Italie : le populisme au pouvoir saison 1, épisode 2

Italie : le populisme au pouvoir saison 1, épisode 2


La nouvelle est officielle à 19 heures 10: une note conjointe signée par Matteo Salvini et Luigi Di Maio certifie que "L'accord est fait pour un gouvernement politique" (donc non technique) entre le Movimento5Stelle et la Ligue avec Giuseppe Conte comme président du Conseil ". Giuseppe Conte se voit donc confier un nouveau mandat par le président: il ira à bon port cette fois.

Après 88 jours de litiges, menaces, mensonges, fausses nouvelles et marches arrières qui laissaient présager une crise institutionnelle grave, l'impeachment du président Mattarella avait même été évoqué ainsi que l'appel à manifester dans la rue contre lui … l'accord signé en définitive entre les deux principales forces gagnantes des législatives du 4 mars. "Beaucoup de bruit pour pas grand-chose" sera-t-on tenté de dire. Mais en même temps ces 88 jours ont été très instructifs.

Il faut donc – et il vaut mieux continuer d'utiliser le verbe «se marier» jusqu'au vote de confiance – que les ministères «chauds», c'est-à-dire ceux qui ont un rapport direct avec l ' euro et l'Europe, exprimé été équitablement partagés:

– Le ministre de l'Économie et de la Société civile est un professeur de l'Université romaine Tor Vergata, et se présente comme un Européen "moyen".

– Le ministre des Affaires étrangères Enzo Moavero Milanesi est au contraire un Européen convaincu, un juriste très estimé dans les milieux bruxellois

– Le ministre des Affaires européennes, le professeur anti-euro Paolo Savona, est le grand perdant du conflit de la Ligue avec le président de la République.

Tous comptes faits, ces trois noms s'équilibrent et les besoins des marchés européens. "C'est un petit chef d'œuvre", commente à chaud le politologue Alessandro Campi en pensant au prochain G7, dans une semaine.

Une fragilité intrinsèque

Le reste de la squadra est plus préoccupant:

– Tout le monde a déjà mesuré la faiblesse politique et caractéristique du président du conseil, Giuseppe Conte .

– Le ministre de l'intérieur sera Matteo Salvini en personne, ce qui laisse entrevoir une période très difficile pour les migrants.

– Le ministre des affaires sociales et du travail Luigi Di Maio qui fait de son ministère un lieu de propagande pour le revenu minimum à 780 euros.

Mais surtout les commentateurs ne peuvent s'empêcher de réhabiliter la fragilité de la coalition populiste péninsulaire aux manettes, malgré ses 50% de suffrages de plus (merci au concours du petit parti post fasciste "Fratelli d'Italia" qui a décidé au dernier moment de soutenir l'extérieur le gouvernement).

"C'est un gouvernement qui naît de deux forces en compétition entre elles pendentif la campagne électorale et qui redeviendront très vite dès que surgira la moindre difficulté", souligne l'éditorialiste du "Corriere della Sera" Massimo Caprara.

Sergio Mattarella président de la République Sergio Mattarella a été en définitive payante. Il en va de même de son choix intraitable, rigide, constitutive, motivé, de ne pas accepter un économiste anti-euro comme ministre de l'économie. Samedi 2 juin, jour anniversaire de la fondation de la République, ce sera aussi la fête de Mattarella.

 Marcelle Padovani "classe =" img-profil "/> </figure>
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