Homophobie dans le foot : des associations dénoncent “l’inaction” de la LFP

Homophobie dans le foot : des associations dénoncent “l’inaction” de la LFP


Le collectif Rouge et l'association Stop au homophobie montent au créneau et dénoncent le «laissez-faire» de la Ligue de football professionnel (LFP) face aux actes et propos homophobes dans les stades, menaçant l'instance d'une procédure administrative si elle ne fait pas sanctionner.

"La Ligue de foot professionnelle peut sanctionner par exemple des chanteurs racistes contre des joueurs noirs, mais elle ne fait rien sur les chants homophobes", a déploré ce jeudi sur France infos Julien Pontes porte -parole du collectif Rouge Direct.

Interrogé ce jeudi 17 mai, Journée mondiale de lutte contre les homophobie et la transphobie, l 'ancien président du club parisien gay gay ne décolère pas:

"Ces psalmodies homophobes, ce sont nos cris de singes, nos jets de banane." Traiter quelqu'un de "PD", ça devient normal, c'est tout à fait insupportable, et ça doit cesser. "

"Rien n'a changé"

Depuis la signature en 2011 par la LFP d'une charte contre l'homophobie, "rien n'a changé dans les stades de football: les chants homophobes n'ont jamais cessé et ont fait leur grand retour au Parc des Princes ", le stade du Paris Saint-Germain, déplore Rouge Direct dans un communiqué.

"L'inaction [de la LFP] est une faute grave qui autorise tous les débordements homophobes", ajoute le texte.

«Nous allons dans les prochains jours envoyer une mise en demeure à la LFP pour un demandeur d'exercer son pouvoir de police dans les stades et faire condamner les actes homophobes», a annoncé à l'AFP Thierry Granturco, l «avocat de la procédure directe, cette procédure, si elle reste sans résultat, sera suivie d'une« assignation devant le tribunal administratif de Paris », a ajouté l'avocat

La Ligue est chargée, par délégation de service public, de réglementer les compétitions de football professionnel en France, leur organisation et leur sécurité.

"Pédé", "tarlouze", "tapette"

Le collectif Rouge Direct, qui entoure les anciens de Paris Foot Gay, ex-club amateur de la capitale et se définit comme un "lanceur d L'homophobie a lancé une collecte de fonds sur le site GoFundMe pour financer cette action en justice.

L'association Foot Ensemble également une homophobie banalisée dans le football, s'appuyant sur un sondage Ipsos diffusé jeudi, dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie.

"Pédé", "tarlouze", "tapette": un quart des sondés avoue avoir déjà proféré des insultes homophobes en assistant à un match. La proportion monte à 34% parmi les amateurs de football et à 58% chez ceux qui le pratiquent.

Si 40% des amoureux du ballon rond se présentent comme des insultes, seulement 12% les jugent "homophobes". Dans le monde du football, ces propos sont "dédramatisés" et associés au "folklore", note Ipsos.

Sensibiliser les jeunes

Pour lutter contre ce phénomène, la sensibilisation des plus jeunes licenciés (46%) et des entraîneurs et responsables de clubs pros (42%) sont plébiscitées, avant … l'interdiction des insultes homophobes à l'entraînement %) ou pendentif les allumettes (30%).

Par ailleurs, «un difficile» d'être homosexuel dans la société française, cette perception est accentuée chez les sondés (69%) concernant le milieu du football ".

Ce sondage a été réalisé en ligne du 6 au 8 février auprès d'un échantillon représentatif de 2.176 Français âgés de 16 à 75 ans, selon la méthode des quotas.

(Avec AFP)

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