Une société libérée du travail et de la consommation est-elle possible ?

Une société libérée du travail et de la consommation est-elle possible ?



L'émission d'un invité de L'émission «C'est arrivé demain» de ce dimanche 13 mai 2018 sur Europe 1 ne me laisse pas indifférent. C'est pourquoi je prends la plume (ou le clavier d'ordinateur) pour agir aussi rapidement.

Abdennour Bidar Imagine une société libérée du travail et de la consommation Libérons-nous des chaînes du travail et de la consommation . Une proposition qui ne veut pas me laisser indifférent, tant ce genre de proposition me semble immédiatement et instinctivement non seulement absurde, mais même dangereuse.

N'ayant pas accès à l'ouvrage et au fait d'avoir accès au détail de son argumentation, je m'en tiendrai bien entendu à une critique nuancée, sous forme d'interrogations, que seule la lecture de l'essai est souhaitable 'ou lié de renseignements. Je ne ferai pas l'injure à moi un auteur de moi prêter à une critique radicale comme se permettent trop souvent faire des personnes qui n'ont pas une ligne de l'ouvrage d'un auteur et ignorent le contenu de son argumentation. Cette réaction spontanée ne portera que sur les seuls propos de l'interview elle-même.

Une civilisation du temps libéré

Abdennour Bidar est un philosophe et essayiste intéressant, que j'ai déjà eu l'occasion de lire, mais qui n'a pas fait de précédent la propension à militer pour une «civilisation du temps libéré» , has been subject to which could not non seulement mes doutes, mais plus encore mes craintes et mes réticences.

Son sujet central n'est pas déconnecté de toute réalité, par une question très discutée: celle de l'opportunité de mettre en place un revenu universel. Et dans l'interview, il se présente même à l'inspiration libérale de ce concept. Mais ce n'est pas sur cette question technique que je me prononce aujourd'hui. Plutôt sur l'essence de ce qui motive cette réflexion. Découvrons donc les issues émises à travers les propos de l'interview et qui ont interpellé (avec, bien sûr, tous les défauts de l'exercice, qui consistait à éviter certaines phrases de leur contexte, raison pour laquelle je vous renvoie à l'écoute de l'interview):

1 °) «Nous sommes dans un système capitaliste de concurrence généralisée où la fraternité est un luxe, un privilège».

– À l'instar de Tom Palmer et autres auteurs associés, je pense à l'inverse que Non, le capitalisme n'est pas immoral . L'horreur politique telle que nous l'avons décrite Olivier Babeau, un fantastique instrument de liberté . Quant à la concurrence généralisée, à moins que cette expression soit précisée dans le livre, je ne vois pas de quoi il est question. J'ai peur qu'il ne s'agisse d'une idée d'une idée reçue, vague et informe, qui se réfèrent à certaines personnes qui produisent des effets et n'attribuent pas forcément certaines conséquences aux bonnes causes.

– Il en va de même pour la fraternité. En quoi peut-on prétendre que la fraternité recule et qu'elle aurait pour cause le système capitaliste? Tout cela mérite d'être précisé et est (ensuite discuté). Certes, l'auteur est-il un spécialiste de la question et le développement abondamment à travers ses ouvrages, mais pour qui écoute l'interview et ne les a pas lus, il est bien difficile de savoir à quoi il se réfère au juste. Et il serait très intéressant suite d'en débattre. Spontanément, en tous les cas, j'aurais tendance à penser que la fraternité ne dépend pas de chacun de nous. La fraternité n'est pas quelque chose, à mon sens, qui s'organise. Il n'y a pas d'excuse à rechercher dans une matière ou dans une abstraction qui soit liée à nos responsabilités ou à notre sens de l'humanité. Sauf que c'est, mais c'est l'argument de retour, que c'est à force de vouloir «organiser» les solidarités (si c'est de cela qu'il est question) en le faisant d'autorité (par la ponction fiscale, par exemple) que le sens de la fraternité ou de la solidarité spontanée recule. Mais le responsable ne serait pas, à ce moment-là, le capitalisme. Cela montre bien que ne peut faire valoir sans une argumentation solide derrière, impossible bien sûr dans le seul temps d'une entrevue. Comme dans ce reportage édifiant sur la nostalgie de la RDA où on peut être tenté d'oublier les temps difficiles, la répression et le totalitarisme, et Le rejet de la société de consommation? Ce n'est pas le cas de l'auteur, mais c'est bien le cas de certains ex-habitants de pays de l'ex-URSS

– Un luxe et un privilège: encore plus mystérieux. Abdennour Bidar précise bien, un peu après, que la fraternité ne peut se décréter. C'est pourquoi il propose d'en créer les conditions concrètes, à travers justement son ​​idée de revenu universel censé offrir le temps aux autres pour créer ou recréer cette fraternité. Remarquons que le passage est l'humain n'a historiquement jamais eu autant de temps libre aujourd'hui dans les pays qui fonctionnent dans un système capitaliste avancé. Mais cela s'adapte au raisonnement.

2 °) «Il faut desserrer l'étau qui contraint, par la nécessité économique et par la nécessité du travail, les gens à penser à eux-mêmes» .

De surcroît, le philosophe désir, grâce au revenu universel, donner la possibilité aux individus, les contraintes du système, d'arrêter de ne jamais penser à eux-mêmes (dans un sens purement vénal, probablement, car il est question ici de recherche de « bonheur collectif et individuel »). Mais qu'est-ce qui dit que l'individu ne peut pas réaliser dans son travail (même s'il n'est pas le cas pour tout le monde)? Étonnamment, l'auteur de l'évoque d'ailleurs clairement à propos de la France en particulier, tout ce qui est pertinent à la possibilité d'y échapper (jours fériés, RTT, etc.), sur ne s'en prive pas (ce qui ne me semble pas contradictoire). Et qu'est-ce qui dit que dans une entreprise, une administration, une école, ou une organisation quelle qu'elle soit, on a ni le temps de penser vraiment à soi, ni de développer des formes de fraternité? Encore un point qui a déjà fait l'objet d'une discussion. Le concept marxien d'aliénation au travail ne fonctionne pas très loin, mais il est loin d'être partagé partagé. Quant à la fraternité, elle peut aussi se développer dans les lieux de vie, où se rencontrer les individus, peut-être au travail.

3 °) Le Français souffre de contradictions. Il est vraiment l'accomplissement du travail et il n'aime pas le sentiment d'être exploité.

Sur ce point, pas grand-chose à dire. Cela répond certainement en partie au début du point précédent. Cela dit, c'est l'objet même de l'entreprise ou de l'organisation quelle qu'elle soit: chercher en permanence à progresser de manière à ce que dissipe au maximum ce sentiment et que les autres se sentent le plus le épanouis possible dans leur travail. Les meilleures organisations, celles qui réussissent le mieux, y parviennent. Justement s'appelle un gage de réussite. Et il est vrai que beaucoup d'endroits il ya à redire, mais c'est aux personnes qui composent cette organisation de tenter de faire évoluer les principes, ou bien si vous avez la possibilité de partir (mais c C'est très souvent, bien sûr, difficile). Généralement, il y a un malaise, l'organisation en question pâtit de son manque d'efficacité dans la matière. C'est pourquoi il s'agit d'une question hautement sensée, qui mérite de



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