Un homme de 70 ans meurt malgré plusieurs appels au Samu : le parquet ouvre une enquête

Un homme de 70 ans meurt malgré plusieurs appels au Samu : le parquet ouvre une enquête


Sans "l'affaire Naomi", elle a présumé sans doute pas pris la parole. Le scandale de la gestion de l'appel au Samu de la jeune Strasbourgeoise, décédé quelques heures plus tard, n'a fait que raviver un peu plus la douleur, et les interrogations d'Annie Orget. Elle vit à Concours, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Cahors, dans le Lot. Le 1er avril dernier, son mari Jacques, 70 ans, est décédé à leur domicile.

Le 31 mars au soir, Jacques, qui souffre d'emphysème (une maladie pulmonaire entraînant des difficultés respiratoires) et est sous assistance respiratoire, se sent mal. Sa femme vérifie son taux d'oxygène dans le sang à l'aide d'un oxymètre. Elle est particulièrement riche, "à moins de 70", rapporte-t-elle à France 3 Occitanie qui a révélé l'affaire ce mardi. Entre 19h30 et 19h45, Annie Orget appelle le 15. Après lui avoir "augmenté le taux d'oxygène de la machine", le médecin avec lequel il s'entretient au téléphone lui indique, selon la même source, qu'il la rappellera dans une heure pour prendre des nouvelles.

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Vers 21h, elle rappelle le 15

Mais il ne rappelle pas, rapporte-t-elle encore, et le taux d'oxygène de son mari reste. Vers 21h, elle rappelle le 15, dit-elle. Le médecin lui aurait alors dit que son oxymètre "ne marche pas marcher". Une demande, elle le teste sur elle: il fonctionne. Le docteur lui dit alors qu'il lui envoie un médecin de garde de Villefranche-de-Rouergue, à une quarantaine de kilomètres de Concours. "Il a mis du temps, ce n'est pas tout près", dit-elle.

"En voyant mon mari, il [le médecin de garde, NDLR] a appelé les urgences, qui ont envoyé deux infirmiers d'une ambulance privée. encore Annie Orget à France 3 Occitanie .

Toujours selon cette femme, l'équipe du Samu arrive un peu avant minuit et après près de 40 minutes de tentatives de réanimation, le Samu, le décès du mari d'Annie, à 00h20.

Y a-t-il eu dysfonctionnement? Le Samu a-t-il tardé à intervenir? Pour Annie Orget, cela ne fait pas de doute. Elle ne cesse de demander pourquoi, et se reproche de "ne pas avoir été plus insister au téléphone".

"Entre le premier appel de ma mère et l'arrivée du samu, mon père a eu le temps de mourir trois fois […] la vie des gens ", s'indigne également la fille du couple, Muriel Orget, toujours auprès de France 3 octobre 1945.

"Pas de dysfonctionnement"

Annie Orget et sa fille ont porté plainte le 6 avril dernier, pour non-assistance à personne en danger. Le procureur de Cahors a ensuite ouvert une enquête. «L'enquête pour la recherche des causes de mort à la brigade de recherche de Cahors», à l'AFP, le procureur de la République de Cahors, Frédéric Almendros

Contacté par France 3 Occitanie, le directeur du Samu du Lot, un dénouement à lui dénoncer "une confusion totale dans cette affaire". Il a indiqué que ce n'était pas le Samu qui avait traité les appels d'Annie Orget, mais le centre de règlement médical du département. Il a par ailleurs confié un courrier envoyé à Annie Orget, que cette dernière n'a pas reçu. Pour le médecin chef du Samu, Thierry Debreux, pour qui "n'y a pas eu de dysfonctionnement."

"L'affaire a été traitée de façon très professionnelle", a-t-il aussi dit à l'AFP.
"A la différence de l'affaire de Strasbourg, un médecin est entré en contact avec le patient, il a ensuite envoyé un médecin de garde", a-t-il aussi ajouté.

Thierry Debreux a précisé que «la permanence à l'orienté sur l'administration de la médecine libérale» qui a pu «interroger le patient et lui donner des conseils».

Par ailleurs, le Samu du Lot est mis en cause pour deux décès intervenus en 2012 et 2013 dans le cadre d'une enquête confiée à un juge d'instruction de Cahors, à l'AFP l'avocat des familles, François Faugère. "Dans ces deux dossiers sur peut parler de dysfonctionnements", un accusé l'avocat qui n'a pas voulu "plus sur les affaires à l'instruction".

C.R. avec AFP

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