Le MEDEF à l’aube d’un affrontement fratricide ?

Le MEDEF à l’aube d’un affrontement fratricide ?



Le Conseil exécutif s'est exprimé sur les candidats à la présidence. Geoffroy Roux de Bézieux a obtenu 22 voix et Alexandre Saubot en a obtenu 16. Patrick Martin, du MEDEF rhônalpin en recevoir 5 et Olivier Klotz, président du MEDEF Alsace obtint une voix

Par Éric Verhaeghe.

Au Medef dans les semaines qui nous séparent de l'élection à la présidence. Geoffroy Roux de Bézieux, challenger malheureux de Pierre Gattaz en 2013, et bien décidé de prendre une présidence qui il a été ravie sur le fil il ya cinq ans.

À l'époque, Roux avait obtenu 19 voix du conseil exécutif, contre 18 à Gattaz. Mais il avait quand même renoncé à combattre sans véritable contrepartie. Certains ont pu imaginer qu'il a reçu de Pierre Gattaz la promesse de lui succéder …

Dans cette affaire, et si cette hypothèse est vraie, Gattaz se sera plutôt plutôt camarade. Non seulement, par sa passivité à organiser le changement des statuts dans les temps, il a grillé la candidature de Jean-Dominique Sénard, soutenue par l'Élysée. Mais il a procédé à quelques aménagements du Conseil Exécutif en dernière minute (également dans le respect des statuts). Ces changements n'ont manifestement pas eu lieu à la candidature de Roux de Bézieux.

Pourquoi Alexandre Saubot s'obstine

À l'issue du vote, Alexandre Saubot a annoncé qu'il maintenait sa candidature … Avec deux voix de moins que Pierre Gattaz en 2013, l'ancien président de l'UIMM ne réalise ni une contre-performance ni un score épatant. Il peut légitimement attribuer cette «baisse» de l'industrie au récent remaniement du conseil exécutif par Gattaz.

Sachant que ce vote est tout indicatif (Second Empire and Candidat officiel), Saubot a décidé d'aller jusqu'au bout. Il peut afficher une certaine confiance, car il peut compter sur puissantes voix: celles de l'UIMM (également votante dans les MEDEF territoriaux), mais aussi de la banque, lui assurer un bon score. Plusieurs autres fédérations devraient se joindre à lui, même si on est aujourd'hui à ce qui relève de soutiens officiels ou d'initiatives individuelles.

Ce climat nébuleux ouvre de vraies perspectives. Peu de gens s'essaient à des pronostics, car le jeu semble très ouvert. Dans tous les cas, l'UIMM semble bien décidée à ne pas abandonner une présidence qu'elle avait perdue pendentif huit ans sous Laurence Parisot, avec les conséquences néfastes pour le patronat qui connaît.

Cette confrontation prévisible entre un industriel familial comme Sauve et un capitaliste financier comme Roux de Bézieux illustre de façon emblématique les fractures qui touchent le capitalisme français aujourd'hui. MEDEF après la victoire de l'un des deux lutteurs.

Dans l'hypothèse d'une victoire de Roux de Bézieux, ancré sur une ligne libérale et plutôt «lâché» par les grandes fédérations, celles-ci ont la tentation d'accorder une importance secondaire au MEDEF. Peut-être même que l'UIMM pourrait avoir envie de faire cavalier solitaire.

Dans l'hypothèse d'une victoire d'Alexandre Saubot, les libéraux ont perdu tout intérêt pour la vie de la patronne telle qu'elle est aujourd'hui constituée. Cette désaffection sera nourrie par le sentiment que le président est élu par les fédérations contre le voeu des patrons de terrain.

Toutes les aventures sont possibles.

Sur le web



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *