“Il faut de vraies mesures pour sauver les centres-villes !”

“Il faut de vraies mesures pour sauver les centres-villes !”


Ah, l'inexorable extinction des centres-villes … Interrogez qui vous voulez: de l'épicerie – aujourd'hui disparue- où l'on achetait des bonbecs à la sortie de l'école aux sinistres entrepôts des sorties de ville, chacun a son mot à dire, son anecdote à raconter, mais pas vraiment de solution! Il y a un, alors qu'Emmanuel Macron s'installait tout juste à l'Elysée, deux sénateurs, Rémy Pointereau (sénateur du Cher, Les Républicains) et Martial Bourquin (sénateur du Doubs, groupe socialiste) décident de s'emparer du sujet. Ils créent une commission, rencontrent pendent un tout ce que la France compte des élus, des commerçants en quasi faillite, des fonciers commerciaux ou des patrons de la grande distribution, et établissent leur diagnostic:

"Vierzon, c'est 26% de vacances commerciales dans le centre, Calais, c'est 29%", rappelle Rémy Pointereau. "Et pourtant, entre 2010 et 2017, on est passé de 14 millions de m² de surface commerciale à 17 millions de m² Plus 30% en 7 ans! Mais la population, elle, n'a pas augmenté de 30%. moins le pouvoir d'achat des Français! "

ll y a péril en la demeure. Il faut agir vite et fort fort.

Pendentif ce temps, côté gouvernement, Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, commence à plancher sur le sujet. Il considère lui aussi qu'il faut sauver les centres-villes, et rencontre moules intervenants avant de commencer son diagnostic. Le 27 mars 2018, à Châtellerault, dans la Vienne, il dévoile son programme "Action centre ville", soit un plan de revitalisation bâti autour de 5 leviers (habitat, commerce, mobilité, patrimoine et équipements publics) et doté d'une enveloppe de 5 milliards. 222 villes – de Manosque, 4.112 habitants, à St Pierre-de-La Réunion, 97.416 habitants, en passant par Lunel, Nogent-le-Rotrou, Longwy, Châteauroux, Pau … Le panneau retenu par l'Etat couvre toute la France, métropolitaine et outremer. Charger maintenant aux élus de monter leurs dossiers et de les présenter à un comité régional d'engagement. Ce programme alléchant – qui n'impose aucune contrainte à la grande distribution – figure aujourd'hui dans la loi Elan tout juste adopté par l'Assemblée nationale. Fermez le ban. Deux deux mémoires ont plus à se rhabiller et à trouver une autre cause à défendre.

"Les grandes surfaces qui ont été défigurées pour les entrées de ville!"

Pas si vite! "Mézard", les deux compères, les anciens maires très au fait des problèmes de terrain, qui sont dit que le programme "Action centre ville" n'allait pas suffire et qu'il en grand bien plus pour sortir nombre de villes moyennes du marasme. D'autres que dans ce projet, les grandes surfaces et leurs centres commerciaux de périphérie allaient pouvoir continuer à prospérer en toute tranquillité … Le 20 avril, soit un mois après sa présentation, ils ont présenté au premier cours leur proposition importante "Pacte national de revitalisation des centres villes et centres-bourgs. " Dès l'exposé des motifs, le décor est planté:

"Après des années de culture de la périphérie qui a conduit à couvrir le territoire national de grandes surfaces, à l'époque plébiscitées par le consommateur, mais qui ont défiguré comme entrées en villes et fragilisées par centres de villes et centres-bourgs, et qui aujourd'hui déclinent face aux nouveaux modes de consommation, il faut prévoir, préparer l'avenir et reconstruire une culture de la centralité. "

Traduction: pendentif 50 ans, on a laissé les grandes surfaces s'installer où elles voulaient, défigurer le paysage et ruiner nos centres villes. Il faut que ça cesse!

Record de signatures

Dans le vaste bureau de Rémy Pointereau, par ailleurs questeur, les deux sénateurs font le point à la veille de l'examen des 31 articles de leur proposition . Confiants sur le vote final – leur texte a recueilli plus de 240 signatures, un record sous la République Vème – ils sont comme deux bons élèves qui s'essaient à sécher les cours mais n'ont pas l'habitude de tant d'audace. Question de tacler en public le ministre Mézard ou de bouder le texte de loi "Elan":

"Ce n'est ni contre-projet, ni une critique", assure le Républicain d'entrée de jeu.

"Le projet Mézard est une avancée, c'est certain, mais nous avons des principes différents", complète son comparse socialiste.

Martial Bourquin et Rémy Pointereau (photo CB / L'Obs)

C'est peu dire que l'esprit du projet est différent. Passons sur le périmètre envisagé: là où "Action Centre ville" cible 222 villes, Pointereau et Bourquin en pointent au moins 700. Mais surtout, disent-ils de conserver, c'est aux élus de terrain de leur diagnostic dans un périmètre bien défini. "Il faut décentraliser!" clament-ils en pointant des probabilités inégales de traitement entre une ville qui est prévue par Elan et celle d'à côté, peut-être aussi mal en point, mais qui peut toujours courir pour obtenir des crédits …

Régulier les implantations de grandes surfaces

This position, its alignent a battery for measures Taxes, coercitives or incitatives, for ramener commerces, population, and public services. "Il faut se battre sur plusieurs fronts pour être efficace", affirment-ils. On retente parmi les propositions débattues un allègement de la fiscalité sur les opérations de logement dans les limites des conventions OSER, une concertation avec les maires en vue du maintien des services publics: postes, centre des impôts … et même des maisons de santé en centre -ville, l'institution des baux commerciaux allégés, et même une taxe sur l'artificialisation des terres agricoles ou les frais de séjour à domicile

Mais là où les propositions de deux sénateurs sont vraiment audacieuses, c'est cela s'attaquent au cœur du problème: la multiplication des surfaces commerciales en périphérie, et au moyen de contrôler l'extension. ]
"Il faut réformer les CDAC (Commissions départementales d'aménagement commercial) qui délivrent les autorisations d'installation et d'extension des grandes surfaces sans prendre en compte leur impact économique"

"Il faut le dire, la faiblesse du plan Elan, c'est qu'il ne s'en attend pas aux CDAC!", Ose Martial Bourquin.

"Vous-vous rendez compte." Vous devez vous expliquer que votre projet respecte le cahier des charges environnementales, en gros que vous évacuez correctement les eaux usées, pour qu'il soit accepté. C'est inacceptable ", tempête Rémy Pointereau. "La loi de modernisation de l'économie à la déréglementation des équilibres commerciaux.

Leur proposition d'un représentant des maîtres des communes limitrophes soit présent lors de l'examen d'un projet d'implantation d'une surface commerciale, d'associer les agriculteurs aux décisions et d'entendre les associations de commerçants. Il est donc important de réduire le seuil d'autorisation des implantations commerciales de 1000 m² à 400 m² pour les projets situés dans les périmètres critiques. Bons princes, en centre-ville, la délivrance des autorisations d'exploitation commerciale pourrait être simplifiée. Un programme audacieux qui, même comment s'en défendant, a quoi faire grincer les dents de bon nombre de distributeurs. D'où peut-être la version "light" de défense des centres villes défendu par Jacques Mézard dans la loi Elan mais sur que deux chacun se rapporte bien peser après reviendra au Sénat en juillet.

 Corinne Bouchouchi "class =" img-profil "/> </figure>
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