, qui lui accorde sa protection, sa sécurité et, le cas échéant, ses petits sparadraps (rapidement déclinés dans toutes les teintes de peau #sparadrapgate oblige). Peut-être trouver une solution à ses problèmes de mobilité (novlangue pompeuse pour dire «je n'ai pas de voiture») que dans l'obtention d'une subvention pour s'en acheter une, ou une subvention pour payer le permis, ou une subvention pour que son voisin le conduise.

Car oui, pompon de cette affaire: les collectivités territoriales, dans leur grande magnanimité, l'autorisation de ces petites courses à la frontière ] Vous la voyez, la nouvelle arnaque festivo-contribuablesque?

Car il va de soi que cette subvention sera financée par une ponction plus ou moins douloureuse du contribuable, par quelques douzaines de ronds-de-cuir à Bercy après énième amendement d'une loi kilométrique votée une nuit de juillet. Et bien évidemment, c'est ce même contribuable qui, une fois ponctionné, n'a plus l'argent pour payer une voiture, passer le permis ou appeler un taxi. L'ironie de l'ensemble n'échappe à ceux qui sont non imposables, apparemment.

 radar poubelle "width =" 250 "height =" 354 "/> </a> Du reste, on peut raisonnablement imaginer que ceux qui n'auront pas permis et qui utilisent le côté festif de This Is This Summer Than The Other Times of the Times of the United States of the United States of America faire flasher … </p>
<p> Encore une fois, un problème qui est l'une des causes de l'État, une solution boiteuse avec l'État et sa nouvelle loi, qui amènera son nouveau lot de distorsion de marché, de motifs de plaintes de l'une ou l'autre catégorie de corporation qui se sentira flouée ici ou là, et qui s'accompagnera d'une nouvelle dépense publique elle-même financée par une nouvelle ponction. </p>
<p> On a ajouté que le problème est corrigé et que l'on a ajouté une nouvelle brochette de causes à d «Ne vous souciez pas de la classe politique à l'égard de résoudre le problème, probablement avec une nouvelle frontière de lois frétillantes de pertinence. </p>
<p> En attendant, on peut déjà parier que les beaux efforts ministériels, empêchant ces nouveaux articles, paragraphes et autres codicilles légaux, se traduiront par un résultat médiocre: les particuliers dans les zones rurales mal desservies. </p>
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