Parcoursup : les lycéens plébiscitent la sélection

Parcoursup : les lycéens plébiscitent la sélection



Par Nathalie Député

Tout chemin les cheminots actuels persistants et signent – et «vot'actionnent» – contre la réforme de la SNCF alors qu'ils sont nullement La mobilisation houleuse Les étudiants d'extrême gauche (ORE) à travers la procédure Parcours pour l'accès à l'université ne faiblit pas non plus, tout en ne les concernant pas plus.

Ah – m'objecte-t-on dans l'oreillette gauche – parce que vous, vous ne vous mobilisez que pour vos petites affaires de gros sous et vos misérables impôts! Bravo, l'égoïsme à courte vue! Et que faites-vous de la solidarité, que faites-vous de «vivrensemble», que faites-vous de l'avenir? C'est ça, la société que vous voulez laisser à vos enfants: un monde de sélection et de concurrence aveugle qui ne profite qu'aux richesses et qui laisse les plus faibles meurtris au bord du chemin?

Jean-Luc Mélenchon les syndicats d'extrême-gauche et les bobos au grand cœur.

Il est beaucoup plus flatteur, y compris dans les relations sociales de tous les jours, de se présenter aux yeux du monde bardé de plus nobles intentions morales, que de prendre deux secondes pour faire si, ce faisant, on ne serait pas en train de paver l'enfer de ceux qu'on prétend accueillir au paradis socialiste de l'égalitarisme.

Aussi, pour un député Insoumis hautement conscientisé comme François Ruffin c'est une petite «casse» bien acceptable que de lutter pour l'avenir radieux de tous les étudiants en quelques fois, plusieurs fois, majoritaire, en réalité – de suite leurs passer leurs examens

Peu importe que leur année universitaire soit ruinée, peu importe que leur histoire particulière soit considérée par les considérations de lutte contre la politique politique, mais plus considérable, peu importe que les jeunes soient nombreux grossir les rangs de Pôle emploi [19459009Danslemêmetempsl'idéologieégalitairetriompheetsinosrévolutionnairessubventionnéspeuventsedireavecdeslarmesdebonheurdanslesyeuxquetoutlemondeunaccèsàl'universitésansconditionsEtadviennequepourraLerésultatconcretn'entrejamaisenlignedecomptequandl'intentionestmerveilleuse

Au rayon des bons sentiments, on n'est pas rare que certains enseignants se soient opposés à la procédure de sélection, à l'exception des dossiers de candidatures et affectent sépare à tout le monde le rang de premier ex-æquo.

Mieux encore, ils espèrent avec une joie malsaine que le système se plantera finalement sur le carreau des centaines de lycéens qui transformaient alors leur frustration en soutien actif à la «convergence des luttes». Ainsi que nous le rapportait Le Parisien récemment:

Ils (les lycéens) se sont peu mobilisés contre Parcoursup jusqu'à présent, mais cela peut changer pour se nombreux sans affectation, glisse avec espoir un opposant à la réforme.

Et de fait, la procédure Parcoursup n'a pas encore abouti. Elle en est au stade où les futurs bacheliers ont déposé leurs vœux (10 maximum) pour les prochains et les établissements examinent les candidatures en vue de faire connaître les résultats d'admission à partir du 22 mai prochain.

Ceux qui ont toujours pratiqué une sélection, comme les classes prépas, les BTS, les IUT et les écoles post-Bac, ne sont pas dépaysés; Ils examinent les demandes comme ils l'ont toujours fait. Pour les universités qui ont toujours accepté tous les bacheliers, quitte à constater de taux d'échec de 60% dès la première année de licence, c'est totalement nouveau, et ça chamboule leurs habitudes généreuses et égalitaristes – ce que, pour ma part, j'appelle «nivellement par le bas».

Pour éviter toute mauvaise surprise finale, le lycée signifiant dans Parcoursup quel grand domaine de formation il privilégie pour qu'on puisse faire des propositions à la cas où il serait accepté dans aucun de ses premiers choix. Le gouvernement s'est engagé à ouvrir les lieux dans les secteurs les plus demandés d'ici la fin juin. Si ce nouveau processus d'accès à l'enseignement supérieur se termine par un dernier sur l'injuste nécessité de procéder par tirage au sort, la crédibilité de cette nouvelle approche de l'enseignement supérieur en prendrait clairement un coup.

Il n'en est pas moins réjouissant – que non seulement les lycéens de Terminale ne sont pas des articulations au mouvement de protestation des étudiants, mais en plus, ils ont montré dans leurs vœux une préférence marquée pour les filières sélectives. C'était déjà le cas du défunt APB (système en vigueur jusqu'à l'an dernier), mais c'est particulièrement visible et dynamique cette année. Ainsi, sur 811 000 candidats ayant formulé 6,3 millions de vœux dans 13 000 formations différentes, les filières sélectives représentent 68% du total des vœux .

Les filières non sélectives (les licences des universités) ont vu leur nombre de candidatures baisser de 12,5% alors que celles des filières sélectives ont fait des bonds: BTS: + 15,5% / DUT: + 25,9% / Prépas: + 11% .

Plus intéressant encore, il semblerait que l'introduction d'une dose de la sélection à l'entrée ait permis d'amorcer la restauration d'une forme de vérité du prix et de l'information sur le marché de la formation supérieure .

Tout d'abord, les filières traditionnellement en excès de demandes par rapport aux lieux disponibles et / ou aux débouchés tels que le droit et les staps. Pour Psycho et Paces (médecine, kiné, etc.), observez une stagnation qui est en fait une baisse compte tenu de la croissance de l'effectif global.

D'autre part, alors que jusqu'à ce jour là lycéen titulaire d'un Bac professionnel s'inscrire à la licence, à la fin de son temps et quitter le système sans formation réelle ni diplôme, sur que les licences consolidées en BTS et IUT issues de futurs bacheliers techniques ou pros. Pour certains professeurs et présidents d'université, c'est loin d'être l'horreur inégalitaire, au contraire:

On a beaucoup d'étudiants déconnectés, les jeunes sont informés et ont manifestement pris conscience de l'exigence de nos formations. ( D. Delignières Président Conférence des doyens Staps)

Enfin, les filières non sélectives qui ont fait preuve de beaucoup d'agitation et de blocage contre la loi ORE et Parcoursup sont nettement dédaignées par les candidats. Il s'agit surtout des lettres Lettres et Sciences sociales – géographie, sciences du langage, sciences de l'éducation, notamment. Je sais par expérience de la famille que tout lycéen émet au moins un voeu non sélectif pour lequel il est assuré d'obtenir l'admission. Ou leurs candidatures n'atteignent pas les places disponibles, et de loin. Par exemple, l'université Paris 8 (Vincennes Saint-Senis) qui est bloquée depuis plus d'un mois voit ses candidats chuter de 55% par rapport à 2017.

Il est donc tout à fait probable que si le gouvernement doit ouvrir de nouvelles places, ce sera dans les filières sélectives telles que BTS et IUT

Ainsi, tout se passe comme si la sélection introduite cette année parmi les candidats se soit doublée à bien d'égards d'une sélection sévère opérée entre les formations par les candidats eux-mêmes.

Les voies de garage archi-connues de tous, les foyers de blocages syndicaux, les facs ultra-politisés, ceux qui n'ont pas la valeur du diplôme ne tenait que grâce à la prudence de l'État, tout ceci encore passer quand le système représenté semblant de croire que tout se valait.

Mais du moment où sur réintroduit un peu de raison et de vérité dans le système, une fois qu'on fait le niveau effectif des élèves le premier critère d'évaluation, les jeunes et leur famille reformulent leurs préférences et, comme sur vient de le voir, le résultat décoiffe. En cours d'exécution à une porte, l'air circule mieux et le malade, même confronté aux turbulences du grand grand, respire plus à son aise et ne craint pas les embruns.

Pour la première fois en France, un système considéré comme à bout de souffle depuis très longtemps, un système sous perfusion et conservé en vie par pur rafistolage, un atteint le point catastrophique de non retour : 'un dernier, faute de réforme antérieure, faute de vouloir, enfin, une sélection libératrice à l'entrée de l'enseignement supérieur, il a fallu procéder à un tirage au sort pour choisir les lycéens qui doivent étudier.

Seule cette catastrophe a poussé à réformer le système pas comme on avait toujours fait en dévalorisant un peu plus les diplômes chaque année, mais comme on jamais fait à l'université: en introduisant un peu de sélection à l'entrée, comme ça pratiquait déjà dans d'autres établissements d'enseignement supérieur, avec tous les avantages que cela représente pour leurs élèves. Loin d'inaugurer une période d'incertitude, on voit au contraire se réformateur – de manière extraordinairement rapide et spectaculaire – un marché éclairé de l'enseignement supérieur.

Cet exemple concret est très bon augure pour tout ce qu'il reste en France. Pour que les assistances que la catastrophe se produise dans les autres domaines (déficits, dette, système de santé, agriculture, etc …) pour agir enfin dans la bonne direction? L'exemple précurseur de Parcoursup nous donner des ailes pour avancer dans le sens de la libération des systèmes verrouillés par nos peurs et nos immobilismes nationaux.

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